Lundi 1er Janvier 2007
Le début d'une nouvelle année ! "Doublement", dirais-je, car aujourd'hui, j'ai un an de plus. Et là, je vais vous entretenir d'un truc qui m'a toujours un peu "chiffonnée"... Si l'on y réfléchit bien, le 1er janvier, c'est une drôle de date, pour naître ! Juste après le réveillon... C'est peut-être de ce côté-là qu'il faut chercher les racines de mon attirance pour les réceptions et festivités en tout genre !
Et puis, il y a autre chose... Qui dit née le 1er janvier, dit "fabriquée" un 1er avril. Non, non, je vous entends déjà : "Mais ça n'est pas sûr du tout, ça ! On ne naît pas forcément neuf mois pile-poil aprés avoir été conçu !!!". D'accord, les amis, il n'empêche que, dans l'absolu, y'a quand même un peu de ça... Et finalement, les farces, le rire et la fête, ça me convient plutôt bien à moi !!!
Depuis toujours, mon gâteau d'anniversaire, c'est une galette des rois, qui préfigure celle que l'on mangera pour l'Épiphanie, le 6 janvier. C'est aussi le première d'une longue série, qui s'étire parfois jusqu'aux tous premiers jours de février, enfin, jusqu'à ce que nos estomacs crient grâce... C'est, par conséquent, celle que j'apprécie le plus... Voyez ma chance, en plus : J'ai, avec un peu d'avance, mes propres rois-mages qui me couvrent de cadeaux... Ni encens, ni myrrhe, mais livres de cuisine, jolis accessoires vestimentaires...ou culinaires ;o), parfums et autres magnifiques objets à foison !
Cette année, j'ai choisi une galette au chocolat, ... et aux amandes, quand même, pour rester dans la tradition. Elle est à mon avis moins sucrée et écoeurante que la frangipane habituelle, "tout-amande". Notez que, dans le Midi, c'est la couronne briochée aux fruits confits qui l'emporte mais, en fin de repas, elle est un peu "stoufa gari", comme on dit par ici...
C'est donc avec une galette au chocolat que je débuterai cette année ! Je vous en confierai la recette dans quelques instants.
Dans un instant seulement, parce qu'auparavant, j'aimerais bien vous faire profiter un peu de mes vacances.
Pour une fois, j'ai pris dix jours de repos à la maison. D'habitude, dès que je suis en congé, nous partons ! Cette année, nous avons eu des visiteurs et j'ai pu profiter de la région -avec un temps exceptionnel, de surcroît- comme une vraie touriste.
Voyez plutôt :
Les premier jours, c'est Jean-Pierre, le frère de Philippe, qui était là. Avec lui, nous sommes allés passer une journée dans le Vieux Nice, pour lui remémorer un peu de sa jeunesse ;o)) !
Le Vieux Nice, c'est ça...
Des ruelles étroites
Des ruelles très, très étroites !!!
Une architecture typique
du théâtre et de l'art ! Un de nos grands plaisirs, à Nice, c'est de commander quelques assiettes de petits plats délectables, typiquement niçois, au comptoir de "René Socca", puis de nous asseoir autour de l'une des tables en bois, dans la ruelle adjacente, avec un petit verre de rosé.

Et chacun de picorer, qui un beignet de cébettes, qui un morceau de socca, cette galette croustillante de pois chiches, cuite au feu de bois, que l'on déguste copieusement saupoudrée de poivre. Ou bien un beignet de sardine, une part de pissaladière, ou encore un petit farci...
la pissaladière, fleuron de la gastronomie niçoise
Les beignets de sardine
Les beignets de cébettes
Une belle part de socca !On termine traditionnellement par une part de "tourta di bléa", ou tourte aux blettes, subtil mélange de vert de blette, de sucre et de pignons, pris entre deux fines couches de pâte sablée. Inhabituel, comme goût, mais j'aime bien ! En tout cas, c'est très local et il faut y goûter !

Ensuite, nous avons, pour digérer un peu, déambulé dans les ruelles pittoresques du Vieux Nice, très animées ce jour-là. Petit arrêt devant les marchands de spécialités locales...

la Porchetta
Morue et Stockfish... Et puis devant le Palais Lascaris, pour son architecture italienne :


Sur la place Rossetti, la crèche vivante de Noël...

Un petit tour sur le célèbre cours Saleya, où se tient un magnifique marché provençal.


En toute fin d'après-midi, un petit thé à la menthe pour se réchauffer, au "Carthage", un de nos établissements favoris pour aller manger un petit truc au sortir du Musée d'Art Moderne...

Vendredi 29 décembre 2006 Vendredi, nous avons accueilli, en plus de Jean-Pierre, la plus jeune soeur de Philippe, Anne, venue nous rendre visite avec Emma, sa petite fille, et Tristan, un neveu.
J'ai embarqué tout ce petit monde sur l'Île Sainte-Marguerite, un petit paradis à 1 kilomètre à peine de Cannes.
La Croisette, vue du bateau
Le fort de Sainte-Marguerite
prise sur le fait !!!;o) Nous sommes d'abord passés au marché Forville faire provision de jambon de Parme, tapenade, caviar de tomates séchées et fromages de chèvres frais. J'ai rempli mon panier de tomates, fenouils, poivrons, cébettes et radis. Une jolie botte de carottes-fanes, quelques fougasses aux olives et aux anchois ont complété notre pique-nique.

Des clémentines corses et un moelleux -très, très moelleux- au chocolat, préparé par Clément, ont fait un bien délectable dessert !

Nous avons dégusté ce régal après une courte traversée en bateau, en plein soleil, tout au bord de l'eau. Les enfants ont fait des ricochets...
L'après-midi a été consacré à la promenade dans les forêts de l'île, parmi les chênes verts, les majestueux pins parasols et les immenses eucalyptus odorants.
Dimanche 31 décembre 2006 Avant de réveillonner avec Anne, Emma et Tristan, nous sommes partis, ma maman, Philippe, Clément, Paul et moi, passer la dernière journée de l'année en Italie, à Vintimille.



Le temps était superbe, comme c'est désormais l'habitude, et nous sommes arrivés juste à temps pour le déjeuner.
la Vecchia Napoli, notre restaurant habituel, était fermé. Nous nous sommes donc "rabattus" sur un établissement du bord de mer, et nous avons eu droit à un délicieux repas, assis à une terrasse qui surplombait la mer. Les vagues faisaient un bruit terrible... Nous avons passé là un excellent moment !
Des antipasti pour commencer...
escalope milanaise, après ue assiette de spaghettis !
pizza Diavola, pour Lala !
Une onctueuese panna cotta pour clore ce repas de roi ! En sortant, nous avons fait un petit tour au supermarché Standa, pour recharger mes placards en produits italiens : mes désormais traditonnels bouillons cubes aux cèpes, des cèpes séchés en petits sachets, des fromages italiens, et aussi de jolies sorcières chargées d'un sac rempli de friandises pour les enfants -la fameuse "befana" passera bientôt gâter les petits enfants italiens...-.
J'ai refait mon stock de Cointreau, Martini blanc..., bases des cocktails que nous concocte gentiment Clément, lorsque nous avons des invités. Nous avons terminé l'après-midi à trotter dans la vieille ville de Vintimille.
Visite au petit Jésus" de la cathédrale
Crèche napolitaine de la cathédrale de Vintimille
Palmier sous la lune ;-) C'est bien fatigués que nous avons repris la voiture, pour rentrer réveillonner à Cannes.
Après nos agapes italiennes, il va sans dire que le dîner de la Saint-Sylvestre fut assez léger.
Dans une atmosphère familiale, nous avons tranquillement dégusté de très bonnes huîtres, ouvertes par Clément et son papa,

un bon saumon fumé, des oeufs de ce même poisson, une petite salade de pommes de terre à l'aneth et aux baies roses, et une autre de champignons au yaourt citronné et à la ciboulette.

Clément nous a préparé une belle pile de ses traditionnels blinis.

Un bon Riesling pour arroser le tout, avant l'excellent dessert, un "Dôme aux fruits de la passion et framboises", d'une légèreté absolue, acheté chez mon pâtissier préféré, Monsieur Schwartz.
Nous avons donc, comme vous pouvez le constater, terminé cette année 2006 de façon familiale et festive, et commencé l'année 2007 d'un très bon pied !!!

Ah, j'oubliais ! Voici la recette de cette fameuse "Galette des Rois au Chocolat", dont je vous parlais tout à l'heure...
La Galette des Rois au Chocolat de mon Anniversaire !
Pour 6 à 8 personnes - Préparation : 15 mn - Cuisson : 25 mn
- 2 pâtes feuilletées prêtes à dérouler
- 200 g de chocolat Nestlé dessert corsé
- 2 œufs entiers + 1 jaune
- 125 g de poudre d'amandes
- 100 g de sucre en poudre
- Quelques gouttes d'essence d'amande amère
- 125 g de beurre mou
Préchauffez le four à 210° C (th. 7).
Faites fondre le chocolat coupé en morceaux au bain-marie.
Dans un saladier, mélangez le beurre et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Ajoutez la poudre d'amandes, le chocolat fondu, les œufs et l'essence d'amande amère.
Mélangez bien.
Déroulez 1a pâte feuilletée en conservant la feuille de cuisson sur la plaque du four.
Disposez la préparation chocolatée jusqu'à 1,5 cm du bord.
Glissez la fève sur l'extérieur de la galette.
Humectez le bord de la pâte avec de l'eau.
Recouvrez avec la seconde pâte feuilletée.
Soudez ensemble les deux pâtes en formant un petit repli tout autour. Décorez de stries faites -légèrement- avec la pointe d'un couteau.
À l'aide d'un pinceau, nappez la galette de jaune d'œuf dilué dans une cuillérée d'eau.
Faites cuire environ 25 minutes au four.
Servez tiède.
C'est Emma qui fut notre Reine d'un soir !!!