La semaine est terminée. Je m'assieds un moment pour vous livrer un billet qui parlera cette fois-ci d'une bien jolie fête à laquelle j'assistais pour la première fois samedi dernier ... La Fête de l'Olivier, qui se tient tous les deux ans, si j'ai bon souvenir, et ceci depuis quelques années, dans le ravissant Domaine des Collettes, ancienne et dernière demeure de ce merveilleux peintre que fut Pierre-Auguste Renoir ...
Comme un weekend ne se passe jamais sans un peu de travaux d'intérêt général ...
... voilà ma progéniture au travail ! Et dans la bonne humeur, en plus ! ;o)
Mais retournons à Cagnes ... Nous voilà à l'entrée du Musée Renoir ...
Poussons la grande grille d'entrée du Domaine des Collettes ...
... et découvrons ensemble ce qui nous attend pour les heures à venir ... Divine surprise ... Le programme est alléchant !
Un déjeuner champêtre gastronomique préparé par quelques-uns des grands chefs de notre région ...
Un programme de toute beauté, sous un ciel bleu radieux, et en musique, s'il vous plaît ! ;o)
Tout le long des restanques qui composent le jardin de la villa de Renoir, les meilleurs producteurs d'olives et produits dérivés ont été invités à présenter et faire goûter leurs trésors ...
On peut goûter vraiment à tout ...
... et la visite à ces passionnés est des plus intéressantes ...
Les enfants peuvent être occupés agréablement dans des ateliers qui leurs sont réservés ...
... cependant que les parents peuvent tranquillement aller faire la queue pour se procurer les précieux sésames qui leur permettront de déguster des plats excellents un peu plus tard dans la journée ...
L'herbe est bien verte et constellée de fleurs ... Pissenlits, pâquerettes, les petites filles sont ravies ...
Sous un grand auvent, une armée d'hommes et de femmes s'est attelée à la préparation de la brissauda ... Vous connaissez la brissauda ?
On la pratiquait autrefois au moulin, au moment de la pression des olives. Chacun faisait griller une tranche de pain à la flamme d'un feu de bois, la frottait d'une gousse d’ail et la trempait dans la première huile qui coulait du pressoir.
Au milieu des restanques, des démonstrations gourmandes ont déjà commencé. Nous avons loupé la première, où Thomas Millo, le chef de l'Auberge de la Madone à Peillon, nous prépare un "Râble de Lapin farci en Porchetta paillonnaise de Légumes, voilé d'huile d'olive". Pas grave, nous goûterons tout à l'heure et de toute façon, de jolies jeunes filles distribuent un petit livret dans lequel sont consignées les recettes ... Bon, pas très détaillées, les recettes, mais on se débrouillera avec ça, après avoir décortiqué les plats les uns après les autres ... ;o)
Nous retrouvons ici, nous présentant la confection d'un " Burger de saumon d'Écosse frais "César", olivade de tomates fraîches aux petites câpres de Murcia", Jacques Maximin, ancien très, très grand chef du Negresco, à Nice ... Il s'occupe maintenant de la destinée du Bistrot de la Marine, dans une très vieille maison du Cros de Cagnes ...
Je n'ai jamais goûté directement à sa cuisine mais je l'ai beaucoup pratiqué au travers des recettes de son livre " Couleurs, Parfums et Saveurs de ma Cuisine", paru en 1984 chez Robert Laffont ... Ah, son Aïoli de sole froid et salade de pommes de terre à la crème, son poulet rôti, beurre de noix, son ris de veau bardé de chou au Sauternes ou encore sa macaronade au citron ... Je vous en reparlerai un de ses jours, promis !
Juste après, c'est Michel Devillers, chef de l'Âne Rouge, à Nice, qui prend les rênes ... pour nous expliquer comment il prépare "La Belle Poulette du pays Cagnois, Polenta aux olives caillettes, jus du Domaine Renoir" qui nous régalera à l'heure du déjeuner.
Vient enfin Christian Camprini, Meilleur Ouvrier de France de la chocolaterie "6C" à Opio, pour un "Sablé à l'Olive aux premières Fraises, Gelée de Mandarines du Pays niçois et mousse au chocolat".
Alléchée par l'intitulé, je suis tout ouïe ! ;o)
Dans les coulisses, Jacques Chibois, parrain de l'évènement, bavarde avec Madame Marie-José Bandecchi, première adjointe au Maire et chef d'un restaurant étoilé du Haut de Cagnes, Josy-Jo ... Merci à elle de nous avoir organisé pareille journée !
Tout le monde semble ravi, sous les oliviers centenaires de la propriété ...
Ambiance champêtre et décontractée ... On a envie de profiter de ce déjeuner sur l'herbe ...
Sous le grand chapiteau, les équipes de nos quatre cuisiniers de choc travaillent ... Sortir 700 portions de chaque plat n'est pas une mince affaire ... et ici, il ne s'agit pas de portions de dégustation mais de belles assiettes conséquentes ! ;o)
Chez Thomas Millo, on s'affaire à dresser les râbles de lapin sur un frais mesclun ...
Michel Devillers surveille ses poulettes ... ;o)
... qui sortent du four sur le lit de polenta aux olives caillettes qui les rendra irrésistibles !
Le montage des burgers de saumon chez Monsieur Maximin est un gros boulot aussi. Heureusement que ces gens sont organisés ! ;o)
Quant au dessert de Monsieur Camprini, il est en cours de dressage aussi et cela semble un peu compliqué mais superbe !
Nous voilà donc armés de nos précieux billets. Vous l'aurez noté, ce repas est une vraie affaire ... Déguster des plats de chefs à ces prix-là, cela plairait à tout un chacun ... Un repas gastronomique complet avec une entrée, un plat de poisson, un plat de viande et un dessert pour 30 euros, avec un ou deux verres de Côte de Provence à 2 euros pièce, c'est du jamais vu ! Et nous avons la chance d'être là où il faut, aujourd'hui ! ;o)
Le maire vient faire une allocution sympathique et amusante, il faut le reconnaître ...
La fanfare l'accompagne ...
Une photo de tous ces gens sans qui la fête n'aurait pas lieu ... Merci à tous ! ;o)
Le buffet est ouvert !
On sert un rosé frais ...
La brissauda est distribuée, en abondance, à l'assemblée ...
Un vrai régal !
Malgré les injonctions répétées au micro des organisateurs, qui enjoignent les présents à n'occuper les tables qu'une fois qu'ils sont en possession de leur plateau, certains, très pressés et pas très citoyens, ont déjà bloqué les places, se privant de la convivialité de l'apéritif pour être sûrs d'avoir un endroit où s'asseoir. Il y a un vrai problème d'organisation mais l'idée est très belle et c'est la première fois qu'elle est mise en pratique ! On ne peut donc en vouloir à personne ...
... si ce n'est aux gens incorrects comme cette furie blonde qui, totalement hystérique, a failli en venir aux mains avec moi car elle ne supportait pas l'idée qu'une table ne puisse lui être réservée ! J'ai bien cru qu'elle allait me renverser mon plateau sur la tête ! J'aurais bien voulu filmer la scène, qui aurait eu certainement grand succès sur You Tube ! ;o) Cela m'a permis de donner une petite leçon de civisme à mes garçons, à qui j'avais demandé un peu plus tôt de ne bloquer aucune place ... et de leur faire toucher du doigt que l'incivilité n'est pas l'apanage de la jeunesse. Merci à vous pour cela, Madame ! ;o)))
C'est là le seul petit bémol que je mettrai à cette fête éminemment sympathique !
Mais bon, vous pouvez voir quand même que le repas, à part quelques prises de bec un peu bruyantes, se déroule dans un climat serein ... ;o) Les élèves du Lycée Escoffier, qui se sont occupés du dressage des tables -très élégant, il faut le souligner- et de la décoration florale, mettent toute leur ardeur à servir des convives en général ravis. On les en remercie aussi !
Bon, voyons maintenant un peu le contenu de ces assiettes ... Pour commencer, les râbles de lapin, excellents ...
Ma poulette, superbe sur son lit de polenta ... et dégustée bien chaude malgré les hurlements de la blonde d'à côté !
Pas pris en photo l'assiette des enfants, qui ont préféré choisir le burger de saumon. Ils l'ont trouvé très bon, même si plus très chaud à la dégustation ... Un cliché quand même, pris de loin, d'une assiette dressée en démonstration sous le chapiteau.
Et puis l'excellent dessert, apprécié par toute la tablée !
Le soleil tapant un peu fort sur nos têtes, on se réfugie à l'ombre des oliviers en regardant des danses folkloriques endiablées ...
On profite aussi du merveilleux panorama ...
Certains font même la sieste sur l'herbe ...
La maison de Renoir est ouverte et la visite, gratuite ...
On entre donc et on s'imprègne un moment de cette douce ambiance ...
Renoir devait être bien, ici, à la fin de sa vie ...
L'après-midi a lieu des démonstrations de cuisine niçoise. Je la maîtrise plutôt bien, cette cuisine, aussi je laisse ma place à d'autres, qui pourront apprendre que dans le Comté niçois, on mange avec plaisir li merda di can !!! ;o)
Fin de cette belle journée ... Vivement la prochaine, certainement dans deux ans !
Nous en arrivons à la cuisine du weekend, maintenant ! Au menu, un délicieux poulet cuit au four sous une coque de chapelure et de parmesan ... Une recette de Lucinda Scala Quinn trouvée sur le site de Martha Stewart ... Je vous la donne illico, car elle vaut vraiment le coup d'être essayée !
Poulet rôti croustillant au parmesan et au pecorino …
Ingrédients :
- 1/4 tasse d’huile d'olive,
- 1/4 tasse plus 1 cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge
- 1/2 cuillère à café de gros sel
- 1/4 cuillère à café de flocons de piment rouge
- 1/2 cuillère à café d'origan séché
- 2 gousses d'ail émincées finement + une hachée
- 1 poulet entier coupé en 8 morceaux
- 1 tasse de chapelure fraîche ( Faites griller au four du pain un peu rassis et passez au mixer pour réduire en une chapelure grossière)
- 1/4 tasse de fromage parmesan fraîchement râpé
- 1/4 tasse de fromage pecorino fraîchement râpé
- 2 cuillères à soupe de persil plat frais, haché finement
- 1/4 cuillère à café de poivre fraîchement moulu
Préparation :
1. Fouettez ensemble l'huile, le vinaigre, le sel, les flocons de piment, l'origan, et 2 gousses d'ail émincées dans un plat creux.
Ajoutez le poulet dans la marinade en retournant chaque morceau pour bien tous les enrober.
Couvrez d’un film plastique et réfrigérez au moins 1 heure ou jusqu'à 8 heures.
2. Préchauffez le four à 200°C (th.6/7).
3. Mélangez ensemble la chapelure, les fromages, le persil, le poivre et le reste de l'ail dans un bol moyen. Tapissez la plaque du four avec du papier sulfurisé.
4. Trempez les morceaux de poulet dans le mélange de chapelure et de fromage pour bien les enrober. Transférez sur la plaque .
5. Faites cuire le poulet jusqu'à ce que la chapelure soit dorée et que le poulet soit bien cuit, soit de 45 à 50 minutes.
Avec une spatule, détachez le poulet de la feuille avant de le servir, bien chaud ...
... ou même à température ambiante, pour un pique-nique par exemple, accompagné d'une petite salade de pâtes !
Ce qui m'amène directement à vous parler de mes repas de midi, au boulot, où je continue vaillamment à boycotter la société de restauration qui nous nourrit de matières premières peu engageantes, difficilement cuisinables convenablement par nos cuisiniers, dira-t-on ! ;o)
La semaine dernière, je me suis donc préparée une petite tarte à la tomate, à la moutarde et à la fourme d'Ambert, toute simple et excellente, même réchauffée au four le lendemain.
Un bon mesclun du marché, de la bonne huile du Moulin d'Opio et un filet de balsamique ... Rien que du bon ... Une salade de fraises à la menthe fraîche et quelques kumquats du jardin, mis à confire en tranches la veille dans un peu de sucre. Pas de cuisson, juste une imprégnation de sirop ... Excellent ...
Un yaourt maison crémeux pour rafraîchir l'ensemble ... De l'herbe, quelques pâquerettes ... Le bonheur n'est pas loin ...
Un peu plus tard dans la semaine, j'ai préparé un petit repas Moyen-Oriental à mes cop's ... Il faut dire que je lis chaque soir les délicieux billets de Joumana, dont le "Taste of Beirut" est une douce torture !
J'ai donc fabriqué puis apporté un bol de labneh, obtenu en faisant égoutter du yaourt brassé pendant une nuit au travers d'une étamine. Le lendemain, je l'ai mélangé à un peu de sel et d'ail haché. Je l'ai arrosé d'huile d'olive et l'ai servi bien frais avec de la pita tiède ...
On a mangé le moutabal de la même manière ... Un caviar d'aubergine mélangé à un peu de labneh ... Pour le caviar d'aubergine, vous faites simple ...
Pour 4 personnes, vous prenez 2 aubergines moyennes que vous coupez en deux avant de les enfourner à feu fort le temps que la chair soit cuite et la peau presque carbonisée. Récupérez la chair et pilez-la ou mixez-la avec un peu de jus de citron, 1 cuillerée à soupe de purée de sésame (le tahini que l'on trouve dans les épiceries orientales et dans les rayons de certains supermarchés) et deux ou trois gousses d'ail. Salez selon votre goût. Arrosez d'huile d'olive et servez frais.
On avait envie de grillades alors j'ai préparé des keftas en mélangeant du boeuf haché, des oignons finement ciselés, des épices (cumin, poudre de rose, cannelle, girofle), plein de menthe fraîche, du sel et du poivre du moulin. J'ai malaxé longtemps (indispensable pour que le mélange ne s'émiette pas à la cuisson), moulé en longues quenelles et enfilé sur des piques en bois. J'ai ensuite enduit la viande d'huile d'olive, pour qu'elle ne colle pas à la grille.
Quelques minutes de cuisson au barbecue ... C'est tout ...
Pour accompagner les keftas, un riz un peu oriental ... Cuit façon pilaf avec des oignons coupés en dés et revenus dans un premier temps, j'ai ajouté en cours de cuisson de la poudre de clou de girofle et pas mal de coriandre fraîche ciselée. Une pincée d'épices "persian advieh for rice" du Spice Shop de Londres ... composé, entre autres épices, de cannelle et de pétales de rose.
J'ai rajouté de la coriandre au moment de servir. On adore tous la coriandre, ici ! ;o)
Pour arroser cela, un Châteauneuf-du-Pape tout à fait bon.
Et pour le dessert, une salade de fraises assaisonnée de menthe fraîche et de zeste de citron ...
... servie avec des petites tartelettes de ganache au chocolat achetées à La Chaumière, une bonne boulangerie cannoise, par ma copine Rachel ...
... et d'un demi-litre de crème chantilly au sirop à la rose ... allègrement séché par l'assemblée ... et surtout par Rachel, qui est une véritable maniaque de la rose ... ;o)
La séance de "course" en fauteuil roulant manuel du vendredi après-midi a été la bienvenue, après ces agapes ! ;o) On a marché ... et roulé ... le long du port ...
... admiré les cuivres rutilants des beaux voiliers ...
... fait des risettes à notre mascotte, encore une fois venue nous rejoindre avec sa maman ...
On a assisté au démontage du MIP TV ... Au revoir Fremantle ...
... CBS ...
... et autres chaînes de télévision pourvoyeuses de séries américaines connues ou moins connues ... ;o)
On a admiré les parterres de fleurs ...
... avant qu'ils ne soient piétinés par les hordes de hooligans du Festival du Film ...
Et puis on a profité du soleil ...
... de la plage ...
... mais pas encore de la mer, comme ces grands malades qui n'ont pas hésité à se jeter dans une eau encore bien glaciale !
C'est sur ce cliché un peu terrifiant que je vous laisse, en vous souhaitant un très bon dimanche !
À très vite ! ;o)




















































































