Eh bien voilà ! Me voici de retour après une belle semaine revigorante à la montagne ... A la Foux d'Allos, comme chaque année ... Une semaine de bon air, de sport et de repos ... Et comme tout le monde le sait, le ski, ça creuse ... Quoi de meilleur que ces petites soirées bien au chaud à se requinquer autour de plats réconfortants ! ;o)
C'est sûr que montagne et cuisine vont bien ensemble ...
Et ce n'est pas parce que l'on est dans un micro-appartement que l'on va se résoudre à manger des soupes en sachet et des nouilles au beurre ... Quoique ... Les nouilles au beurre, ça peut être bon aussi ! ;o)
Alors je pars chargée de mes affaires de ski, d'une belle pile de livres et journaux de cuisine, et puis d'une grosse boîte remplie de cookies, tradition à côté de laquelle on ne saurait passer, sous peine d'être conspuée par la jeunesse de la maison. ;o)
Oui, le cookie des neiges, c'est sacré ! ;o)
Sinon, la nouveauté de cette année, c'est que Clément vient de commencer à conduire avec nous, dans le cadre de la conduite accompagnée ... Et je dois dire qu'il se débrouille si bien que nous décidons de le laisser nous emmener à La Foux ... Même la nuit, sur les petites routes de montagne, il sera un vrai chef. Nous sommes vraiment fiers de lui !
Paul n'a pas l'air de se faire trop de souci non plus, à l'arrière de la voiture ...
Ce samedi-là, il fait très beau ... On traverse Grasse sans encombre ...
La mer et les Îles s'éloignent ...
... tandis que les premières neiges approchent !
Court arrêt à Séranon, devant Notre-Dame de Gratemoine ... Une autre tradition ... ;o)
... et quelques boules de neige ! Il fait encore bon, en cette fin d'après-midi ...
Aussi quelle n'est pas notre surprise lorsque, le lendemain matin, nous découvrons le paysage tout blanc, résultat d'une nuit de neige ...
Toute la matinée durant, le neige tombe à très gros flocons ...
Les garçons partent skier ensemble ...
... mais mes propres chaussures restent sagement à la maison ! ;o)
En fin d'après-midi, retour des sportifs à la maison ...
Un bon goûter les attend ... Du bon pain tartiné de fromage de chèvre frais et de miel récolté dans le Val d'Allos en été ... On passe au four, sous le grill ... On déguste brûlant ...
Comme il leur reste un petit creux, après tant d'efforts et un malheureux sandwich sur les pistes à midi, ils avalent aussi quelques cookies et un grand mug de jus de pomme brûlant au jus de citron et à la cannelle ...
Juste le temps après de se jeter sur les portables, histoire de ne pas se couper complètement de leur monde habituel ! ;o)))
Soirée calme, autour d'une omelette moelleuse remplie d'oignons et de roquefort ...
Et le lendemain matin, après une drôle de nuit d'un sommeil haché, altitude oblige, j'imagine ... le ciel est magnifiquement bleu ...
Merveilleux spectacle ... Le terrain de tennis sous la maison s'est transformé en un épais terrain de boules ... de neige ! ;o)
Vite sur mes skis et à l'assaut des sommets !
... et des pistes couvertes d'une nouvelle neige délicieuse ...
Quelques clichés des garçons ...
... qui ne sont jamais plus heureux que vautrés dans la neige ... ;o)
Première piste de l'Observatoire de la saison ...
Une belle et longue piste ...
... parfaite le matin ...
Et puis le télésiège qui a remplacé les œufs est bien pratique ...
Pus besoin de déchausser les skis ... Beaucoup plus rapide ... Et puis la vue est belle !
Pour le déjeuner, pris à la maison qui se trouve juste au pied du télésiège, un poulet rôti au comté et de la purée de pommes de terre. Pas compliqué si l'on a pris soin de faire rôtir à l'avance, avec plein de romarin sec, le poulet déjà découpé. On le repasse au dernier moment sous le grill, couvert d'un bon comté râpé, le temps que tout réchauffe et que le poulet se couvre d'une croûte bien grillée ...
On mange beaucoup de fromage, quand on est à la montagne. Un autre plat que nous aimons beaucoup, c'est le gratin de crozets ... Des petites pâtes carrées à base de sarrasin ...
Un bon reblochon au lait cru ...
Un poêlée d'oignons doux et de lard fumé coupés en lamelles ...
On glisse sous le grill du four et on laisse le temps que le fromage fonde ... Attention à ne pas le laisser sécher, cependant ! Une pincée de poivre au moment de servir ... et une bonne salade croquante et aillée pour accompagner le tout !
Ainsi va la vie à la Foux d'Allos, pendant les vacances ...
La station est jolie, tout en bois ...
À la patinoire, ils ont installé de drôles de petits sièges pour les bébés ...
Comme ma copine Carol monte aussi avec son fils Max, on se retrouve souvent au goûter ... Carol monte toujours un excellent stollen ... Cette année, je suis montée avec un des pumpkin cakes que j'avais congelés à Noël ... Très bon, même décongelé !
Encore un peu de ski ?
Ou un pique-nique des montagnes ?
Le Val d'Allos est un endroit gourmand ...
À Allos, on trouve de la très bonne charcuterie, même au supermarché ... On aime bien le porc rôti aux herbes ...
Il y a aussi de très bons pâtés et la tomme de l'Ubaye est délicieuse ...
Et la fougasse aux anchois du Fournil d'Allos, qui nous rappelle que ces Alpes sont encore bien méridionales ...
Pas de cornichons dans les placards ... J'improvise en quelques instants avec les moyens du bord un condiment aux oignons, poires, genièvre et vinaigre balsamique ... Quinze minutes de cuisson et un refroidissement express sur le bord de la fenêtre. En une demi-heure, le tour est joué ... et le pot est liquidé en un seul repas ! ;o)
Du bon pain et un peu de roquette ... Juste ce qu'il faut pour accompagner ce festin de roi !
Un petit dessert ? Connaissez-vous la caillade ?
Attendez que je vous explique ... J'en ai trouvé la recette dans le minuscule ... mais épais ... "La Cuisine Paysanne" de Marc Veyrat et Gérard Gibert ... Voici comment procéder ...
La Caillade, d'après Marc Veyrat ...
Pour 4 personnes :
- 200 g de fromage blanc en faisselle, égoutté
- 4 œufs
- 200 g de farine
- 200 g de sucre semoule
- 2 bonnes cuillerée de crème fraîche
- 15 cl de lait
- 1 cuillerée à soupe de beurre
- 1/2 sachet de levure
Préparation :
1. Préchauffez le four à 150°C (th.5).
2. Fouettez les œufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange soit bien homogène. Incorporez la farine mélangée à la levure, puis ajoutez le lait, la crème fraîche et le fromage blanc tamisé dans une passoire fine. Mélangez intimement.
3. Beurrez généreusement un moule à génoise, versez-y la pâte, glissez au four et faites cuire environ 45 minutes.
Et pas besoin d'un gros four ni de plein de matériel pour y parvenir ! ;o)
Sortez la caillade du four et servez-la tiède, dans l'idéal, telle quelle ou accompagnée d'un coulis de fruits rouges.
Tu as vu, Catherine, que tes ravissants moules me suivent partout où je vais ? ... :O)
C'est doux, moelleux, un chouilla acidulé du fait de la présence de la faisselle ... Un vrai régal ...
Après cela, pas simple de ressauter sur ses skis mais l'appel de la montagne est le plus fort ...
On quitte la station de la Foux pour s'engager sur le domaine skiable de Pra-Loup ... Le paysage est juste merveilleux ...
Pour rentrer, un peu plus tard, nous décidons de grimper au Pouret, histoire de suivre ensuite les sources du Verdon, l'une des plus jolies balades à ski, à mon sens ... On nous annonce un vent violent en haut du télésiège ... Nous le prenons quand même ! On n'est pas des poules mouillées, hein ? ;o) Drôle de surprise quand même lorsqu'une belle bourrasque m'éjecte littéralement du télésiège à l'arrivée. Je déchausse des deux skis ... et me relève ! ;o) Le vent est incroyablement fort ... Et dire qu'il faisait si doux un peu plus bas ...
Nous ne sommes pas les seuls aventuriers du jour, heureusement ... D'autres compagnons d'infortune vont se faire, eux aussi, fouetter les joues par des flocons de neige devenus de redoutables projectiles ... En quelques minutes, nous ressemblons à une armée de homards ... ;o)
On en rit maintenant mais je crois que personne n'est bien rassuré, à ce moment-là ... La crête sur laquelle il nous faut cheminer avant de reprendre la piste est étroite et il ne ferait pas bon s'envoler ... puis dévaler les pentes, que ce soit celle de droite ou bien celle de gauche ! ;o) Rien que pour immortaliser ce moment, je sors le petit Fuji que j'emporte chaque jour dans ma poche pour prendre, à l'aveugle, au sens littéral du terme, ces quelques clichés ...
Un peu plus bas, tout est redevenu calme ... Le soleil descend à toute vitesse ... Il commence à faire froid ... Il est temps de rentrer ...
Il me restait un peu de pâte ... je recuis une caillade ... C'est dans ces moments-là que l'expression "Comfort food" prend tout son sens, non ? ;o)
Les garçons sont bien courageux et ressortent patiner de nuit, ce jour-là ... Avec Philippe et Carol, on va plutôt boire un vin chaud ! ;o)
Et vers 21 heures, nous rentrons enfin à la maison pour déguster l'un de mes plats préférés, la pela ... De fines tranches de pommes de terre sautées à la poêle avec des oignons, couvertes de reblochon et passées un moment au four, juste assez pour que le fromage fonde ... J'ai apporté ma poêle en cuivre avec moi, car c'est la seule dont le manche accepte la chaleur du four !
La pela, selon Marc Veyrat dans sa "Cuisine Paysanne" ...
Ingrédients pour 4 personnes :
- 1 petit roblochon d’environ 300 g
- 800 g de pommes de terre (de préférence des charlottes)
- 1 oignon
- 50 g de beurre
- 2 cuillerées à soupe d’huile d’arachide
- sel et poivre du moulin
Préparation :
Préchauffez le four à 200°C. Pelez et émincez l’oignon en rondelles, éliminez la croûte du reblochon. Épluchez et taillez les pommes de terre en fines rondelles.
Faites chauffer l’huile et le beurre dans une sauteuse allant au four. Mettez-y les pommes de terre, salez, poivrez. Lorsqu’elles commencent à dorer, ajoutez l’oignon et laissez cuire jusqu’à belle coloration, en remuant délicatement à l’aide d’une spatule.
Coiffez du reblochon, glissez au four, laissez cuire environ 5 minutes, le temps que le reblochon nappe les pommes de terre et colore légèrement. Donnez un tour de moulin à poivre et servez immédiatement.
Après tout ses efforts, une bonne nuit de sommeil ... et une grasse matinée puisque nous ne skierons pas en ce troisième jour ... Une vieille coutume, qui date des années où je partais en colonie de vacances et où l'on nous soutenait que le troisième jour était celui où l'on risquait le plus de se casser une jambe ! ;o)
Alors tant pis pour le ski mais pas question de rester toute la journée à la maison. On va toujours se promener, le troisième jour ...
Ça nous permet de voir des tas de jolies choses ...
Cette chapelle du village d'Allos, par exemple ...
Et puis c'est aussi le moment de faire provision de bons produits ...
Toujours cette merveilleuse Maison des Produits de Pays, à Beauvezer, où nous nous approvisionnons toujours en miel et en délicieux jus de pommes ...
On file ensuite à Colmars ...
Cette ville, fortifiée par Vauban, est vraiment un endroit hors du temps.
On entre dans la vieille ville en passant sous cette arche ...
L'église a un très beau clocher ...
Un garde nous accueille ! ;o)
On rentre dans l'église, belle mais bien trop glaciale pour y rester longtemps. Un panonceau nous indique que l'église sera chauffée lors des offices.
Je veux retourner visiter la Maison du Chemin de Ronde ... Clément m'accompagne, cependant que les deux autres messieurs s'en vont traîner dans les rues.
Les remparts sont fermés car le risque de se casser la figure est bien présent, aujourd'hui, tant la neige est verglacée !
La visite de la maison est toujours un régal. Une reconstitution de ce qu'était la vie à Colmars au début du siècle dernier ... Ici, on est au salon ... Un piano, une bonne flambée dans la cheminée, des petits biscuits sur la table ...
Là, c'est la chambre ...
Là, la cuisine, remplie de tas d'objets incroyables !
Baratte, sorbetière, moule à beurre ... J'adore ...
Voilà une ancienne salle de classe ...
Ce garçon porte un ancêtre du cartable, qui permettait à la fois de porter livres, cahiers ... et la bûche de bois que chaque garçon se devait d'apporter chaque matin pour chauffer le poêle !
Et dans cette pièce-là, on a installé un ancien remonte-pente ... On s'asseyait sur une espèce de luge et on laissait les skis glisser ...
Au passage, un petit tableau présente un joli menu, tel qu'il fut servi à l'Alp Hôtel en 1966.
En sortant à la recherche de nos deux comparses, j'en profite pour immortaliser quelques endroits ... L'exposition de Raymond Depardon m'a beaucoup frappée, vous savez ? ;o) La boulangerie ...
L'école communale ...
Le bistrot du village ... tant dehors ...
... que dedans ...
la France est belle ...
En fin d'après-midi, on quitte le village ...
... et le soir, on se retrouve chez Carol pour une délicieuse raclette.
Le fromage ...
... et la charcuterie du boucher de la Foux sont des merveilles !
Un délicieux moment, la raclette des vacances ...
N'est-ce pas, Twix ? ;o)
Bon, un jour sans ski, c'est suffisant ...
On rechausse donc ...
On repart sur les pistes ...
On grimpe ...
... et on dévale les pentes.
On regrimpe ...
... dans ce nouveau télésiège ...
... et on dévale à nouveau !
On s'arrête un moment ...
Il est temps de déjeuner.
La joue de bœuf confite de Clément a l'air excellente ...
Une sieste, Clém ? ;o)
Il y a quand même des moyens plus confortables de se reposer, non ? Certains l'ont bien compris ! ;o)
En tout cas, tout le monde a l'air ravi que j'aie monté mon gaufrier, à l'heure du goûter ! ;o)
Une petite balade sur le front de neige dans le froid pour regarder le spectacle de fin de semaine ... La descente aux flambeaux est toujours impressionnante ... Et puis chic, ils ont remis les ratracks dont j'aime tellement le ballet et dont j'avais été privée l'an dernier ...
Le feu d'artifice, même s'il est loin d'égaler ceux du Festival Pyrotechnique de Cannes, est toujours très apprécié ...
Retour chez la copine ... Ce soir, ce sera fondue savoyarde ! Quoi ? on donne dans le cliché ? ;o)
Fin de la semaine de ski. On est samedi et il est temps de redescendre à Cannes. Cent soixante dix petits kilomètres nous en séparent seulement. On récupère les raclettes commandées à la Foux ... et puis l'on passe chercher une autre commande de pain Briard, pissaladières, fougasses aux anchois et tartes des Alpes à la confiture ... Nous en aurons besoin dès ce soir ...
On déjeune à Castellane ... Je profite de notre arrêt pour reprendre des photos d'un nouveau genre ! ;o)
Ma France à moi, cette fois-ci ! ;o)
Plus le temps passe et plus je me régale, avec mon appareil photo ...
Trois petites heures plus tard, nous voilà à la maison. Le temps pour nous de faire quelques rangements et lessives ... et de mettre le couvert car nous accueillerons ce soir la famille de Juliette. Vous l'aviez déjà rencontrée cet été, si vous ne connaissez pas encore son blog, La Cuisine de Juliette ... On est tellement contents de les avoir ici pour une semaine ...
On pose donc le gros pain sur la table ...
... et puis de la bonne huile d'olive du Moulin de la Brague ...
Je vous ai déjà parlé de la "non filtrée, nouvelle récolte" ... juste fabuleuse avec un bout de pain !
Voilà nos fougasses et pissaladières ... mœlleusissimes ! Heu, ça se dit, ça ? ;o)
Les jus de pomme non filtré et de pomme-cerise de la Maison des Produits de Pays ...
La soirée est merveilleusement agréable. C'est drôle comme nos deux familles se ressemblent ... et s'entendent à merveille ! On se gave de raclette ...
... et de tartes à la confiture ...
La pâte est excellente et les confitures, de framboise autant que d'abricot, sont souples et terriblement fruitées.
Pour accompagner ces tartes divines, je prépare en quelques minutes une glace au fromage blanc, trouvée quelque-part un jour sur le net (ne serait-ce pas une recette de M. Felder ?)... et des myrtilles que je fais éclater avec un jus de citron et une belle cuillerée de miel de montagne. Je servirai ces dernières à température ambiante.
La glace au fromage blanc ...
Ingrédients pour 1/2 litre de glace :
- 300 g de faisselle à 40% de matière grasse, égouttée
- 20 cl de lait frais entier
- 100 g de sucre en poudre
Préparation :
1. Portez le lait à ébullition dans une casserole.
2. Ajoutez le sucre et mélangez bien l'ensemble au fouet.
3. Versez le fromage blanc dans un saladier en fouettant au batteur électrique, puis ajoutez le lait sucré.
4. Placez au réfrigérateur jusqu'à complet refroidissement. Faites ensuite glacer en sorbetière puis réservez au congélateur.
Régalez-vous ... cette recette est une vraie tuerie ! ;o)
Et puis, en attendant un prochain billet la semaine prochaine, je vous laisse, trop occupée que je suis à profiter de nos copains parisiens ... Balades, rires et bavardages incessants, cuisine à quatre, voire à six mains quand Clément s'y met aussi ... Mon programme est bien chargé ! Paulo est à Paris, on l'embrasse très fort ...
Je vous embrasse aussi ... À très vite ! ;o)

































































































































