Eh bien nous revoilà sur le pied de guerre, après des vacances aussi bienvenues que réussies ... J'ai maintenant de quoi vous parler pendant quelques semaines, je pense ...
Vendredi des vacances : Les valises sont bouclées ... et je suis envahie le soir par une meute d'adeptes de Harry Potter ! ;o)

Comme chaque année, une "petite" troupe va voir le Sieur Potter au cinéma, et revient à la maison déguster ... des spaghettis bolognaises ... Sept ans que cela dure ...
... et c'est toujours avec le même plaisir que je m'exécute ! ;o) Et puis là, c'était la dernière fois ... Enfin, le dernier Harry Potter, pas les dernières bolognaises, j'espère ... Alors même si le lendemain, nous devions filer à la première heure, on l'a fait ... et c'était drôlement sympa ! Seulement les amis, le lendemain matin, pas facile de partir très tôt de la maison ...
Alors oui, comme vous pouvez le voir, on a cette année subi les bouchons des départs ... Six heures pour monter en Lozère, il faut le faire !
Heureusement que la traversée du viaduc de Millau, une première pour nous, a égayé un peu le voyage ...
... et surtout que la découverte de la maison louée a été une très heureuse surprise ... Une maison gigantesque, une vieille ferme joliment retapée ...
... sise au milieu d'un jardin de 5000 mètres carrés ...
... d'herbe épaisse fraîchement tondue, habitée par une colonie de petits lapins de Garenne.
... de quoi se dégourdir les jambes sans sortir de la propriété.
Nous sommes accueillis par le propriétaire qui nous a préparé une belle flambée devant laquelle les garçons se blottissent volontiers ... C'est que la température a sérieusement chuté, en quelques heures, entre Cannes et ici ...
Mais le superbe poêle nous permettra de résister efficacement ! ;o)
On prend l'apéro (avec des tartines de terrine auvergnate au jambon de pays ) ... Nous n'avons pas eu le temps d'aller faire de courses mais un arrêt en route à la maison de pays du coin nous a quand même permis de nous munir d'un pot de pâté ...
... d'un paquet de riz complet de Camargue ... ainsi que d'un morceau de Fourme d'Ambert ... Le boulanger du village d'à côté, chez qui nous avons acheté un excellent pain de campagne et une fougasse aux pralines pour le lendemain matin, nous a gentiment dépanné en sel ... Je concocte donc une espèce de risotto Camargo-Auvergnat ...
Le dîner sera frugal mais bon ... et nous permettra de passer une bonne nuit l'estomac pas trop lourd ! ;o)
Par la fenêtre de la cuisine, on aperçoit un troupeau de vaches ...
Si les enfants acceptent de se lever, c'est pour vite se reblottir sous d'autres couvertures ...
Ils en sortiront quand même pour prendre un petit déjeuner simple mais délicieux ... La confiture de châtaignes, rhum et raisin est une tuerie ...
Un bon café par dessus cela et nous serons prêts à sortir conquérir la ville d'à côté ... Saint Chély d'Apcher ...
Bon, en attendant que tout le monde soit prêt, je vous emmène faire un tour dans le jardin. Vous pourrez cueillir quelques groseilles et cassis ...
... de divines petites guignes ...
Vous croiserez même une vieille bouilloire, qui a trouvé sa place ici on ne sait pourquoi ...
Il reste des framboises, qui, si elles sont toutes petites, n'en sont pas moins excellentes, très parfumées ...
Admirez en passant le four à pain ...
Poussez le petit portillon ...
Jetez quelques miettes aux poules de la voisine ...
Vous avez vu, il y a même des clapiers !
Je crois que je n'en ai pas vu depuis au moins 30 ans ! Ah les citadins ! ;o)
Voilà pour le tour du propriétaire ...
La maison rangée, en route ! C'est Clément qui nous conduit !
On sort du hameau qui est constitué de quelques vieilles fermes ...
On est entouré de champs de blé ...
Il y a une petite voie ferrée ... un passage à niveau ... et même si le signal est automatique ...
... la maison du garde-barrière est toujours là ...
Les maisons en grosses pierres grises ont une fort belle allure ...
Il pleut, ce matin ... On revient vite après avoir fait de belles courses dans un joli supermarché bio ... Nous voilà équipés ...
J'ai trouvé un beau morceau de tome fraîche de l'Aubrac ... L'occasion rêvée de préparer une truffade ... Le temps frais a du bon, parfois ! ;o)
Les trois hommes sont de corvée de patates, pendant que je m'occupe du reste de la recette ...

La Truffade ... ou poêlée de pommes de terre à la Tome fraîche de l'Aubrac ...
Toute simple, cette recette allie des pommes de terre cuites en tranches pas trop épaisses, que l'on fait dorer à l'huile ou au saindoux dans une grande poêle ... Elles doivent être très dorées ...
Toute simple, cette recette allie des pommes de terre cuites en tranches pas trop épaisses, que l'on fait dorer à l'huile ou au saindoux dans une grande poêle ... Elles doivent être très dorées ...
On les couvre de belles lamelles de tome fraîche ...
On place sur le feu et on laisse fondre le fromage, qui va former une jolie croûte épaisse dans le fond de la poêle. On remue pour bien mélanger le tout.
On laisse encore un peu "croûter" ... On sale, on poivre et on se régale !
Avec une salade verte bien relevée, quel délice ! Je dois avouer que j'aime adjoindre aux pommes de terre quelques rondelles d'oignon mais je vous préviens, les puristes risquent de râler ! ;o)))
Bon appétit !
Pour le dessert, voici une tarte aux abricots et aux grains de cassis ...
... toute simple avec sa pâte sablée, préparée en substituant à un peu de farine une quantité égale de poudre d'amandes ... Des quartiers d'abricots bien mûrs ... et quelques grains de cassis tout frais cueillis !
On passe au four une quarantaine de minutes, à feu plutôt vif pour que la pâte ne se détrempe pas ... Voilà un dessert simple et parfait ... Souvent, la simplicité a du bon ...
Un clin d'œil aux vaches en faisant la vaisselle ... Paul, qui sait bien leur parler ...
... les fait venir juste devant la fenêtre ...
Elles ne sont pas mignonnes, nos copines d'à côté ? ;o)
Le temps semble se dégager un peu ... Ressortons vite ...
Clément apprend à conduire à la campagne, avec tout ce que cela implique, comme la traversée inopinée de volatiles ...
Pendant les vacances, je prends le temps de m'arrêter au bord des routes pour regarder d'un peu près ...
... les différents monuments ... et faire un peu d'Histoire avec les enfants, par la même occasion ...
Mais je dois dire qu'aux monuments aux Morts, je préfère de beaucoup ces grosses croix en pierre qui jalonnent les routes de la région ...
J'aime aussi beaucoup ces grosses fermes ...
... devant lesquelles les troupeaux se prélassent ...
Qu'elles sont belles, ces bêtes-là !
Clément apprend aussi à conduire sur les routes sinueuses, étroites et plutôt glissantes ... C'est un bon conducteur, cela dit ...
Il nous conduit ainsi jusqu'à Aumont-Aubrac ...
... sur une jolie route ...
Plus bucolique comme paysage, c'est difficilement faisable ...
Aumont-Aubrac, c'est un des villages-étapes sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle ...
On croise bien plus souvent des pèlerins par là, c'est sûr, que la fameuse bête du Gévaudan qui terrorisa la contrée entre 1764 et 1767 ...
L'église Saint-Étienne est plutôt élégante. Notez qu'une coquille Saint-Jacques grand modèle en orne la façade.
Dans une niche, une ancienne croix pèlerine, la Croix dite de l'Oustalet ... Sculptée, elle montre d'un côté le Christ, puis en-dessous, la Vierge et l'Enfant debout. En-dessous encore, une coquille Saint Jacques. Sur le fût, une ancre de marin, et puis de l'autre côté, la gourde et le bourdon du pèlerin.
À l'intérieur, des petites veilleuses clignotent ...
Pour des nourritures moins spirituelles, il y a les fêtes ...
... et la coupétade, bien sûr ! ;o) Je vous en reparlerai un peu plus loin, promis ...
On continue notre route vers Nasbinals ...
Le ciel s'est dégagé et il fait très bon. Ça va faire plaisir aux pèlerins !
Sur la route, une petite chapelle à la jonction de deux routes ... L'intérieur est peint, c'est tout à fait ravissant ...
Les croix pèlerines se succèdent ...
De grosses bâtisses dorment tranquillement au bord de petits cours d'eau ...
Un énorme taureau ne semble pas plus gêné que ça que je m'arrête pour lui tirer le portrait ... et continue à paître paisiblement ...
Il est entouré de vaches ...
... et de veaux ...
... tous plus beaux les uns que les autres ... La vache est un animal très photogénique, non ? ;o)
Allez, encore une croix ...
Les pèlerins ne risquent guère d'oublier, en passant dans la région, le but de leur long périple ...
Arrivée à Nasbinals en fin d'après-midi ...
Le village est mignon. Situé sur le chemin du Puy en Velay à Conques, c'est un arrêt obligé pour nombre de pèlerins.
Érigée par des moines en 1074, l'église Sainte Marie de Nasbinals est un très bel exemple de l'Art Roman en Aubrac.
... et surtout de splendides chapiteaux sculptés ...
Bon, écartons-nous un peu des chemins de l'esprit pour réconforter nos estomacs ...
Retour à la ferme par les petites routes pour une soirée devant la cheminée ... C'est chouette, la campagne ...
Matin suivant, même ciel nuageux ... J'aime ça ...Moi, l'été, je fuis la chaleur ...
Mais quand même, quand le soleil pointe le bout de son nez, on apprécie bien ... Sur la route entre Lot et Truyère, le petit village de Serverette se montre sous son meilleur jour ...
Après quelques pas au bord de l'eau ...
... on grimpe dans le village pour admirer les toits d'ardoise ... Sous le ciel bleu, tout ce gris devient presque gai ...
Il y a partout des volets pimpants ...
... et des tas de fleurs de toutes les couleurs ...
Même au monument aux Morts ...
... le poilu de faction arbore un costume d'un très joli bleu pâle ! ;o)
Une petite croix pèlerine supplémentaire ...
... et une superbe route qui nous mènera ...
... au milieu des collines boisées de la Margeride ...
... jusqu'à un sympathique petit village ...
... Saint-Denis en Margeride ...
Planté à l'entrée de la ville, un mât d'honneur, comme souvent dans la région ...
Les élus sont très honorés, ici ... ;o)
On avait à l'esprit un petit restaurant pour le déjeuner. Il est fermé. Tant pis pour nous, nous continuons ... jusque un peu plus loin, à la Baraque des Bouviers ...
C'est avec plaisir que nous trouvons là une auberge. La lecture de la carte est appétissante ... On nous parle de goûters, aussi ... Et puis la grosse cloche, celle qui servait à appeler les pèlerins perdus dans la tourmente et le brouillard donne à cet endroit un je ne sais quoi d'"authentique" et d'assez émouvant ...
Alors d'accord, on attend un peu longtemps, ce jour-là ... Il y a un problème de gaz en cuisine, et puis nous sommes nombreux dans la salle. L'endroit est en tout cas très agréable ... Les jeunes gens qui s'occupent de nous sont adorables ... et surtout, je peux voir les vaches par la fenêtre ! C'est sans prix, ça ! ;o)
Et puis quand les assiettes arrivent, c'est un véritable ravissement ...
Les ravioles de Paul, à la crème et au basilic, embaument la pièce ...
Clem a choisi une assiette ... Vous savez, l'assiette du pèlerin, juste roborative ce qu'il faut pour continuer à marcher en direction du refuge suivant ...
De la charcuterie, du pâté en croûte, une belle saucisse de campagne et des frites maison ... Son père a pris comme lui et les deux se régalent ...
Pour moi, ce sera une saucisse et de l'aligot, cette purée de pommes de terre que l'adjonction de tome fraîche rend filante à souhait ...
Pas de dessert, il n'y a plus de tarte à la myrtille, mais on nous offre le café et nous continuons notre périple du jour ...
Un orage approche ...
La route en est encore plus belle.
On s'engage dans un petit chemin de terre, à la recherche d'une ferme qui annonce des yaourts artisanaux ... On trouve que les vaches ont l'air sympa comme tout ...
... et on se retrouve à rouler sur 6 kilomètres au milieu de nulle part. Notre GPS n'y comprend plus rien non plus ... ;o)
Un peu plus tard quand même, malgré tout, on rejoint la route de Langogne ... On longe un long moment le lac de Naussac ...
Un petit veau s'est éloigné de son troupeau pour y boire ...
Parlons un peu d'un endroit fabuleux de Langogne ... Une filature, la filature des Calquières, sorte d'écomusée ... Une ancienne fabrique installée en 1850 à l’emplacement d’un ancien moulin datant du bas Moyen Age.
Le bâtiment, installé au bord de la rivière Langouyrou, est inscrit à l’Inventaire des Monuments Historiques, et les machines et système de courroies et poulies qu'il abrite sont classées à l’inventaire des Monuments Historiques.
Aujourd’hui comme en 1850, c’est l’eau qui actionne les mécaniques grâce à une roue à aubes verticale de 3m85 de diamètre.
Ce musée vivant montre le fonctionnement des machines datant de Révolution Industrielle, dans une région où l’industrie drapière, lainière, textile était très développée. La visite commence par le bassin de lavage ...
Au premier étage, trois cardes transforment la laine en nappes ...
... en bobines ...
... puis en fils non retordus ...
Mais voici la plus extraordinaire des machines ... La mule Jenny, ainsi appelée pour souligner son fonctionnement hybride.
Pour la petite histoire, la mule-jenny est une machine à filer inventée en Angleterre, en 1779, qui fonctionnait au début à l'énergie hydraulique et qui pouvait filer jusqu'à 1 000 fils en même temps. Avant la mécanisation, le filage était effectué à domicile par des femmes et de jeunes enfants, à l’aide d’un rouet.
Trop volumineuse pour trouver place au domicile même des fileuses, elle dut être installée dans des manufactures, obligeant alors les fileuses à aller travailler à l'extérieur de chez elles, ce qui occasionna de gros mouvements de protestation, particulièrement en Angleterre où ces "manifestations d'humeur" se terminèrent parfois le saccage des fabriques et la destruction de toutes les "mule-jenny" qu'elles contenaient !
La Révolution Industrielle a eu du mal à passer, souvent ...
En tout cas, la visite est passionnante, la guide connaît fort bien son affaire et voir ces machines fonctionner "comme avant" est un réel ravissement.
Encore une belle leçon d'Histoire ...
De quoi voir d'un autre œil les cours de Terminale sur la Révolution Industrielle, pas vrai Clément ? ;o)
Et puis l'espace pédagogique, au dernier étage, est intéressant même pour les grands ... On touche à tout, on s'essaye au tissage sur de grands métiers ... On y passerait des heures !
Enfin, je connais un autre endroit à Langogne où l'on passerait bien des heures ... Oui, la Maison Fages est un de ces endroits de perdition ...
... que vous apprécierez aussi, assurément ! ;o) Caillettes, pâtés de campagne aux cèpes, fricandeaux ... Tout est divin, tout est à essayer. Une vie n'y suffira pas, je crois ... ;o)
Fin de la balade à Langogne ... Il va nous falloir songer à rentrer ...
Changeons de trajet, pour découvrir d'autres paysages ...
... et arrêtons-nous dans le petit village de Châteauneuf de Randon.
... dont la fontaine d'eau glacée fut semble-t-il, d'après la légende, fatale au Grand Connétable de France Bertrand Du Guesclin lors du siège de la ville pendant la Guerre de Cent Ans ... Comme quoi boire glacé lorsque l'on a combattu sous un soleil de plomb peut se révéler fatal ! Les Anglais, qui détenaient la place, se rendirent malgré tout quelques jours plus tard et les clés de la ville furent déposées ... sur son cercueil ...
Prenons le temps de nous promener un moment dans le village, et dirigeons-nous vers la Tour des Anglais, justement ...
Entamons une grimpette pour atteindre le haut du promontoire rocheux ...
De là-haut, une très jolie vue ...
... que je vous laisse admirer un moment ... N'est-il pas de meilleure leçon de géographie que de parcourir le pays et de regarder autour de soi ?
On quitte Châteauneuf de Randon après avoir pris quelques rafraîchissements sur la place du village ...
La journée se termine ...
Vite, retour à la maison ...
Les troupes ont faim ... Ce soir, il y aura des petits choux farcis ...
J'ai acheté la veille chez le boucher du Malzieu une excellente chair à saucisse, hachée très gros, tout à fait délicieuse ... Je prends deux beaux oignons hachés et revenus dans un peu d'huile avec le centre de mon chou haché grossièrement lui aussi ... J'ajoute de la sauge, du romarin, du thym et une pincée de girofle moulu ... Je sale et je poivre et je laisse cuire à l'étouffée jusqu'à ce que l'ensemble soit bien tendre. Je mélange tout cela à la chair à saucisse, ainsi qu'à deux poignées du riz complet de Camargue déjà cuit ... J'en garnis les feuilles extérieures de mon chou, que j'ai juste blanchies dans une casserole d'eau bouillante salée, en retirant la grosse côte centrale un peu dure ... Je place dans un grand plat huilé.
J'ajoute une louche de bouillon de volaille et encore un peu d'huile d'olive sur le dessus. Je glisse au four pour 45 minutes environ, ou jusqu'à ce que les petits paquets soient dorés ... et je sers tout chaud ...
Pendant que le dîner cuit, Paul fait quelques exercices dans le jardin ! Il dormira bien ! ;o)
Et le lendemain matin, à mon réveil, un vent terrible fait alterner en quelques secondes gros paquets de nuages cotonneux et ciel d'un bleu profond ...
Il a bien plu pendant la nuit ...
La journée s'annonce plutôt belle ... Après notre petit déjeuner habituel (nous aurons je pense testé toutes les fougasses aux pralines de la région ! ) ...
... nous mettons le cap sur la ville du Malzieu ...
Ce n'est qu'à une dizaine de kilomètres de la maison mais ces dix kilomètres sont un ravissement ...
... alors je fais arrêter la voiture à chaque minute ... ou presque ! ;o)
Clément commence à savoir combien il est difficile d'être chauffeur de blogueuse ! ;o))) Nous voilà donc en vue du Malzieu ...
Un ... gros ... hommage à l'entrée de la ville à la légende de la Bête du Gévaudan ...
Un mât de cocagne ?
... et les tours d'une ville fortifiée pleine d'élégantes constructions.
De belles maisons ...
Des ruelles étroites et fraîches .
Des façades souvent très bien restaurées ...
Comme toujours, lever les yeux permet de noter plein de jolis détails ... Des croix, bien sûr ...
Ces petites coquilles Saint-Jacques ...
... ou encore ces petites sculptures qui ornent bien des façades ...
Il y a plusieurs placettes mignonnes ...
Une Vierge surveille l'entrée de l'ancien couvent des Ursulines ...
Les toits en ardoise étincellent au moindre rayon de soleil ...
Tiens, la bête a encore frappé !
Côté commerce, ça pêche un peu, quand même ... Remarquez, ça fera bien dans ma collection "Je pompe Depardon" ! ;o)
Pratique ! Les articles funéraires sont vraiment en vente partout, ici ... ;o)
Heureusement, une poterie vend de très chouettes objets. Paul s'achète d'ailleurs une très jolie tasse .
Je remarque une petite tête de pêcheur ... C'est ici que se trouvait l'Amicale des Bateliers de la Truyère ...

Et puis quand même, au Malzieu, il y a Monsieur Daudet, un artisan Boucher-Charcutier de premier ordre. Nous avions d'excellents souvenirs de va viande, souvenirs vieux de pas loin de dix ans.
C'est avec plaisir que nous franchissons à nouveau le pas de sa porte pour en repartir chargés de choses délicieuses ...
Retour à la maison, par une petite route adorable. On croise l'élégant château d'Orfeuillette ...
... et puis des vaches, encore des vaches, tranquillement installées à l'ombre d'un grand arbre ...
Toujours curieuses, les vaches ... ;o)
A la maison, on pique-nique avec les restes de chou farci de la veille, ainsi que quelques bricoles achetées au fil de nos balades depuis le début de notre séjour ...
De la brousse du Larzac, des fricandeaux de chez Fages à Langogne, des pêches excellentes, le tout arrosé de jus de pomme et groseille ou encore d'un petit Marcillac bien agréable.
L'après-midi, nous n'irons pas très loin ...
L'idée est d'aller revoir le Viaduc de Garabit, à une poignée de kilomètres de là ... On passe par Faverolles.
C'est un petit village mais nous y étions passés lors de notre dernier séjour en Lozère ...
A l'époque, cette étrange boulangerie-quincaillerie était encore ouverte et vendait la plus divine des fougasses aux pralines. Malheureusement, elle semble bien fermée, maintenant ...
Tout comme ce restaurant, le Buffadou, où nous avions dégusté une divine truffade, il y a dix ans, toujours ...

Tant pis ... Heureusement, voici un beau combi à photographier. J'adore ces bestioles-là et je ne manque jamais de les immortaliser avec mon appareil ...
Paul a besoin d'une petite sieste ...
... et je prends des notes sur les affichages sauvages dans le village. Talizat, ce sera notre prochaine ... courte ... étape. Deux nuits dans une yourte : Ce sera une expérience amusante !
Nous voilà devant le viaduc de Garabit ...
Joli travail de la Société Gustave Eiffel en 1884, cet ouvrage ferroviaire entièrement métallique permet à la ligne de Béziers à Neussargues (ou ligne des Causses) de franchir les gorges de la Truyère.
Le viaduc de Garabit repose sur sept piles en fer, dont les plus hautes mesurent 80 mètres.
Un travail remarquable et une architecture industrielle un peu improbable, dans cette région très rurale ... Un joli mélange.
Devant la petite boutique de souvenir, je photographie la recette du pounti auvergnat (l'auvergne est toute proche ...). Je m'y essaierai vite.
Pour ne pas refaire le même chemin à l'envers, nous décidons de poursuivre la route un peu plus loin, jusqu'à Ruynes en Margeride ...
Vient ensuite Clavières ...
... avec son imposant monument aux Morts ...
Vous avez là l'explication de la profusion ...
... de stèles de ce type tout autour de la commune.
Puis le paysage se refait plus bucolique ...
Paul a rencontré un de ses frères ! ;o)))
On se retrouve au Malzieu, au bord de la Truyère, sur la "pâture" dans laquelle nous avions fait du camping sauvage ... Un joli souvenir ...
Le dîner du soir sera un rôti de porc fermier, cuit sur un lit de pommes de terre et d'oignons à parts égales, puis découpé et couvert en fin de cuisson de lamelles de tome fraîche de l'Aubrac. On gratine le tout au four et on mange ça avec une bonne salade croquante ...
Nuit fraîche et agréable. On se lève bien reposé ...
Pour le petit déjeuner, ce sera pain perdu et gelée de groseilles. Ici, les pains sont énormes et on a des restes terribles ! ;o)
J'en profite pour préparer pour le dessert de ce soir la fameuse coupétade ... Je vous laisse la recette, c'est vraiment simple et excellent ...
La Coupétade Lozérienne ...
Ingrédients pour 6 personnes :
- 8 belles tranches de pain rassis
- 1 litre de lait
- 20 morceaux de sucre de sucre
- 1 cuillerée à café de vanille liquide
- 5 oeufs
- 200 g de pruneaux dénoyautés bien moelleux
Préparation :
1. Faites tremper le pain dans la moitié du lait pendant une petite heure.
2. Faites bouillir le reste de lait avec le sucre.
3. Battez ensemble, avec un fouet, la vanille et les œufs dans un saladier.
4. Versez petit à petit le lait bouillant sur le mélange œufs-vanille tout en continuant à battre, puis placez les tranches de pain imbibées dans un plat à gratin profond bien beurré, en les intercalant avec des pruneaux. Versez dessus le mélange de lait, de sucre et d'œuf, en y ajoutant le reste éventuel de lait de trempage du pain.
5. Faites cuire au bain-marie une trentaine de minutes dans un four préalablement préchauffé à 180°C. Servez tiède, de préférence.
Bon, moi, je l'ai préparée à l'avance et je la garde pour le soir, en la repassant quelques minutes dans le four, en prenant bien garde à ne pas la laisser sécher ... Ce sera un bon dessert ...
Ce soir, nous serons sept à table. Mon frère Olivier et sa petite famille viennent en effet passer quelques jours avec nous et tout le monde est ravi. Nous allons passer de bons moments tous ensemble.
Pour l'instant, place à un pique-nique amélioré, avec les tranches de faux filets achetées la veille chez M. Daudet. La viande est magnifique ... La vache de l'Aubrac est très réputée ... à juste titre ...
Pendant que Clément et Philippe préparent le feu ...
... Paul s'occupe de l'apéritif ...
Le saucisson sec de chez Fages à Langogne ne durera pas longtemps ! ;o)
Quant à la viande ...
Un vrai délice, rien d'autre à dire !
Une partie de boules nous permet d'attendre nos visiteurs ...
... sans trop nous impatienter !
Pendant que les garçons s'affrontent, en fait, je commence à préparer ce qui sera notre dîner : On a rapporté une excellente saucisse à la pomme de terre de chez Daudet ...
... ainsi qu'un gros bout de lard fumé, bien sec et très, très parfumé.
Il est temps d'utiliser la lentille blonde de Saint-Flour achetée à notre arrivée sur l'Aire de Lozère, à la sortie de l'autoroute ...
Je confectionne aussi le pounti, en suivant la recette de la carte postale de tout à l'heure ... ;o) Il me reste un peu de rôti de porc cuit et quelques feuilles de chou, que je substituerai aux cardes préconisées ...
Ils arrivent enfin. La route a été longue ... On commence par prendre tous ensemble une bonne tasse de thé ...
... et une tranche de brioche ! Celle-ci vient de Ruynes et est extra ...
Puis tout le monde sort se dégourdir les jambes en jouant au frisbee. Il faut dire que la superficie du jardin s'y prête parfaitement ...
... Malgré tout, l'un des joueurs va parvenir à perdre le précieux joujou en haut d'un des cerisiers ... Paul, au péril de sa vie, va grimper et secouer le cerisier ... comme un prunier.
Il faudra finalement lui fabriquer une gaffe pour qu'il puisse récupérer la bête ... Ouf, on pourra jouer à nouveau ! Enfin, ils pourront jouer à nouveau ! ;o)))
Tout ce sport a mis les foules en appétit ...
Petit apéro fait de fricandeaux et de bière locale ... à la lentille, aussi. On est bien raccord avec le repas qui suit !
Plutôt bonne, je dois dire, cette bière ... Elle délie les langues. Je crois qu'on se sent vraiment tous en vacances, ce soir-là.
Quant au dîner, il est parfait par ces temps frais ... La saucisse est très bonne, bien grillée ... et s'accorde très bien avec le gros plat de lentilles au lard.
On s'attable dans la bonne humeur. J'aime ces grandes tablées familiales. Je vous l'ai déjà dit, ça me manque, souvent, à Cannes. Heureusement, les copains sont là ! ;o)
Et puis comme on est plutôt actifs, on décide de retourner voir le viaduc de Garabit, éclairé, cette fois-ci ... On ressort donc sitôt la coupétade avalée et la nuit tombée ...
Voilà donc l'ouvrage éclairé ...
... sans doute encore plus impressionnant ...
... et majestueux ...
... que la veille, en plein jour !
Vous avez remarqué cette drôle d'échelle ? Il ne faut pas avoir le vertige, pour intervenir sur ce pont-là ! ;o) Fin de la journée. Tout le monde va se coucher. Il faudra être en forme demain !
Oui, il faudra être en forme car, sitôt le petit déjeuner avalé ...
... c'est sur le plateau sauvage de l'Aubrac que nous allons nous perdre ... Le temps est idéal pour cela. La brume qui couronne le lac du Born donne au paysage un air fantastique ...
Nous voilà devant le buron dans lequel nous allons déjeuner ...
Un vrai buron, comme ceux où le berger préparait avec la traite du jour la fameuse tome de l'Aubrac ...
Il fait bien bon devant la cheminée ...
L'endroit est prometteur ... ;o)
La corbeille de pain posée sur la table dès notre arrivée n'est-elle pas prometteuse ?
Nous commandons pour commencer de la charcuterie ... pour deux ! On nous apporte toute sorte de choses merveilleuses sur cette planche ravissante ...
Une mention spéciale aux petits champignons qui accompagnent les cochonnailles ...
C'est Carole qui est chargée du partage ...
... et les gourmands ne se font pas prier pour goûter à tout !
Arrive ensuite une planche couverte de viande terriblement appétissante ... Une gigantesque entrecôte pour trois ... Deux pavés de bœuf "Fleur de l'Aubrac" juste fabuleux eux aussi ... et un beau morceau de saucisse pour Paulo. La viande est parsemée de minuscules dés d'échalote et c'est fantastique !
Arrive bien évidemment l'aligot ... filant à souhait ...
... et le rétortillat, sorte de truffade parfumée d'ail et de persil ... Un pur bonheur. Dommage, on cale très, non, trop vite ! ;o)
D'ailleurs, ça se voit, qu'ils n'en peuvent plus, non ? ;o)))
Deux parts de tarte aux pommes et au caramel que la tablée se partage ... en soupirant de n'avoir plus assez faim pour en manger davantage.
Ainsi "lestés", on sort marcher autour du lac ...
Cette petite marche dans un cadre tout à fait exceptionnel fait du bien à tout le monde ...
Des rapaces passent et nos spécialistes les observent !
Une petite grenouille se jette sous nos pieds, l'imprudente !
La brume retombe ...
On repart ...
... sur la jolie route au milieu de nulle part ...
Nous ne croisons que des vaches ...
Jolies grosses bêtes ...
... que je regarde avec un œil encore plus tendre ...
... après avoir goûté leur viande si parfumée ...
... et tellement tendre ! ;o)))
C'est un peu triste de penser que nombre d'entre elles finiront dans notre assiette ... mais elles mourront pour la bonne cause, au moins ! ;o)
Cela dit, s'il fallait se réincarner, je choisirais volontiers de devenir l'une d'entre elle ... mais plutôt destinée à la production de lait que de viande, cela dit. Ce serait moins dangereux ! ;o)
Laissons de côté ces délires d'alcoolique et reprenons notre chemin ... ;o)))
Nous traversons de très beaux villages, qu'il nous faudra une autre vie pour découvrir tant ils sont nombreux et attrayants.
Mon frère est attiré par ces taureaux magnifiques, alors on s'arrête pour lui et ce mastodonte se laisse photographier placidement ...
Une vache et son veau se sont fait la malle ... Leur propriétaire court après. On attend patiemment ...
On arrive à Laguiole ... après être passé devant chez Michel Bras sous une pluie si battante que je n'ose pas sortir mon appareil à photo ... Bon, de toute façon, nous n'avons plus faim ! ;o)))
On entre quand même à la Forge de Laguiole. La visite, que nous prenons en route, est intéressante et la collection de leurs couteaux est juste époustouflante ! On les voudrait tous ... Allez regarder sur leur site. De grands designers ont travaillé pour eux et les couteaux sont assez extraordinaires. Le bâtiment, avec sa lame impressionnante semblant découper le ciel Aveyronnais, a été dessiné par Philippe Stark. Une vraie réussite, même vu sous un crachin digne de chez nos amis Bretons ...
Une photo-souvenir incontournable ...
Ne sont-ils pas mignons, abrités par les attributs ... imposants ... du taureau de Laguiole, nos cinq amis ? ;o)))
Après les couteaux, le fromage à la Coopérative Fromagère Jeune Montagne ...
Bien intéressante aussi, cette visite nous fait toucher du doigt tous les aspects de la fabrication de la fameuse tome de Laguiole ...
On y apprend par exemple que le Fromage de Laguiole AOC est préparé aujourd’hui selon les mêmes méthodes que celles qu'utilisaient autrefois les buronniers.
On y apprend aussi que le Laguiole est un fromage à pâte pressée non cuite, fabriqué à partir de lait de vache de race Aubrac ou Simmental française. Cru et entier, le lait est produit dans la zone d'Appellation d'Origine Contrôlée. Le cahier des charges oblige au pâturage des vaches jour et nuit pendant les mois d'estive sur le plateau d'Aubrac. La production laitière annuelle par vache ne doit pas dépasser 6000 litres.
Et puis après, forcément, on déguste ... et on achète ! Il faut dire que les Laguiole affinés 6 mois sont très différents de ceux affinés 12 ou, encore mieux, 24 mois ... Alors on achète tout. On regoûtera mieux à la maison ... avec un petit verre de Marcillac, pourquoi pas ? ;o)
En continuant notre chemin, nous découvrons un troupeau de vache attroupé autour de deux petites maisons de pierre, dont sans doute un ancien buron ?
Le spectacle est si ravissant que nous nous arrêtons encore une fois pour les observer, ces vaches.
Elles se laissent contempler ...
... avec leur placidité habituelle ...
... jusqu'à ce qu'à un moment, le mâle de la troupe ne rassemble brutalement sont troupeau. S'ensuit une cavalcade amusante, qui nous étonne ...
Il ne devait pas faire bon traîner sur le chemin des troupeaux de bisons dans les grandes plaines du Middle West ... ;o)))

Et puis un peu plus loin, soudain, le long d'un chemin bordé de tilleuls, nous voilà nez à nez avec un de mes véhicules favoris. Je ne fais ni une ni deux, en vraie maniaque, et hop, c'est dans la boîte ! ;o)
Une fois l'obstacle brillamment évité, nous découvrons au bout de chemin, tout en haut de la colline, un bâtiment étonnant ... Mélange très réussi d'une architecture très moderne ...
... et d'un ancien château ...
Nous voici chez Serge Vieira, un cuisinier ayant obtenu l'an dernier 1 étoile au Michelin ... L'endroit est une vraie réussite ...
Un mélange merveilleusement équilibré de pierre, de verre et de métal ...
La carte du restaurant est appétissante. La "Fraise Mara des Bois, lait de Gingembre et citron vert, Billes de Yaourt au lait de Brebis, Croustilles et Sorbet Fraise", ça me parle bien, ça ! ;o) Nous reviendrons un jour !
Une fois l'obstacle brillamment évité, nous découvrons au bout de chemin, tout en haut de la colline, un bâtiment étonnant ... Mélange très réussi d'une architecture très moderne ...
... et d'un ancien château ...
Nous voici chez Serge Vieira, un cuisinier ayant obtenu l'an dernier 1 étoile au Michelin ... L'endroit est une vraie réussite ...
Un mélange merveilleusement équilibré de pierre, de verre et de métal ...
La carte du restaurant est appétissante. La "Fraise Mara des Bois, lait de Gingembre et citron vert, Billes de Yaourt au lait de Brebis, Croustilles et Sorbet Fraise", ça me parle bien, ça ! ;o) Nous reviendrons un jour !
Et c'est ainsi que nous arrivons à Chaudes-Aigues ...
Ici, on est en Auvergne ...
... dans une station thermale qui peut s'enorgueillir de posséder les plus chaudes sources d'Europe ...
La source du Par, dont on raconte qu'elle est ainsi nommée en raison des porcs que les bouchers "épilaient" ( ou paraient ) sous son eau brûlante avant de les transformer en délicieuses charcuteries ...
... est réellement très, très chaude et sent en plus bien mauvais ...
Ce qui donne lieu à quelques bons moments de rigolade entre Carole et son neveu.
Une petite photo de groupe ...
Remarquez que Paul n'a pu résister à l'envie de faire l'acquisition d'un buffadou, cette grosse branche creusée qui permet d'attiser le feu sans s'époumoner outre-mesure ...
Nous avons un bien curieux spectateur ... en même temps qu'un spectateur bien curieux ! ;o)
En retournant à la voiture, Clem et sa cousine se lavent les mains sous l'eau tiède d'une fontaine publique ...
... pour nous arrêter à la sortie de la ville ... La voiture de Philippe, Paul et Clément ne nous suit plus ... Voilà ce qui se passe quand on voue une confiance trop absolue au GPS, Messieurs ! ;o) Pendant que ces deux-là s'amusent ...
... je rends une petite visite très courtoise à Madame ...
... et à Monsieur, aussi ... Vous commencez à connaître le fil conducteur de notre voyage en Lozère, hein ? ;o)
Ces trois Messieurs nous ayant enfin retrouvés, on remet ça ... Beaux châteaux ...
Églises aux étonnants clochers-peignes ...
... et même fortifiées ...
Villages aux noms évocateurs, ce que ne manquent pas de relever Clément et son oncle Olivier ...
... et leçons passionnantes de morphologie bovine ... On ne voyage pas idiot ! ;o)
On voyage aussi confortable et gourmand, vous l'aurez compris ... ;o)
Alors une belle flambée ...
... pour accompagner une omelette au fromage Bleu de Lozère ...
... et le fameux pounti, dont je vous ai laissé la recette tout à l'heure ...
Quand mon frère est avec nous, le soir, on joue. Une délicieuse distraction qui évite de s'avachir devant la télé ou regardant des programmes souvent indigents ! ;o) Cette année, c'est à Jamaïca, que l'on joue ... Rien que le plateau de jeu et tous ses petits accessoires sont un régal. L'histoire, ça ressemble à ça ...
"En 1768, Henry Morgan parvient à être nommé Gouverneur de la Jamaïque après une longue carrière dans la piraterie. Pour fêter sa nomination, il invite ses ex-confrères dans une grande course autour de l'île. Le vainqueur de cette course sera le plus riche et pas forcément le plus rapide. Il devra affronter les aléas de la mer en gérant ses stocks de nourriture et en combattant ses adversaires au canon."
On boit une tisane au yuzu, avec ce pot d'une marmelade de yuzu sucrée au miel ... Fabuleusement réconfortant ... ... On est bien, pendant ces soirées-là ... Et ensuite, on dort bien ...
Quand je me réveille, je découvre une myriade de minuscules sphinx colibris qui butinent les fleurs de lavande du jardin.
C'est le cœur léger que je prépare un grand plat de pain perdu pour les troupes qui ne tarderont pas à se réveiller.
Ce matin, on emmène nos Lillois au Malzieu.
L'occasion pour nous de découvrir la ville un peu mieux.
Cette belle "Vierge en Majesté" du XIIIème siècle, en plomb sur âme de bois, par exemple, découverte par le curé de Prunières dans une vieille chapelle alors abandonnée, la Chapelle Saint-Jean d'Apcher, mais conservée ici dans l'église, très joliment mise en scène ...
Sous le soleil, tout est plus joli, non ?
Et puis c'est l'occasion pour la jeunesse d'être un peu ensemble, ces balades ...
C'est agréable, de constater qu'ils sont toujours très complices ...
Et puis mes garçons aiment bien s'occuper de leur jeune cousine.
Ces deux-là s'entendent comme larrons en foire ! ;o)
Avant de rentrer déjeuner, on va boire un coup au bar du village. Le Relais du Foirail ...
Et comme on a fait quelques courses, pendant que la troupe se dégourdit les jambes au jardin ...
... je prépare un petit pique-nique au soleil, sur la belle table en pierre ...
Toujours ce saucisson de Langogne, ainsi qu'une caillette qui est une vraie merveille ... Elle vient de chez Fages, elle aussi. Je n'en ai jamais mangé de si bonne ...
Les dernières feuilles de chou finiront sautées avec les restes de lard fumé et de riz des jours précédents, des rondelles d'oignons caramélisées, des herbes et pas mal de clou de girofle moulu. J'adore le clou de girofle !
On va enfin déguster les énormes morceaux de Laguiole rapportés de la Coopérative Jeune Montagne ...
Ils sont vraiment trop bons ! ;o)
Quelques fruits bien mûrs et sucrés termineront le repas en beauté ...
Des repas comme ça, en famille, ça vaut tous les grands restaurants huppés du monde, pour moi ...
Comme je vous le dis souvent, dans des moments comme ça, elle est bien belle, la vie !
On se secoue un peu pour une ultime balade lozérienne ... enfin, pour cette fois-ci, car c'est sûr, nous reviendrons vite ... Nous allons retourner en Margeride, car les Lillois n'ont pas encore vu ... Direction, donc, la Baraque des Bouviers ... Là, un troupeau de vaches magnifiques va me permettre quelques clichés sympathiques ...
Il ne fait pas bien chaud ...
... mais ça n'a pas l'air de les déranger tant que ça !
Comme d'habitude, elles sont bien plus préoccupées par leur nourriture que par notre présence ...
Cela dit, encore une fois, elles se prêtent bien gentiment aux séances photos !
C'est encore le prétexte à des leçons de choses ... Comment reconnaît-on un taureau ? ;o)
Comment savoir quand une bouse risque de nous éclabousser les pieds ... juste avant que cela ne se produise ? ;o)
... ou encore, beaucoup plus mignon, comment le veau tête-t-il sa mère ? N'est-il pas mignon, du lait plein les babines ?
Tout ça nous donne soif ... On rentre donc dans notre restaurant de l'autre jour ...
Zoé joue les trappeurs. Bon, il fait frais mais pas à ce point là, je vous rassure ...
En tout cas, l'aventure donne faim, semble-il ...
Regardez plutôt ... La tarte à la myrtille ...
... celle à la poire et aux amandes ...
... ou bien encore celle à la groseille, qui nous est gentiment offerte par la jeune fille qui s'occupe de nous ... Toutes sont excellentes. L'adresse est vraiment bonne !
Il nous faut rentrer sous un mélange de pluie et de soleil ... comme vous le prouve ce double arc-en-ciel ...
Les enfants jouent dans l'herbe mouillée ...
... et Philippe nous prépare de belles braises ... sous une pluie battante ! Il devient adepte du buffadou, lui aussi ! ;o)
Les côtelettes d'agneau de lait achetées le matin chez Daudet, au Malzieu, sont prêtes ...
... à être couchées au-dessus du feu ...
Un rétortillat grillotte tranquillement ...
... et une énorme côte de veau a commencé sa cuisson en cocotte ... avant de passer à la flamme du barbecue quelques instants avant d'être servie ... juste pour le goût ...
Le dîner est servi !
Tout le monde à table ! ;o)
Zoé nous a préparé le feu ...
La dernière soirée sera douce ...
Il faudra le samedi nous séparer. Carole, Olivier et Zoé descendront poursuivre leurs vacances près de Montpellier. Nous remonterons, quant à nous, vers l'Auvergne ... mais auparavant, nous redescendons vers Millau avec eux ...
On s'arrête sur la belle aire d'autoroute, accessible également depuis la route ...
Dans cette extraordinaire ferme agrémentée d'une structure plus moderne, on découvre par hasard que la restauration est assurée par la famille Bras, qui met l’Aveyron à l’honneur ...
La famille Bras s'est donc installée au rez-de-chaussée de cette grange, après avoir gagné l’appel à candidature lancé par le Conseil général de l’Aveyron.
La formule proposée est tout à fait inhabituelle : Il est temps de vous faire découvrir le capucin : un cône de pâte au sarrasin, comme une épaisse galette bretonne cuit à la minute dans une machine imaginée par les Bras. Après quelques minutes de cuisson, les capucins ressortent chauds et croustillants, prêts à être garnis.
À noter que le capucin tire son nom de l’ustensile conique utilisé dans les campagnes pour faire fondre le lard gras et en arroser les rôtis cuits à la broche.
Bon, c'est là le moment le plus crucial; Vous allez devoir faire votre choix : L’aligot-saucisse, le rillette de canard-sucrine, le chou farci-légumes, le fromage de Laguiole-chutney abricot (les chutneys, comme la pâte à capucin, sont préparés dans les cuisines mêmes du restaurant de Michel Bras), ou encore le boulgour et agneau Allaiton d'Aveyron ...

C'est original, élégant, bien pensé, peu cher, en plus, puisque pour 6 ou 7 euros, vous avez un capucin assez copieux pour vous faire un repas ...
Et en plus, c'est très, très bon ...
Et en plus, c'est très, très bon ...

Ah le boeuf de l'Aubrac et rétortillat !
Les produits sont 100% aveyronnais, même les boissons ...Le Cola est local, la limonade, le nectar de cerise et le pétillant de raisin aussi.
En ce qui concerne les desserts, on est gâté aussi ...
Une tarte aux noix et une au chocolat ... et puis des glaces, aussi ... maison, bien sûr, et aux parfums du terroir.
Alors avec le café, on se lâche ... et on goûte un peu de tout ! ;o)
Ça, c'est la crème glacée au yaourt des Causses et cerises ...
Moi, c'est sur ces fruits rouges que je vais jeter mon dévolu ...
... et j'ai raison parce que la fouace fouettée, en fait une chantilly mélangée à une sorte des très fine chapelure de fouace, cette brioche aveyronnaise aromatisée à la fleur d'oranger, c'est juste fabuleux ! ;o)
Après un repas comme celui-là, une promenade s'impose ... On traverse une fois de plus l'élégantissime viaduc de Norman Foster ...
... pour arriver, très vite, d'ailleurs, dans le petit village de Roquefort sur Soulzon ...
Premier arrêt : La cave Société. Philippe en a d'excellents souvenirs. Il l'a visitée quand il était petit. Moi, je ne connais pas ...

Vous serez un peu frustrés mais on ne prend pas de photos, dans cette cave-là ... Dommage, parce que les immenses salles du XVII ème siècle sont époustouflantes ... Tant pis, cela dit, la visite vaut le coup. La guide connaît bien ce dont elle parle et, coup de chance, il reste encore 23 000 fromages dans les caves. La semaine suivante, il n'y en aura plus. La production aura été mise en chambre froide, pour être ensuite ressortie progressivement jusqu'à la fin de l'année. C'est que les brebis, ça ne fait pas du lait toute l'année, vous savez ... J'avoue que je n'avais jamais vraiment pensé à ça ! ;o) Allez, j'ai réussi à vous prendre quand même cette machine qui perce les fromages, pour favoriser le développement de la moisissure ... C'est déjà ça, non ?
Ah si, voilà les trois ados dans la boutique, aussi ... On a appris des tas de choses intéressantes, on a bien dégusté , alors on achète ... ;o)))

Encore une visite passionnante.
L'effondrement de la montagne il y a des millions d'années, la formation de grandes failles, les fleurines, qui apportent aux caves une température idéale à la maturation des fromages ... Tout cela n'a plus de secret pour nous.
Et puis chez Papillon, on fabrique une fois par an d'énormes pains de seigles que l'on met en cave ... et qu'on laisse moisir tranquillement.
C'est ainsi qu'on récupère le champignon qui donnera la belle moisissure au Roquefort. C'est le Penicillium Roqueforti ...
Le pain n'est pas appétissant mais qu'est ce que le fromage est bon ! ;o)
Chez Coulet ...
... autre très bonne maison ...
... on y passe juste pour goûter un Roquefort de 18 mois d'affinage ! Whaou ! C'est fort ... mais c'est divin en bouche !...
Et puis bon, toutes les meilleures choses ont une fin ... On doit laisser nos trois comparses ... Ça nous a fait plaisir, ces quelques jours tous ensemble ... Maintenant, chacun reprend sa route. Le viaduc mènera les uns vers le Sud, et les autres, nous, vers le Nord.

Ensuite, on passe chez Papillon ... Rassurez-vous, on ne se fera pas toutes les caves, même si en fait il n'y en a pas tant que ça ... Je crois me souvenir qu'il n'y en a que sept.
Encore une visite passionnante.
L'effondrement de la montagne il y a des millions d'années, la formation de grandes failles, les fleurines, qui apportent aux caves une température idéale à la maturation des fromages ... Tout cela n'a plus de secret pour nous.
Et puis chez Papillon, on fabrique une fois par an d'énormes pains de seigles que l'on met en cave ... et qu'on laisse moisir tranquillement.
C'est ainsi qu'on récupère le champignon qui donnera la belle moisissure au Roquefort. C'est le Penicillium Roqueforti ...
Le pain n'est pas appétissant mais qu'est ce que le fromage est bon ! ;o)
Chez Coulet ...
... autre très bonne maison ...
... on y passe juste pour goûter un Roquefort de 18 mois d'affinage ! Whaou ! C'est fort ... mais c'est divin en bouche !...
Et puis bon, toutes les meilleures choses ont une fin ... On doit laisser nos trois comparses ... Ça nous a fait plaisir, ces quelques jours tous ensemble ... Maintenant, chacun reprend sa route. Le viaduc mènera les uns vers le Sud, et les autres, nous, vers le Nord.































































































































































































































































































































































































