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Lors de notre dernière rencontre, nous terminions notre visite, après une belle incursion Lozéro-Cantalienne, en pays bourguignon ... Vous vous souvenez, les Hospices de Beaune, la Route des Vins, le Musée de la Mine de Montceau ... et puis bien entendu les 18 ans de notre copine Mélodie ? Eh bien aujourd'hui, au revoir Bessey-les-Cîteaux ...
... et bonjour la découverte de nouveaux paysages ...
... comme cette traversée de la Saône ...
... au milieu de paysages bucoliques à souhait ...
... pour arriver une poignée d'heures plus tard dans cette belle Alsace ... Premier arrêt à Colmar. Nous ne sommes pas pressés et je veux faire redécouvrir cette ville ravissante à mes garçons.
On la surnomme petite Venise ...
... car elle est parcourue de toute part par les bras canalisés de la rivière Lauch ...
Paysage idyllique ...
Des touristes comme nous en quantité raisonnable ...
... des cigognes sur le toit de l'église, forcément ... ;o)
Allez, on continue à lever la tête ... Il y a de quoi s'amuser ... ;o)
Ce n'est pas la première fois que je vous parle des enseignes alsaciennes ...
Si vous passez régulièrement sur ce blog, vous avez déjà dû en voir beaucoup ... ;o)
En 2009, vous en aviez vu par ici ...
... et l'an dernier, c'était plutôt par là ! Ah, cette balade avec la copine Catherine ... Un excellent souvenir ! ;o)
Ici, c'est aussi joli qu'à Riquewihr ou à Wissembourg. Décidément, la coquetterie des villes et villages alsaciens n'est pas un mythe ! ;o)

Les nouveaux magasins s'intègrent même parfaitement aux vieilles maisons alsaciennes, vous ne trouvez pas ?

Et puis toutes ces places où l'on peut s'attabler pour boire un verre ...
Ces belles façades en trompe-l'oeil ...
Et puis, cerise sur le gâteau ... ou ici, plutôt, mûre sous le macaron ...
... ces délicieuses pâtisseries qui font la renommée de la région ! Ah, cette mousse au fromage blanc de la Wistub Brenner, juste accompagnée, en toute simplicité, d'une poêlée de mirabelles et servie avec le sourire ...
Je viendrais bien en pèlerinage ici plus souvent, moi ! ;o)
Parce que la balade au fil de l'eau ...
... le long des façades colorées et des berges fleuries ...
... il faudrait être bien difficile pour ne pas adorer ! ;o) Eh oui, c'est ça, l'Alsace ... Et d'ailleurs, nous sommes fort bien accueillis lorsque nous arrivons à Wissembourg, étape ultime de notre périple estival ... Un Crémant Rosé bien glacé de la cave de Cleebourg nous attend. Il accompagne parfaitement les petites brioches aux grattons que j'ai rapportées de Montceau ...
Pour celles et ceux que cela tenterait, je vous remets ici la recette d'un kougelhopf salé absolument divin qui accompagne le Crémant de façon ... plus orthodoxe, dirons-nous ! ;o))) Il était dans ce billet, de décembre 2009, consacré en grande partie à des recettes alsaciennes ...
Le kougelhopf salé ...
Ingrédients :
- 400 g de farine
- 1 sachet de levure sèche de boulanger
- 150 g de beurre
- 2 œufs
- 10 g de sel
- 20 cl de lait
- 100 g de cerneaux de noix
- 100 g de noix grossièrement concassées
- 150 g de lardons fumés
Préparation :
1. Mélangez les ingrédients (sauf les noix et les lardons) comme pour une pâte à brioche et faites lever à couvert dans un endroit tempéré jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume.
2. Pendant ce temps, faites cuire les lardons fumés jusqu'à ce qu'ils soient légèrement dorés.
Laissez-les refroidir. Mélangez-les ensuite, ainsi que les noix, à la pâte levée, puis versez le tout dans un moule à kougelhopf beurré et fariné et garni de cerneaux de noix.
3. Laissez la pâte lever à nouveau 45 minutes.
4. Enfournez pour 45 min à 210°C (th.7). Servez tiède, en apéritif, avec un verre d'Edelzwicker ou de Crémant bien frais.
Après une tranche de cette délicatesse, vous aurez sans doute besoin d'exercice. Il est temps d'aller sous le mirabellier ...
Il est couvert de belles prunes jaunes et bien mûres ... Il est temps de secouer l'arbre !
On en récupère juste de quoi faire quelques pots de confitures et de chutney ... Le reste, on le croquera sur l'arbre ou on le mettra au jour le jour en compote ...
Ma maman en réserve quelques saladiers pour les voisins ... Échange de bons procédés ...
Et en avant la confiture ! Dénoyautage, macération dans le sucre ... adjonction d'une bonne rasade de gewurtzraminer ...
... et puis cuisson à feu bien vif, pour obtenir une belle confiture fluide et parfumée ...

La confiote, c'est bien mais le chutney, c'est bon aussi ... Je vous laisse ma recette ...
Chutney de mirabelles ...
Chutney de mirabelles ...
Ingrédients :
- 1 kg mirabelles bien mûres
- 1 belle pincée de clou de girofle en poudre
- 1 cuillerée à café de sel fin
- 1 cuillerée à soupe rase de gingembre frais râpé
- 100 grammes de raisins secs ou d'airelles séchées
- 2 oignons blancs
- 2 gousses d ail
- 250 grammes de sucre roux
- 40 cl de vinaigre de cidre
Préparation :
1. Lavez et dénoyautez les mirabelles. Épluchez et hachez les oignons et l'ail grossièrement.
2. Mettez tous les ingrédients dans une casserole et portez à ébullition. Faites cuire à petits bouillons en remuant très souvent, pour que ça n'attache pas au fond. Quand le mélange prend l'aspect d'une confiture un peu épaisse, retirez du feu.
3. Mettez en pot et attendez une dizaine de jours avant de commencer à consommer.
Si vous en avez, essayez de le goûter avec un Comté de belle qualité, comme celui-ci, offert par Marielle avant notre départ ...
Ça remplace allègrement le dessert, vous savez ? ;o)
Enfin, presque, parce que je dois dire que je me laisse facilement séduire, le mardi (oui, on ne trouve ces petites choses-là que le mardi, à Wissembourg ...), par les dampfnudeln, ces quenelles allemandes cuites à l'étouffée dans du lait, que l'on déguste tièdes, soit avec la soupe soit, et c'est ainsi que je les préfère, avec des compotes de fruits variés ...
Cette année, la compote de griottes m'a particulièrement séduite ...

Et puis pour en finir avec les mirabelles, quand même, essayez l'année prochaine de faire cuire un bon rôti de porc au four, avec plein d'oignons et quelques branches de sauge du jardin, et d'ajouter dans la dernière demi-heure de cuisson un gros bol de compote de mirabelles, légèrement salée et surtout, bien poivrée ... C'est un délice dont vous aurez du mal à vous passer, ensuite ... ;o)

Bon, assez parlé de nourriture, quittons un moment la maison ...
... pour aller faire un tour au jardin ...
Les sièges sont prêts ...
On passe d'excellents moments ...
Au-dessus de nous, les écureuils s'amusent dans le grand chêne ...
Ils transportent leur cargaison de noisettes depuis le noisetier voisin ...
... et nous lancent les coquilles sur la tête au fur et à mesure de leur dégustation ! ;o)
Mais on ne passe pas notre temps au jardin. Vous connaissez mon syndrome de la bougeotte, maintenant ... ;o) Alors on part à travers champs ...
On apprécie les vieilles bâtisses ...
Là, à Lembach, on tombe sous le charme de cette immense maison, une scierie, figurez-vous.
Lembach est un joli village. Ce jour-là, qu'est-ce qu'il y fait chaud ...
Cette jolie maison du XVIII ème siècle, c'était un manoir appartenant à la riche famille des Fleckenstein, dont le château était juste un peu plus loin ...
Devant cette sobre église protestante ...
... sur un carré d'herbe bien tondu, une très belle pierre tombale, celle du soldat Herrman, grognard de Napoléon mort en 1846 ...
... ainsi que, un peu plus loin, une jolie collection d'autres pierres ...
... dont les inscriptions en gothiques sont plutôt difficiles à décrypter ...
... mais qui nous font plonger dans une histoire alsacienne qui fut des plus mouvementées !
L'Allemagne a laissé sa trace dans beaucoup d'endroits, par ici ...
Notre route nous mène jusqu'à Niederbronn, une jolie ville de cure que je vous avais déjà présentée l'an dernier ... Et contrairement à l'année dernière, la ville est en effervescence. Il fait très beau et c'est la fête ... Des tas d'activités sont prévues, et il y a particulièrement toute une zone prévue pour que les enfants pratiquent une drôle de musique ... ;o)
Notre grand enfant, lui, ne résiste pas à l'appel de l'eau ...
On retourne goûter dans le salon de thé que nous avions essayé avec Clément l'an dernier. J'ai bien l'impression que ces quatre gourmandes sont les mêmes que celles que nous avions rencontrées lors de notre précédente visite ! ;o)
Clément reprend vite ses habitudes ...
... et ne résiste pas à la tarte aux groseilles meringuée ... ;o)
On fait un sort à ce gros éclair aussi ! ;o) Décidément, les Alsaciens sont les rois de la pâtisserie !
On continue notre chemin, en saluant les sentinelles locales ...
... toujours en faction au sommet du moindre promontoire ...
À quelques kilomètres de Niederbronn, nous voici à Oberbronn ...
Le guide nous conseillait ce village pour son architecture remarquable ...
Il est vrai que nous allons faire ici une promenade plaisante et étonnante ...
Un chemin touristique ... presque ... fléché nous fait parcourir le village à la recherche de ces petits signes qui ornaient avant les maisons ...
Facile alors de repérer la maison du charron ...
Merci les pancartes quand même ! ;o)))
Avec ce genre de visite, on ne loupe plus un bel oriel Renaissance ...
... ni des encadrements de fenêtres de la même époque !
À nous aussi les pignons sculptés ...
... des ravissantes maisons à colombages ...
Le chat n'était pas prévu dans la visite, à l'origine ! ;o)
Planté dans un jardinet, un morceau d'un pilori ...
Nous voilà chez un tonnelier ...
Ici, dans cette belle maison un peu décatie mais oh combien charmante ...
... il y avait en 1740 un boulanger ...
Et là, un autre ...
Et ce pignon-là, n'est-il pas merveilleux ?
Je ne pourrai pas tout vous montrer, c'est sûr, mais sachez quand même que si vous passez par là-bas, ce circuit historique sillonnant les ruelles est à ne pas manquer ...
Ayez deux petites heures devant vous et vous vous régalerez ...
Allez, rebroussons chemin et repartons courir la campagne ... Vous croiserez de curieuses vaches chevelues ...
Elles ressemblent aux Highland d'Écosse mais je ne suis pas certaine qu'il n'existe pas d'autres races aussi chevelues ... En tout cas, elles sont rigolotes à voir mais, dommage pour les photos, pas curieuses commes celles de l'Aubrac qui viennent toujours jeter un œil à l'objectif ! J'aurais peut-être dû leur parler en anglais ? ;o)
Nous arrivons à Jaegerthal ... Au milieu de la forêt, je découvre ces ruines de l'ancienne forges des De Dietrich ... Je crois me souvenir qu'elles datent du XVIIème siècle ...
Si vous aimez les belles ruines industrielles, cet endroit est pour vous ... Splendide ...
Et puis l'étang qui alimentait la forge en énergie hydraulique et dans lequel se reflète les arbres de la forêt vaut le coup d'œil lui aussi, non ?
À Jaegerthal, il y a aussi de vraiment belles maisons ...
... et en plus, il y a des veinards qui les habitent ! ;o)
Il y a aussi un drôle de réseau d'eau, avec des espèces de petits barrages en pierre ... Amusant mais je n'y connais rien ... Si quelqu'un peu nous éclairer ... ;o)
On se rapproche de Wissembourg ... Joli paysage ... Fin de la journée ...

Une petite douceur pour bien finir la journée ... Une mousse au fromage blanc, avec une recette sortie du site de l'Atelier des Chefs ... Bien bonne, quoiqu'un peu sucrée à mon goût ... On peut, je pense, retirer 30 g de sucre. Mais bon, je vous mets la recette initiale ... À vous de la trafiquer si vous le souhaitez ... ;o)
Mousse au Fromage blanc, compotée de myrtilles ...
Mousse au Fromage blanc, compotée de myrtilles ...

Ingrédient pour 6 ou 8 mousses, selon la taille de vos coupelles ...
- 3 feuilles de gélatine, soit 6 grammes en tout
-125 g de sucre
- 3 œufs
- 250 g de fromage blanc
- 8 cl de crème liquide entière
Préparation :
- 3 feuilles de gélatine, soit 6 grammes en tout
-125 g de sucre
- 3 œufs
- 250 g de fromage blanc
- 8 cl de crème liquide entière
Préparation :
1. Montez au batteur à vitesse maximale les œufs et le sucre en poudre pour obtenir une mousse légère (un peu comme pour obtenir un sabayon, mais sans chauffer). Faites ramollir la gélatine dans un grand bol d'eau. Faites bouillir 2 cuillerées à soupe d'eau et faites-y dissoudre le gélatine. Mélangez bien et ajoutez cette préparation au sabayon.
2. Montez la crème liquide comme un chantilly. À l'aide d'une maryse, incorporez doucement le fromage blanc et le sabayon, puis, en faisant bien attention, la crème fouettée.
3. Dans une casserole, mettez les fruits rouges et 30 g de sucre en poudre. Faites chauffer à feu doux pour faire fondre le sucre. Débarrassez dans un bol puis laissez refroidir.
4. Dans des coupelles, dressez la mousse puis mettez-la au réfrigérateur pour 3 ou 4 heures. Au moment de servir, décorez les verrines avec la compote de myrtille bien froide. Et comme nous sommes à Wissembourg, servez cette mousse avec de petits anisbredele ... L'onctueux de la mousse, l'acidulé de la compote et le croquant des biscuit fait un très bel ensemble ...
2. Montez la crème liquide comme un chantilly. À l'aide d'une maryse, incorporez doucement le fromage blanc et le sabayon, puis, en faisant bien attention, la crème fouettée.
3. Dans une casserole, mettez les fruits rouges et 30 g de sucre en poudre. Faites chauffer à feu doux pour faire fondre le sucre. Débarrassez dans un bol puis laissez refroidir.
4. Dans des coupelles, dressez la mousse puis mettez-la au réfrigérateur pour 3 ou 4 heures. Au moment de servir, décorez les verrines avec la compote de myrtille bien froide. Et comme nous sommes à Wissembourg, servez cette mousse avec de petits anisbredele ... L'onctueux de la mousse, l'acidulé de la compote et le croquant des biscuit fait un très bel ensemble ...
Wissembourg, d'ailleurs, parlons-en un peu ... Je vous emmène faire un tour le long du canal de la Lauter ... C'est une belle promenade, pas longue mais bordée de chouettes maisons à colombages ... Prenez donc un bretzel tout frais avant de partir ...
Nos pas nous mèneront, pour commencer, dans la très belle église Saint-Pierre et Saint-Paul ...
Deuxième d'Alsace, par sa superficie, après la cathédrale de Strasbourg, elle domine la ville avec grande élégance ...
De style Roman à sa construction (fin du XIIIème siècle), elle fut agrandie et enrichie d'éléments gothiques dès le XIVème siècle ... Ce très beau cloître, certes inachevé, est un de ces superbes ajouts ...
Il abrite une collection de 17 grandes dalles funéraires, celles des pères abbés des XIVéme et XVème siècles....

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur cette église. Nous y reviendrons une autre fois ...Voyez cependant combien les chanoines étaient bien lotis en matière de logement ! ;o)

Allons maintenant marcher un moment le long du canal de la Lauter, inscrit, c'est à noter, au titre des monuments historiques ... À la sortie de la ville, juste derrière l'église, cette écluse qui permettait d'alimenter en eau les fossés autour des remparts dont on voit une partie ici ...
À cet endroit, juste à côté de la tour de fortification dite des Hausgenossen, la Lauter passe sous la "maison des eaux", qui date de 1748.
Sur les bords du quai, sur la rive droite, subsiste une fontaine datée de 1832.
Au début du quai, voici la très belle maison dite de l'Ami Fritz, ainsi nommée car elle apparut en 1932 dans le film du même nom, tiré du célèbre roman d'Erckmann-Chatrian.
C'est un très bel exemple de l'architecture de la Renaissance en Alsace. À noter son portail et son oriel, tout à fait typiques de l'époque.
Continuons notre promenade, en admirant les splendides maisons qui bordent le canal ...
Colombages élégants, toits pentus, murs et volets colorés, l'ensemble est tout à fait charmant.
Peut-être certains d'entre vous connaissent-ils cette maison-là ? Je l'avais repérée dans l'exposition de Raymond Depardon, qui nous présentait l'an dernier "Sa" France à la Grande Bibliothèque François Mitterand ...
Quoi de plus amusant que de retourner la photographier ? Cette fois-ci, personne derrière les rideaux et une fenêtre grande ouverte ... La "deux chevaux", par contre, est toujours là ! ;o)
En cherchant bien, on peut même rencontrer une vraie famille alsacienne qui, de sa fenêtre, semble nous saluer ...
Une bien belle balade, à faire tranquillement, en s'arrêtant souvent ... Retour dans l'enceinte de Wissembourg, où d'autres superbes bâtiments s'offrent à nous ... La Maison aux dîmes, qui abritait le cellier et le grenier aux dîmes de l'abbaye, puis qui fut halle aux blés, un peu plus tard, par exemple ... Elle date de 1288, paraît-il, mais fut remaniée à la Renaissance, puis au XVIIIème siècle.
J'aime bien celle-ci, aussi ...
C'est la maison Vogelsberger, quai Anselmann ...
La somptueuse porte Renaissance est surmontée du soubassement d'un oriel, remplacé en 1811 par un balcon ...
Le décor représenterait Vogelsberger et son compagnon Thomas Wolf ...
Après cette promenade finalement assez culturelle, rien de telle qu'une petite gourmandise au P'tit Kougelhopf ...
Allez, lâchez-vous et prenez-en un. Je vous l'offre de bon cœur ! ;o) Prenez un peu de repos, aussi ...
... car je vous emmène de l'autre côté de la frontière, à Speyer, en Allemagne.
Speyer, c'est une jolie ville du Palatinat ...
Des maisons aux couleurs pastel ... Ici, l'ancien hôtel de ville ...
Point de départ d'une des routes pour Saint-Jacques de Compostelle ...
Preuve à l'appui, tout à droite sur la photo ... Pour un peu, on se croirait revenu en Aubrac ! ;o)
Voici la mairie actuelle, à la façade remarquable.
Et puis, au bout de cette grande rue, il y a bien sûr la cathédrale.
Fondée par Conrad II en 1030 et transformée à la fin du XIème siècle, la cathédrale de Spire est l'un des monuments majeurs de l'art du Saint Empire romain.
L'édifice a subi une rénovation et une extension sous Henri IV.
La partie construite sous Henri IV a été remplacée en 1854-1858 par un bloc de style roman adapté au goût du jour. Au cours de cette même période, tout l'intérieur fut lourdement décoré de grands panneaux historiques et de peintures décoratives.
En 1857, on retira les peintures pour redonner à la cathédrale son aspect initial.
La cathédrale de Spire est la première qui ait été entièrement entourée par une galerie. Le système d'arcades ajouté au moment de sa rénovation fut aussi le premier de toute l'histoire de l'architecture.
La porte est imposante ...
Oh, et puis tous ces petits personnages ...
... et animaux ... incrustés un peu partout sur les colonnes et les façades ... Ils sont ravissants, non ? ;o)
L'intérieur est imposant ... L'art roman dans toute sa sobriété et sa splendeur ...
La crypte est remarquable, elle aussi. Les quelques euros demandés à l'entrée me semblent tout à fait justifiés ...
Elle a conservé son aspect originel ...
Les voûtes sont incroyablement belles ...
La cathédrale fut, pendant près de 300 ans, le lieu de sépulture des empereurs allemands. La crypte abrite des tombeaux, dont ceux de huit empereurs et rois germains du Moyen Âge, enterrés ici entre 1039 et 1309. On y trouve notamment celui de l'empereur Conrad II, qui mourut alors que la crypte n'était pas encore achevée. Il y revint donc deux ans après sa mort ! ;o)
Quelques 'jolis" reliquaires, aussi, qui font un peu froid dans le dos ...
Si vous avez le temps en sortant, il paraît que le Musée d'Histoire du Palatinat est très intéressant.
Nous, en fin d'après-midi, on a chaud... Alors on remonte la jolie rue aux maisons pastel ...
... et certains s'adonnent à l'eiskaffee ! ;o)
D'autres préfèrent le salé et les bretzels sont parfaits pour combler une petite faim ...
Soudain, le ciel se couvre ... On se prend une bonne rincée ! On rentre à Wissembourg ... trempés ! ;o)))
Heureusement, le lendemain matin, il refait beau. Clément prend le volant et nous partons pour Metz ! Double plaisir que cette journée ... Nous irons visiter le Musée Pompidou, cela fait un moment que j'en ai envie ... Et puis nous rencontrerons ce soir, pour la deuxième fois, la famille de Corinne, alias Cocopassions ...La première fois, c'était il y a quelques années, déjà ... En Avril 2007, pour être plus exacte ... On avait adoré les recevoir à la maison ... et nous sommes très excités à l'idée de les revoir ! ;o)
La route est bien belle, même si nous ne progressons pas très vite ... ;o)
Il faut dire que les véhicules lents sont légion ...
Mais Clément prend ça plutôt bien et devient un as pour doubler ! ;o)
On arrive au musée vers midi ... Première étape, un bon déjeuner, bien sûr ...
La cafétéria du musée propose un petit menu tout à fait agréable à déguster dehors. Tourte lorraine à la viande et salade, arrosée d'une Carola rouge ...
Et puis avec le café, une part de divine tarte au fromage blanc ...
C'est donc dans de très bonnes conditions que nous abordons la visite du musée. L'architecture, d'abord, est assez remarquable. Chapeau bas aux architectes Shigeru Ban et Jean de Gastines ...
Vous avez déjà dû en voir plein de clichés ...
On passe un grand moment à découvrir le bâtiment ...
Il y a trois expositions et, même si les "locaux" trouvent que les collections pourraient être un peu plus étoffées, je dois avouer que je suis ravie de la taille de l'endroit, et de la densité des œuvres; J'aime bien les petits musées. J'adore y revenir souvent et traîner ... sans avoir à parcourir des kilomètres de galeries (je dis ça en pensant à New York, où nous avons prévu un programme de musées un peu énorme ... ;o))))
Et puis les galeries, ici, sont justement très bien organisées ... La vue est magnifique et participe à l'harmonie de l'exposition ...
Nous allons dans un premier temps nous repaître des merveilles de "Chefs-d'Oeuvre ? Galerie 2". Le catalogue nous annonce "une parade d’œuvres emblématiques de l’art du 20ème siècle accrochées chronologiquement". C'est vraiment ça ...
Au-dessus de nos têtes, en guise d'introduction, un sympathique tabouret signé Philippe Starck ...
Après ce clin d'œil délicieusement kitsch, on glisse résolument dans l'Art Moderne que j'aime tant ... Un vrai régal ... Un choix d'œuvres efficace ... Les plus grands sont ici ... Fernand Léger ... que l'on connaît bien dans notre région puisqu'il vécut par ici. Le musée qui lui est consacré à Biot est d'ailleurs magnifique ...
Le Cours des Choses de Dubuffet ... Celui de la grande statue sur l'Île Saint-Germain à Issy-les-Moulineaux, pour les Franciliens ...
Le Coq de Brancusi, dont vous avez peut-être déjà visité l'atelier devant le Centre Pompidou à Paris ...
Max Ernst et Picasso sont là aussi, forcément ...

Il y a aussi Giacometti et Arp, l'un avec ses grands personnages décharnés, l'autre avec ses formes tout en rondeurs ...
Et je vous passe Kandinsky, Braque, Pollock, Klein et tous les autres.
L'idée qui suit est intéressante. Dans une sorte de petite contre-allée un peu sombre, on nous explique, en regard de chaque grande œuvre, comment elle fut créée. Croquis, petits films, interviews des artistes, on apprend beaucoup sur la genèse des œuvres ...

Troisième grand moment de cette visite, l'exposition des Travaux in Situ de Buren ... Spécialiste du genre, c'est lui qui a , mais vous le savez tous, installé ces colonnes si controversées dans les jardins du Palais Royal. Moi, je les aime mais chacun ses idées, hein ? ;o)
Ici, nous voilà plongés dans une espèce de labyrinthe de portes et de murs aux couleurs éclatantes ... On retrouve partout ses célèbres bandes noires et blanches ...
J'aurai du mal à vous expliquer l'effet produit ...
Il faut le vivre pour comprendre ...
La seule chose que je puisse vous dire, c'est que c'est étonnant ...
... et vraiment amusant !
J'y suis restée un bon quart d'heure mais j'aurais pu y passer bien plus de temps ...
On a du mal à imaginer la configuration du lieu ... On passe par ici ...
... e ton repasse par là ! ;o) ... sans rien comprendre sauf lorsque l'on voit ...
... cet écran, qui filme grâce à une webcam placée au plafond les allées et venues des visiteurs hilares ! Étonnant, non ? ... comme disait Pierre Desproges, un de mes humoristes favoris, dans la Minute Nécessaire de Monsieur Cyclopède ! Culte, cette minute ! ;o) ...
Buren investit aussi l'autre partie de la salle et la couvre de miroirs, dans lesquels se reflètent visiteurs et paysage ... Fabuleux !
Pareil ... On passe et on repasse ... sans jamais se lasser ..
Une expérience à vivre ... Vive Buren ! ;o)

Dernier moment fort de la découverte du musée Pompidou-Metz, une exposition de Gianni Colosimo ... L'Art Contemporain raconté aux Enfants ...
Le principe est intéressant : Au travers d'une vingtaine d'œuvres, on entre dans un univers en apparence enfantin ... Un univers de bacs à sable ...
... et de petites cabines de bord de mer ...
Le Père Noël, Goldorak, le lapin d'Alice au Pays des Merveilles et autres constructions en Lego vous attendent ... Mais au-dessus de ces personnages de contes, ces décors ludiques et colorés, émerge une réflexion critique sur le monde actuel. Ainsi, " La Pyramide Rouge d’Andy " fait bien entendu référence à Andy Warhol. Composée d'un empilement 36 statuettes en cire rouge représentant Mao, elle fait allusion au boum économique de la Chine et à notre société de consommation. Cette dernière est également représentée par le camion Coca-Cola, tout en haut de la pyramide, symbole de la superpuissance américaine.
Quand l’artiste italien nous parle de son travail, il nous explique qu'il peut être " à la fois l’historien, le critique et l’artiste" ... Le choix du thème de l’enfance lui donne une certaine liberté : "Avec le regard de l’enfant je ne suis pas soumis au langage ou aux règles strictes de la société ". "Avec la liberté de l’enfance, je peux dire ce que je veux".
Le principe est intéressant : Au travers d'une vingtaine d'œuvres, on entre dans un univers en apparence enfantin ... Un univers de bacs à sable ...
... et de petites cabines de bord de mer ...
Le Père Noël, Goldorak, le lapin d'Alice au Pays des Merveilles et autres constructions en Lego vous attendent ... Mais au-dessus de ces personnages de contes, ces décors ludiques et colorés, émerge une réflexion critique sur le monde actuel. Ainsi, " La Pyramide Rouge d’Andy " fait bien entendu référence à Andy Warhol. Composée d'un empilement 36 statuettes en cire rouge représentant Mao, elle fait allusion au boum économique de la Chine et à notre société de consommation. Cette dernière est également représentée par le camion Coca-Cola, tout en haut de la pyramide, symbole de la superpuissance américaine.
Quand l’artiste italien nous parle de son travail, il nous explique qu'il peut être " à la fois l’historien, le critique et l’artiste" ... Le choix du thème de l’enfance lui donne une certaine liberté : "Avec le regard de l’enfant je ne suis pas soumis au langage ou aux règles strictes de la société ". "Avec la liberté de l’enfance, je peux dire ce que je veux".
"L’âne d’or de Maurizio » évoque Peau d’Âne de Perrault, dans lequel l’animal « crotte des écus », mais pas que ça ! ;o)
Chaque oeuvre fait référence au travail d'un grand artiste de l'art contemporain ... Et comme vous pouvez le constater sur cette pancarte explicative (même si elle est un peu floue !), on peut faire une seconde, voire une troisième lecture ...
D'autres fois, c'est un jeu de mot qui est mis en perspective ... Voici ici un petit "carrosse" ...
Dans ce petit carrosse, une mozzarella ...
... avec pour résultat une "mozzarella in carozza" ... une délicieuse recette italienne, sorte de pain perdu fourré de fromage brûlant et filant ! ;o)
Fin de la visite de la galerie ...
Fin de la visite de l'exposition ...
Nous reviendrons, c'est sûr ... on a tous été emballés !
On a un peu de temps devant nous pour traîner dans Metz, et découvrir cette très belle ville ...
Je ne la pensais pas aussi jolie ... Alors d'abord, bien sûr, il y a la cathédrale. Dites-donc, c'est le circuit des cathédrales, ce billet ...
En tout cas, celle-ci, comme les deux précédentes, vaut vraiment la visite ... Un chef d'oeuvre de l'art gothique ... Un grand bon en arrière par rapport à notre visite du musée Pompidou, en juste quelques minutes !
La Cathédrale Saint-Etienne est parmi les plus hautes de France ... On l'a surnommée la "lanterne de Dieu", sans doute parce qu'elle possède la plus grande surface vitrée de ce genre d'édifices en France ... Pas loin de 6500 m² ...
Les sculptures, qui ont dû être nettoyées il y a peu, sont particulièrement expressives ...
... et on passerait des heures à les regarder !
Je ne vous montrerai pas vraiment l'intérieur. Je ne suis pas très bonne en photos d'églises. Je ne retrouve jamais cette impression de grandeur souvent émouvante, parfois écrasante, que l'on retrouve en entrant dans le bâtiment et je trouve ça un peu frustrant. Sachez simplement qu'elle est somptueuse, immense et majestueuse ... J'ai relevé pour vous ces quelques vitraux de Chagall ...
... joliment lumineux ...
Petit panneau explicatif bien utile ici ... J'en profite pour rappeler à mes amis de la région PACA que nous avons à Nice un extraordinaire musée Chagall qui rassemble une très belle partie de son travail d'inspiration biblique. À visiter absolument ! ;o)
À la sortie de l'église, nous voici devant le grand marché couvert ...
... ouvert même l'après-midi, ce qui fait bien notre affaire ...
On est loin de Laguiole mais on est content de ce clin d'oeil ... On se souvient de notre visite à la coopérative fromagère Jeune Montagne. On avait adoré ...
En ressortant du marché, ma maman repère cette pâtisserie, qui semble faire salon de thé aussi ... En bonne luxembourgeoise d'origine, elle reconnaît la bonne adresse ...
Et nous voilà attablés, qui devant un milk-shake délicieux, qui devant une énorme glace à la framboise et au fruit de la passion (les deux gourmands se reconnaîtront !) ...
Un autre gourmand s'adonne aux joies du café glacé, très populaire dans ces régions de l'Est ...
Mon café est délicieux, surtout avec ce petit biscuit aux épices ...
Et puis, après un tour dans la boutique, mon oeil s'arrête sur une tartelette magnifique ... Passion et framboises fraîches ... Belle, élégante, diablement appétissante ... Je succombe. On la pose sur la table. On la regarde d'un côté, de l'autre, on la fait tourner sur elle-même, on la mitraille ... Une vraie star, qui finit partagée en six parts ... Une toute petite bouchée pour chacun ... Elle est fondante, acidulée, moelleuse ... On dîne chez Corinne, ce soir, alors on se contient ... ;o)
Mais on passe un vrai bon moment tous ensemble !
Ma maman et André repartent vers Wissembourg. On a encore une petite heure à perdre ...
On se lance donc, sans trop savoir où l'on est, dans l'exploration des rues alentour ...
Il y a plein de magasins sympathiques ...
Et puis de très belles façades, ce qui n'est pas pour me déplaire, vous le savez ...
Des terrasses accueillantes ...
Des ruelles tranquilles, avec de beaux bâtiments bien cachés derrière de hautes et lourdes portes ...
Quelques traces du passé ...
Comme ces deux belles devantures ...
Devant cette fromagerie, de toute beauté soit dit en passant, on vend des mirabelles ... Vous voyez, je vous parlais tout à l'heure du chutney de ces petits fruits jaunes servi avec le fromage ... ;o)
La mirabelle sert aussi dans une adaptation des calissons qui doit être bien agréable au palais ! Je crois que j'essaierai cet hiver d'adapter ma recette habituelle en y ajoutant un peu de liqueur de mirabelles de chez Hoeffler à Lobsann ...
Fin de l'après-midi à Metz ...
Un dernier regard à la cathédrale et il est temps de se mettre en route pour aller retrouver Corinne et sa famille, un peu plus au Sud ...
Un excellent dîner, beaucoup de bavardages et une nuit divine plus tard, nous voici au petit-déjeuner ... On recommence à parler. En fait, avec Coco & Co, c'est facile de parler ... On a pas mal de choses en commun, et particulièrement un amour immodéré des voyages ... La découverte de la France est une de nos activités fétiches. Je me sers de ses idées et elle se sert des miennes ... On croise nos impressions ... C'est bien, les blogs ... ;o) Alors ces quelques heures nous paraissent bien trop courtes, forcément ...
On s'attarde devant une délicieuse faisselle aux abricots, arrosée de sirop d'érable ... Terrible ! ;o)
Et puis vers midi (RIP Mme la guêpe- private joke -! ;o))), il faut bien se quitter ... Non sans avoir pris rendez-vous pour une autre rencontre, par ici ou chez nous ... On verra mais j'espère que l'on n'attendra plus cinq ans !
Sur les conseils de Coco, on file vers Nancy ... Sur la route, une jolie rencontre ...
Et peu de temps plus tard, nous voilà plantés au beau milieu ...
... de la place Stanislas ...
Le temps est couvert mais ce ciel gris donne une lumière douce et agréable ...
Tant qu'il ne pleut pas, on se promène un peu ...
On pourrait, juste ici, se croire dans les jardins du Palais Royal à Paris.
On passe devant le kiosque à musique du Parc de la Pépinière, en cours de restauration ...
Puis devant une horloge végétale très réussie ...
Et puis alors il y a aussi cet extraordinaire auditorium en plein air ...
En regardant bien, on voit des tas de trucs amusants, à Nancy ... Des vélos perchés ...
Des chevaux qui volent ...
Des chérubins enlacés ...
De jolis cafés ...
Des boutiques branchées ...
On trouve aussi un chouette endroit pour grignoter ... Je vous laisse l'adresse, parce que c'est vraiment sympa et tout à fait sans prétention ...
Les Tartes Stanislas
16 rue Stanislas
54000 NANCY
16 rue Stanislas
54000 NANCY
Pour un prix extrêmement modique, vous pourrez goûter à tout un tas de tartes, salées comme sucrées, préparées par une dame sympathique ... et excellente cuisinière ...
Voyez l'assiette-dégustation ...
Et les desserts sont à l'avenant ... Clafoutis aux mirabelles ...
... ou tarte à la myrtille ... Tout est délicieux !
Il se met à pleuvoir ... On se réfugie ... où l'on peut ! ;o)))
... et l'on en profite pour faire provision d'excellentes friandises !
Pour la petite histoire du macaron, voici un peu de lecture supplémentaire ! ;o)
Alors voilà, on a aimé Metz, on a aimé Nancy, on a adoré notre visite-éclair chez Corinne ... On reviendra. J'ai une grande tendresse pour l'Art Nouveau (dont je vous avais déjà fait profiter dans mon dernier billet parisien ...) et je crois que par ici, je trouverai de quoi satisfaire ma curiosité ... L'École de Nancy, ce n'est pas rien, quand même ... Fin de notre périple mosellan ...
On ne saute pas dans ce camping car,très "flower power", mais ce n'est pas l'envie qui me manque ... Vous avez vu comme il est beau ? C'est donc dans notre voiture que nous allons affronter un des plus sales temps qu'il nous ait été donné de rencontrer cet été ... On est même obligé de s'arrêter sur une aire d'autoroute un moment tant le rideau que forme la pluie battante est épais ! Belle leçon pour notre conducteur novice, qui ne se démontera pas pour si peu ! ;o)
Un petit macaron avant d'aller dormir ? ;o)
Notre dernière journée en Alsace sera une belle journée. Nous laissons les garçons ici. Paul passera encore une dizaine de jours avec sa grand-mère. Quant à Clément, il les quittera dans une petite semaine pour aller faire un stage de planeur avec son oncle Jean-Pierre ... Trop cool, l'oncle Jean-Pierre ! (Allez JP, c'est ici que tu peux placer un commentaire ! ;o)))
Nous commençons donc ce dernier jour ensemble en sortant de la maison de relativement bonne heure ...
On passe devant l'ancienne école pour jeunes filles protestantes ...
Il y a encore ce vieux préau en bois, dans un coin de la cour ...
Et cette vieille maison couverte de vigne ...
... n'est-elle pas ravissante ?
Derrière la maison, il y a, dans une ruelle étroite, la maison qui abritait il y a encore une dizaine d'années l'extraordinaire musée Westercamp ...
Remarquablement décorée ...
Elle fut un temps siège de la corporation des vignerons ... On aurait pu s'en douter ...
... tant elle est couverte de grappes de raisin et de tonneaux sculptés dans le bois ...
Dans une rue perpendiculaire, un couple d'alsaciens semble prendre l'air sur un balcon en bois ... Le vieux fume la pipe. Pour un peu, on les entendrait bavarder ...
Nous, on va plutôt s'asseoir à la terrasse du P'tit kougelhopf ...
C'est un rituel ... Depuis toujours, nous allons prendre un petit-déjeuner là-bas à la fin des vacances ...
Impossible d'envisager de faire autrement, si vous voyez ce que je veux dire ...
Il faut dire que je ne me fais pas trop prier. Moi, j'adore le petit kougelhopf du ... P'tit kougelhopf ! Il est juste moelleux comme il faut, et tellement délicieux, avec un grand café !
Elles sont belles, hein, les enseignes des boulangeries dans le coin ... Celle de chez Criqui est moins impressionnante que la précédente mais elle est mignonne quand même ...
Et si vous vous demandez pourquoi il y a une telle quantité d'éclairs à la vanille dans la vitrine, c'est que c'est le parfum préféré des Allemands et que les Allemands en goguette, il y en a beaucoup, par ici ... ;o)))
Rhooo, encore un combi ! On a bien fait de passer par là en sortant de la boulangerie ...
Plus sobre que celui d'hier mais joli quand même ! ;o)
Parfois, dans une rue, sur un bâtiment ou dans une vitrine, on découvre de grandes silhouettes en papier ...
J'ai toujours aimé l'imagerie alsacienne ...
Un peu naïve, tellement typique ...
Justement, il y a en ce moment une exceptionnelle exposition consacrée à l'imagerie Populaire de Wissembourg ...
Elle se tient dans l'ancien couvent des Dominicains, qui a paraît-il échappé à la démolition il y a quelques années en se "reconvertissant" en relais culturel ...
Bienvenue donc à l'exposition "Des Mondes de Papier, l'Imagerie Populaire de Wissembourg".
Pas bien grande, mais vraiment passionnante ... On y découvre une foule de gravures et d'objets liés à la gravure ...
Pierres gravées ...
... ou autres supports permettant de reproduire en série ...
... de magnifiques jeux de l'Oie ...
... ou de belles images qui pourraient bien servir de bons points pour les écoliers sages ...
Illustrations de livres ...
Animaux ...
... ou personnages traditionnels, tels ces Saint-Nicolas qui seront parfaits pour décorer les petits pains d'épices du 6 décembre ...
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais nous, ça nous passionne ! La jeune fille qui surveille la salle nous donne plein de renseignements passionnants et nous fait toucher du doigt la difficulté de cet art. C'est bon, d'être guidé dans une exposition, surtout lorsqu'elle parle de technique ... Et tout ça nous met de fort bonne humeur ! ;o))
En début d'après-midi, on part en balade à Lembach. Ce n'est pas bien loin de Wissembourg. Au pied du vieux château du Fleckenstein ...
... il y a chaque année une manifestation intéressante ... On l'appelle "la Semaine des charbonniers".

Nous allons nous diriger vers l'aire des charbonniers ...

Pour ce faire, nous grimpons le long du sentier aménagé ... Nous voilà sur la trace des charbonniers, comme dans l'ancien temps ...

Nous allons découvrir comment l'on procédait pour fabriquer du charbon de bois ... Dans un premier temps, on installait la charbonnière en plantant trois piquets qui constituaient la chambre d'allumage ...

Autour de la cheminée, le charbonnier posait bûches et rondins en les empilant sur deux ou trois niveaux ...

Pour allumer, on versait dans la cheminée centrale du charbon de bois, puis de la braise, puis encore du charbon de bois ... On recouvrait de feuilles sèches, de mottes d'herbe puis de terre fine ou de sable. La combustion, qui se faisait de haut en bas, devait se faire impérativement à l'abri de l'air ...

Après combustion complète du bois, on laissait refroidir un peu, puis on ouvrait la cheminée pour récupérer le charbon de bois ...

Alors maintenant, je vous le disais, les charbonniers œuvrent ici une fois par an. Au début, ils construisent une meule comme ça ...
Après allumage, ça brûle pendant une semaine, tout doucement. Les charbonniers veillent à ce que tout ne prenne pas feu, ce qui réduirait leurs efforts à néant ... Dès que de petites fumées s'échappent de la meule, ils jettent dessus un peu de terre, qu'ils prennent dans un trou fait juste à côté de la meule ...
S'il le faut, ils arrosent. Il y a des arrosoirs tout autour de la meule, au cas où ...
Certains morceaux de charbon de bois semblent s'être "échappés" de la meule ! ;o) Les charbonniers les récupèrent à l'aide de grands râteaux ...
Ce charbon de bois est alors rassemblé ...
... puis mis en sacs. Des habitués nous racontent combien ce charbon de bois est de bonne qualité et combien il dure plus longtemps que celui que l'on achète au supermarché ! Cela ne m'étonne pas !
Nous ne serons plus là demain matin pour assister à l'ouverture de la meule ... Tant pis. Nous ne serons pas là non plus pour goûter aux bonnes grillades, qui seront servies ici ce soir, accompagnées de grands verres de bière ! ;o)
Pour se consoler, on va goûter, au pied du château, aux excellentes pâtisseries de la buvette ... La dame nous raconte que ce gâteau aux pommes de terre, préparé par une boulangerie du coin, est une spécialité ... On doit l'essayer absolument, et il est de fait très bon !
Quant à la tarte au fromage blanc, je me demande s'il est possible en Alsace d'en trouver une seule qui ne soit pas divine ... ;o)))
On passe ensuite à la cave coopérative de Cleebourg pour faire provision de vendanges tardives que nous dégusterons pendant les fêtes de Noël. Après dégustation (heu, dégustationsssss !), j'en choisis deux sortes ... L'une est un Gewurtztraminer, l'autre, un Riesling ... Les deux sont excellents, on ne peut pas se décider !

On s'arrête aussi au Geisberg ... Nous sommes au milieu des champs de maïs, juste au-dessus de Wissembourg ...
La colline du Geisberg fut au cours des siècles le témoin de plusieurs batailles sanglantes ... En 1706, lors de la guerre de Succession d'Espagne, en 1744, lors de la guerre de succession d'Autriche, en 1793, lors des guerres de la Révolution française, puis lors de la seconde guerre mondiale. mais la guerre la plus célèbre s'est déroulée là le 4 août 1870.
Le monument qui suit, photographié en deux parties ...
... leur rend hommage ... On l'appelle Monument au Coq. Étonnant, non ? ;o)
La colline du Geisberg fut au cours des siècles le témoin de plusieurs batailles sanglantes ... En 1706, lors de la guerre de Succession d'Espagne, en 1744, lors de la guerre de succession d'Autriche, en 1793, lors des guerres de la Révolution française, puis lors de la seconde guerre mondiale. mais la guerre la plus célèbre s'est déroulée là le 4 août 1870.
Le monument qui suit, photographié en deux parties ...
... leur rend hommage ... On l'appelle Monument au Coq. Étonnant, non ? ;o)
Dégustation de tartes flambées ... Celles de la Mirabelle sont celles que nous préférons ...
On les croque tranquillement dans le jardin, à la bonne franquette, avec une bière ou un verre de vin blanc. Les garçons les adorent gratinées ou au munster. Je les aime bien forestières, avec des champignons ...
Cette année nous innovons en goûtant la tarte flambée aux myrtilles ... Eh bien elle est tout aussi délicieuse que ...
... celle aux pommes, que nous prenons habituellement. Excusez la piètre qualité des photos, prises de nuit ! ;o)
En tout cas, nous voilà vraiment à la fin de notre périple estival ... Il fut long, riche et des plus plaisants. La France est belle et gagne à être explorée ... On n'est pas la destination touristique la plus courue dans le Monde pour rien ! ;o)))
Allez, pour terminer, une dernière recette, trouvée dans un livre rapporté de la boutique du château du Fleckenstein. J'ai un certain nombre de livres de cuisine alsacienne (je n'ose vous dire combien ... trop honte ! ;o))) ... mais celui-ci est assez novateur et j'y découvre encore quelques plats que je ne connaissais pas !
Voici donc, avant de nous quitter, de divins petits beignets que mes garçons ont dévorés avec un bel appétit ...
Les Fasnachtkiecheles ...
Ingrédients :
- 250 g de farine
- 20 g de sucre en poudre
- 10 g de levure de boulanger
- 1 gros œuf
- 60 g de beurre
- 1 cl de bon kirsch
- 15 cl de lait
- 1 pincée de sel fin
- Huile pour la friture
Finition :
-100 g de sucre cristallisé
- 20 g de cannelle
Préparation :
1. Délayez la levure dans le lait tiède.
2. Mélangez la farine, le beurre ramolli, le sucre, l'œuf, le sel et le kirsch.
3. Ajoutez progressivement le mélange lait et levure, travaillez bien la pâte pendant 5 minutes au moins, le temps qu'elle devienne souple et lisse, douce comme le lobe d'une oreille. Laissez pousser la pâte dans un endroit chaud, jusqu'à ce qu'elle double de volume.
4. Rabattez la pâte puis étalez-la sur une épaisseur de 1 cm.
5. Détaillez des ronds à l'aide d'un verre retourné. Si vous voulez des beignets "nature", laissez-les juste doubler de volume à nouveau, au chaud et à l'abri des courants d'air. Sinon, placez au centre des cercles la garniture de votre choix ( un morceau de quetsche ou d'abricot bien mûr, ou encore un carré de chocolat ...) ...
... puis rabattez la pâte sur la garniture. Formez alors une boule bien hermétique et laissez lever à nouveau.
6. Faites cuire les beignets dans la friteuse, dans une huile chauffée à 160°C. Quand ils commencent à colorer, tournez-les à l'aide de l'écumoire. Laissez colorer de l'autre côté.
7. Après cuisson, égouttez-les sur une feuille de papier absorbant puis roulez-les dans le sucre en poudre additionné de cannelle ...
Dégustez aussitôt ...
... ni la langue, non plus ...
... et régalez-vous ! ;o)))
La prochaine fois, je vous raconterai comment se passe une fin d'été en Provence ... En attendant, je vous embrasse ... À très vite ! ;o)))








































































































































































































































































































