28 janvier 2007

Une soupe anglo-indienne, la "Mulligatawny soup", pour nous réchauffer un peu…

Soupe gros plan

Une fois par semaine, hiver comme été, nous avons un dîner "soupes", très apprécié par toute la famille. Légères et rafraîchissantes en été, celles-ci deviennent plus "confortables" et roboratives en hiver. Elles réchauffent alors la maisonnée, tant durant la cuisson que lors de la dégustation !

Nous varions les plaisirs autant que faire se peut, et je collectionne les recettes qui me paraissent les plus sympathiques…, sur vos blogs comme dans mes innombrables livres !

Celle que je vous propose aujourd'hui est un souvenir d'Angleterre, une soupe indienne au poulet, riz, légumes et curry , que j'adorais déguster au sein de la famille dans laquelle je passais mes vacances, il y a longtemps, à Taunton, Somerset . Mon hôtesse était une cuisinière remarquable, et elle est sans nul doute pour quelque chose dans ma passion actuelle. J'ai des tas de souvenirs gourmands qui datent de ces séjours, et je vous en ferai profiter de temps à autre, si vous le voulez bien …
En attendant, voici la recette de ce délice, que je sers en plat unique, tant elle est complète : Viande, féculent et légumes au sein d'un même bol ! Voilà de quoi nous aider à passer confortablement ces périodes de frimas !!!

Soupe Mulligatawny

Soupe basilic

Pour 6 personnes :

- 4 blancs de poulet sans la peau,
- 50 g de beurre,
- 2 blancs de poireaux,
- 2 belles branches de céleri,
- 2 oignons,
- 3 clous de girofle,
- 1 c à thé de curry fort en poudre,
- Sel,
- 1 feuille de laurier,
- 1 ou 2 bouillons cube de poulet,
- 20 cl de lait de coco
- 125 g d'amandes effilées,
- 150 g de riz basmati,
- Quelques feuilles de basilic pour le décor.


Découpez les blancs de poulet en petits morceaux.
Faites fondre le beurre dans une cocotte à fond épais, et déposez-y les dés de poulet. Laissez les revenir à feu doux pendant 10 minutes environ, sans les laisser prendre couleur.
Ajoutez les poireaux et le céleri coupés en fines rondelles, les oignons hachés grossièrement, les clous de girofle, le sel et le laurier.

La soupe cuit

Laissez cuire encore 10 minutes en remuant régulièrement.
Saupoudrez de curry et ajoutez 3 litres d'eau chaude, dans laquelle vous aurez fait fondre un cube ou deux de bouillon de poulet déshydraté. Bien sûr, un bouillon de poulet frais, réalisé avec la carcasse du poulet rôti de la veille, sera encore meilleur !
Couvrez et laissez cuire doucement pendant 2 heures. On peut aussi utiliser la cocotte minute, et diviser le temps de cuisson par 3 !
20 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez le riz, remuez et laissez cuire.
Au moment de servir, incorporez la moitié du lait de coco et mélangez.
Faites griller les amandes effilées dans une poêle sèche.

Dans chaque assiette de soupe, déposez une bonne cuillérée d'amandes effilées grillées, ainsi que quelques feuilles de basilic et une giclée de lait de coco. Servez bien chaud.

4 soupes

24 janvier 2007

Biscuits moelleux à la marmelade d'orange, pour un "high tea" au coin du feu...

Muffin orange 1

Hourra ! L'hiver a enfin pointé le bout de son nez dans notre beau pays ! Les montagnes de l'arrière-pays sont déjà toutes blanches ! Bientôt le ski, et son cortège de fondues, raclettes, tartiflettes et autres tartes aux myrtilles ...
En attendant, nous sommes à Cannes et nous devons nous "contenter" de regarder la mer glacée... Et puis aussi le ciel, comme ce matin, où j'ai vu...ça, en ouvrant mes volets !

Le soleil se lève


Comme nous sommes de grands frileux -forcément !, il fait quand même toujours plutôt chaud, ici...-, nous sommes bien tentés, dès que le thermomètre descend en-dessous de, disons..., 10 degrés, de nous enfermer dans notre maison, et de décider d'hiberner ces quelques jours de froid ! Mais la contemplation n'est pas mon fort, et je me sens alors des envies irrépressibles de bricoler, cuisiner... Enfin bref, ma créativité se met en marche à 2000 à l'heure ! Blog culinaire oblige, ma création est en ce moment plus tournée vers la cuisine que vers la peinture, la sculpture ou la mosaïque... J'ai donc décidé aujourd'hui de vous présenter l'une de mes dernières réalisations, parfaite à déguster bien au chaud dans sa maison, au coin du feu ou, comme moi, enfouie sous une bonne couverture, avec un bon roman à portée de main... Il s'agit de petits biscuits moelleux à la marmelade d'orange. La confection de ces vrais délices me permet d'écouler la fin des pots de marmelade d'orange de l'année précédente, avant d'en repréparer de nouveaux.

L'année dernière, j'ai réalisé avec mes patientes une cinquantaine de pots, que nous avons vendus et distribués tout au long de l'année. Il en restait quelques-uns, j'ai donc pu me mettre au travail...


Confiture d'oranges

Pour celles que cela intéresserait, je vous note d'abord la recette de la marmelade :


Marmelade d'orange amère

Cuisson de la marmelade d'orang


Ingrédients

- 1 kg d'oranges non traitées + 2 oranges amères
- 800 grammes de sucre cristallisé

Tout d'abord, lavez et brossez les oranges sous un filet d'eau. les mettre dans une marmite d'eau froide, et amenez à ébullition. Laissez cuire à petits bouillons une quinzaine de minutes. Egouttez les oranges et laissez-les refroidir un peu.
Découpez les fruits en fines lamelles, puis en petits morceaux. Enlevez les pépins si nécessaires.
Placez-les dans une cocotte avec le sucre, et mettez à cuire à feu assez vif, en surveillant bien la cuisson, une quinzaine de minutes.

Pour savoir si la marmelade est cuite, laissez tomber quelques gouttes bouillantes sur une petite assiette froide.
Si la confiture fige tout de suite, elle est prête, sinon recommencez l'essai régulièrement.
Versez la marmelade bouillante dans des bocaux de verre. Fermez hermétiquement et retournez le pot, ce qui aura pour effet de stériliser la confiture. Lorsqu'ils seront froids, vous pourrez remettre les pots droits et les conserver longtemps…si votre gourmandise ne vous joue pas des tours !!!


Et maintenant, passons aux biscuits... La recette sort plus ou moins fidèlement du petit livre dont vous voyez la couverture sur la photo ci-dessous.


muffin vus de haut + livre

Biscuits moelleux à la marmelade d'orange

Pour 12 petits gâteaux :

muffin assiète 1

- 300 g de farine
- 1 sachet de levure
- 125 g de beurre coupé en morceaux
- 100 g d'amandes effilées
- 150 g de sucre
- 1 cuillère à soupe de zeste d'orange finement râpé
- 170 g de marmelade d'orange
- 2 œufs
- 125 ml de lait

Sauce à l'orange :

- 85 g de marmelade d'orange
- 2 cuillères à soupe d'eau

Préchauffez le four à 200° (thermostat 7). Graissez une plaque à muffins. Tamisez la farine dans un saladierpuis incorporez le beurre avec le bout des doigts. Ajoutez 80 g d'amandes, le sucre, et le zeste d'orange, puis la marmelade, les œufs et le lait. Répartissez la pâte dans les moules en ajoutant le reste des amandes par-dessus. Faites cuire 20 minutes au four. Laissez reposer les muffins avant de les démouler. Préparez la sauce en mélangeant les ingrédients dans une petite casserole, et faites chaufer doucement. Nappez-en les muffins chauds et servez rapidement.

Et les voilà encore..., juste pour le plaisir des yeux...

muffin gros-plan

bouchée muffin

Quand je vous dis qu'ils sont moelleux !...

20 janvier 2007

Peanut butter and chocolate pearls cookies, by Clem !

cookies Caussols

Bonjour à toutes ! C'est moi, Clément ! Aujourd'hui, j'ai piqué l'ordi à maman et je vais vous raconter moi-même la recette que j'ai faite samedi !
Il y a quelques jours, je suis allé voir au cinéma "L'incroyable destin d'Harold Crick".

L'incroyable destin...

J'adore le cinéma et j'y vais presque tous les mercredis après-midi. Je vais voir surtout des comédies. Cette année, Maman m'a même emmené voir mon premier "Woody Allen", "Scoop".
"L'incroyable destin d'Harold Crick" est un très beau film qui parle d'un contrôleur fiscal, Harold Crick, qui va devenir, malgré lui, le personnage principal d'un roman policier et qui va apprendre, en entendant une voix (qui s'avère être celle de la narratrice du roman), qu'il va mourir à la fin de l'histoire. Le film raconte comment il va essayer de se sortir de cette terrible situation. Heureusement, lors d'un contrôle, il va rencontrer une belle et jeune pâtissière, Anna, qui va lui prouver que, malgré tout, la vie peut-être belle. Pour cela, elle va lui confectionner de petits cookies, à tremper dans un verre de lait pour se sentir mieux lorsque tout va mal ! C'est ce qui m'a donné envie d'en manger…

J'ai donc ouvert un livre que Maman m'avait offert lorsque j'étais petit, et j'ai sorti cette recette de cookies au beurre de cacahuète, dont je me suis régalé plein de fois déjà, en la "customisant" de perles de chocolat que maman a rapportées de Paris la dernière fois qu'on y est allé.

La pâtisseries des petits...

Allez, on s'y met :

Clem au travail 1


Cookies au beurre de cacahuète et perles de chocolat:

Plateau de cookies

- 125 g de beurre de cacahuète avec morceaux (chunky)
- 175 g de sucre roux (cassonade)
- 1 œuf
- 125 g de beurre mou
- 175 g de farine
- 1 sachet de levure
- 3 cuillères à soupe de perles de chocolats

Pour réaliser ces délicieux cookies, rien de plus simple : Préchauffez le four à th. 6-7. Mélangez tous les ingrédients dans un plat jusqu'à ce que le mélange soit onctueux.

Cookies 1

Clem au travail 2

La pâte des cookies est prête !

Faites des cuillérées de pâte et disposez-les sur une plaque en les écartant bien (avec la levure, ils prennent beaucoup de place en gonflant). Ajoutez quelques billes de chocolat par-dessus.

Clem au travail 3

Cookies avant cuisson

Enfournez de 15 à 25 minutes selon vos goûts.

Cookies au four

À 15 minutes, ils seront moelleux et à 25 minutes, ils seront plus croquants. Laissez-les refroidir quelques minutes et servez-les tièdes accompagnés d'un verre de lait frais.

cookies et lait 1

Bon Appétit!

Voilà, maintenant, c'est moi, Hélène, qui suis à nouveau assise devant l'ordinateur. Et je suis là pour vous assurer que ces petits biscuits étaient absolument délicieux. D'ailleurs, nous en avons emmené en pique-nique samedi, sr le plateau de Caussols, juste au-dessus du village de Gourdon dont je vous parlais il y a quelques jours.
La première photo de ce billet a d'ailleurs été prise là-bas. Clément voulait prendre la photo du cookie entier, mais, trop tard !, j'avais déjà croqué dedans !...
Quelques petites photos de cette endroit encore merveilleusement sauvage, si proche de Cannes, une grosse demi-heure de voiture, que nous fréquentons souvent, en cette saison, pour aller marcher dans la neige et faire un peu de luge. (enfin ça, c'était plutôt avant que les enfants ne skient. Maintenant, nous filons en général directement vers les stations avoisinantes...).

Samedi, il faisait un temps très moyen à Cannes, affreux à Gourdon, enveloppé dans une gangue de brume d'une densité incroyable,... et magnifique juste au-dessus, une fois passée cette mer de nuages. Voilà à quoi cela ressemble !

paul foot
de merveilleux terrains de foot pour Paul...

observatoire Caussols
un observatoire, pour les passionnés d'astronomie

gratte-cul 2
quelques "gratte-cul" qui ont échappé à la confiture...

Gratte-cul à caussols
de petites mares pour les bêtes...

mare pré Caussols
d'autres...

abreuvoir aux bestiaux
et même un bel abreuvoir en pierre !

Bourgeons en janvier !!!
Et les premiers bourgeons !!!, qui ont du souci à se faire si le froid arrive, comme on nous l'a annoncé...

Une bien jolie promenade, assortie d'un pique-nique tout simple, terrine aux herbes de Provence, bon pain frais et tomme de montagne ! Que demander de plus !...

19 janvier 2007

La soupe de carottes au lait de coco et à la coriandre de Sam

Pour préparer son anniversaire, j'ai offert à Clément un joli livre de cuisine, "la cuisine de Sam", ou les aventures d'un ado anglais aux fourneaux. Tout un programme, pour recevoir dignement ses copains quelles que soient les occasions...
Clément a immédiatement adopté l'ouvrage, et il nous a préparé hier soir une délicieuse soupe de carottes, aux subtils arômes de noix de coco, de coriandre, d'orange et de citron vert.
Il vous la livre telle quelle : elle est en effet parfaite, délicatement parfumée et d'une légereté absolue :

La soupe de carottes à la noix de coco et à la coriandre

Soupe de carottes au coco

Pour 4 personnes.

- 225 g de pommes de terre,
- 675 g de carottes,
- 50 g de beurre,
- 1 bouquet de coriandre fraîche,
- 90 cl de bouillon de légumes (Clément a mis de l'eau !),
- 10 cl de lait de coco (nous avons mis de la crème de coco, en briquette),
- Le jus d'une orange,
- le jus d'un citron vert,
- Un autre citron vert coupé en quartiers, ou en fines tranches,
Sel, poivre (de Sitchuan, en ce qui nous concerne).

Pelez et coupez les pommes de terre en dés. Pelez et coupez les carottes en rondelles. Pelez et hachez les oignons.
Dans une casserole à fond épais, faites fondre le beurre et faites revenir l'oignon avec une pincée de sel, 5 minutes sur feu doux.

Soupe carotte coco 0

Ajoutez les carottes et les pommes de terre, mélangez, couvrez et laissez cuire 10 minutes.

Soupe 1

Ajoutez la coriandre (réservez-en quelques brins pour la décoration) hachée, le bouillon, le lait de coco, le jus d'orange et le jus de citron vert. salez et poivrez. faites bouillir. baissez le feu, couvrez, puis laissez mijoter pendant 30 minutes environ.
Mixer la soupe avec un mixeur-plongeant. réchauffez-la doucement et servez-la bien chaude, décorée de brins de coriandre, une rondelle de citron vert et une fine rondelle d'orange. On peut aussi faire quelques arabesques avec le reste du lait de coco.

Soupe de carottes terminée

Voilà, c'est tout, c'est beau, c'est bon... et c'est le principal !

16 janvier 2007

Petites bouchées au citron, sauce aux fruits de la passion

Biscuits citron 5

Comme promis, voici mes petites bouchées au citron, sauce aux fruits de la passion !
je les ai servies en dessert, après notre toute légère salade de boeuf à la thaïlandaise. Mais elles sont, à mon goût, encore meilleures avec une bonne tasse de thé de Chine fumé, un Lapsang Souchong Impérial de chez Mariage Frères, par exemple..., bien calée au fond de l'un de mes nouveaux fauteuils club en cuir, cadeaux de ma maman pour Noël !
C'est la pleine saison des citrons, ici. Et c'est un fruit que j'aime cuisiner. En hiver, je fais des gâteaux au citron, des tartes au citron, du vin de citron, du limoncello, des citrons confits au sel, et encore plein d'autres gourmandises dans lesquelles le citron a toute sa place ! Le citron est un élément vraiment prépondérant, dans ma cuisine...
Voilà donc ma recette, tirée - malgré quelques modifications- d'un petit livre, "muffins et cookies", dans la collection "les minis cuisine Marabout". La cuisson est à surveiller attentivement. les gâteaux resteront pâles, et chercher à les faire dorer plus risquerait de faire brûler le fond (ça m'est déjà arrivé, c'est comme ça que je le sais ;o) !). Ils sont légers, pas très caloriques (voyez les ingrédients !), très peu sucrés et, avec la sauce aux fruits de la passion, ils sont vraiment excellents ! La vraie recette est donnée pour 8 muffins, mais je les ai cuits dans des mini-moules à cake, en silicone, et ma plaque permet d'en faire 12.

Les Bouchées au Citron, Sauce aux Fruits de la Passion

Biscuits citron 4

Ingrédients :

- 185 g de farine avec levure incorporée,
- 110 g de sucre en poudre,
- 2 cuillérées à soupe de zeste de citron, finement râpé,
- 1 oeuf,
- 40 g de beurre fondu,
- 2 cuillérées à soupe de lait écrémé,
- 210 g de yaourt maigre,

Pour la sauce,
- 125 ml d'eau,
- 1 cuillérée à café de Maïzena,
- 50 g de sucre en poudre,
- L'intérieur de 3 fruits de la passion,
- Le zeste de 2 citrons détaillé en très fines et longues lanières.

Préchauffez le four à th 6.
Beurrez les moules que vous aurez choisis.
Dans un saladier, mélangez la farine, le sucre et le zeste de citron.

biscuits citron 0
J'en ai profité pour inaugurer ma toute nouvelle balance électronique !

Ajoutez l'oeuf, le beurre, le lait et le yaourt.

Biscuits citron 3

Répartissez la pâte dans les moules, et faites cuire à th 5-6 jusqu'à ce que les biscuits soient fermes, mais pas plus ! Le temps de cuisson dépendra donc de la taille de vos moules (15 minutes environ pour les miens).
Démoulez les gâteaux sur une grille.

Pendant la cuisson, faites chauffer dans une petite casserole l'eau dans laquelle vous aurez dilué le sucre et la Maïzena. Ajoutez la pulpe des fruits de la passion et les lanières de zeste de citron. Laissez cuire jusqu'à consistance sirupeuse. Oter du feu et laisser refroidir. Servez avec les bouchées de citron. Moi, j'ai servi les bouchées sortant du four, et la sauce à température ambiante. C'était très réussi !

biscuit 6

14 janvier 2007

Une fraîche salade de boeuf, à la mode thaïlandaise...

Il y a quelques mois s'est ouvert à Cannes un très beau supermarché asiatique, un de ceux qui me font dire que je n'aurai plus besoin de me précipiter, à chacun de mes passages à Paris, chez Tang ou Paris Store ! Enfin, je crois que j'irai quand même, pour l'ambiance, mais je repartirai plus légère, sans mes traditionnelles trois tonnes de marchandises...
Ce nouveau magasin, c'est Vanessa qui m'en a signalé la présence. Depuis que je l'ai découvert, nous nous régalons régulièrement de petits plats d'inspiration asiatique, que je peux préparer avec des tas de produits frais que j'avais bien du mal à trouver auparavant.
Hier soir, par exemple, nous avons dîné d'une délicieuse salade de boeuf thaï. Elle allie la coriandre à la menthe, la citronnelle fraîche et le citron vert. Elle est très rafraichissante, parfaite après les excès des semaines passées...

En voici la recette :

Salade de boeuf à la Thaïlandaise

Salade de boeuf thaï

Ingrédients pour 4 personnes, en plat unique :

- 500 g de bon faux-filet de boeuf,
- 1 oignon rouge, doux, coupé en tranches très fines,
- 1 bâton de citronnelle fraîche,dont on aura détaillé le bulbe en très fines rondelles
- 3 petites tomates, coupées en petits dés
- 1 laitue iceberg, émincée en fines lanières,
- 1 bouquet de coriandre fraîche, dont on ciselera les feuilles, pas trop finement,
- 1 bouquet de menthe fraîche, que l'on traitera comme la coriandre,
- 2 cuillérées à soupe de cacahuètes non salées, hâchées grossièrement,
- 6 cuillérées à soupe de nuoc mam,
- 6 cuillérées à soupe de jus de citron (j'ai mis moitié citron jaune et moitié citron vert)
- facultatif, 1 petit piment vert, que l'on coupera en fines rondelles.

Installez dans un saladier assez évasé les lanières de laitue (je prends, dans cette recette, la variété "iceberg" pour sa fermeté). Disposez dessus les lamelles d'oignon, les tranches de citronnelle, les dés de tomate, la coriandre et la menthe.
Arrosez de la sauce, faite en mélangeant le nuoc mam et le jus de citron. mélangez bien tous les ingrédients.
Pendant ce temps, vous aurez fait chauffer un peu d'huile d'arachide dans une poêle. Au moment de servir, saisissez vos faux-filets, en ayant soin de les garder un peu rosés à coeur. Au sortir de la poêle, découpez-les rapidement en fines lanières que vous répartirez sur le dessus de la salade.
Saupoudrez des cacahuètes grossièrement concassées et servez tout de suite.

Comme dessert, nous avions de petites bouchées au citron, sauce fruit de la passion, que je posterai dans la semaine !
En attendant, bon appétit !

11 janvier 2007

Promenade d'hiver à Gourdon et pain d'épices d'un jeune toqué de cuisine, Clément

pain d'épices 1

Ma maman réclamait depuis plusieurs jours un pain d'épices, celui que Clément avait appris à faire chez Lenôtre (la recette se trouve aussi dans le livre "Les petites toques sucrées").

Comme elle était sur le point de repartir à Paris, elle a été exaucée et, de bon matin, Clément s'est attelé à la tâche.
Voici ce qui, une heure plus tard, est sorti du four, après avoir embaumé toute la maison. On l'a enroulé dans un linge, et on l'a laissé tranquille…

Pain d'épices tranché 2

Le Pain D'épices des Petites Toques de Lenôtre

Pour 1 moule à cake

Ingrédients :

- 210 g de miel,
- 75 g de farine complète,
- 1/2 sachet de levure chimique,
- 1 oeuf,
- 1/2 verre à moutarde de lait,
- 25 g de sucre vergeoise blonde,
- 1/2 cuillérée à café de cannelle en poudre,
- 1/2 cuillérée à café de noix de muscade râpée,
- 1/2 cuillérée à café d'anis en poudre,
- 1 clou de girofle réduit en poudre.

Faites fondre le miel et le sucre dans une casserole à feu très doux.
Dans un saladier, versez la farine et la levure, creusez une fontaine et cassez l'oeuf au milieu, en ajoutant peu à peu le lait froid et les épices.
Versez le miel fondu et incorporez-le petit à petit au fouet. Mélangez bien.
Dans un moule à cake bien beurré, versez la pâte et enfournez, à 170°C, pour 40 à 45 minutes. Vérifiez la cuisson avec la pointe d'un couteau.
Démoulez le pain d'épices dès sa sortie du four sur une grille.

Enveloppez le pain d'épices dans du film alimentaire alors qu'il est encore un peu tiède, et mettez-le au frais 24 heures avant de le consommer.

La confection de ce pain d'épices m'a donné une idée de promenade pour l'après-midi :

Dans l'arrière-pays grassois se trouve un petit village perché qui attire toujours beaucoup de monde. Ce pittoresque village s'appelle Gourdon.
En été, les ruelles sont assaillies par des hordes de touristes, il y fait très chaud, et nous nous replions un peu plus loin, dans les montagnes presque désertes.
Pendant le reste de l'année, en revanche, c'est un endroit charmant, idéal pour une petite promenade d'après-déjeuner dominical.

Père noël
Le Père Noël vient aussi parfois s'y promener, à Gourdon !

maison enfants terre
Ce village est bien pittoresque !

Dès que le soleil est un peu "énergique", on y fait de sympathiques pique-niques, sur de grandes pelouses, juste en contrebas du village, sous des nuées de parapentes et de deltaplanes multicolores qui effectuent un ballet aérien des plus gracieux.
Ils sont parfois rejoints par quelques vautours fauves, dont la réintroduction dans la région, il y a déjà plusieurs années, a été un succès.

Alors, dimanche dernier, après avoir dégusté quelques huîtres rapportées du marché, c'est par là-bas que nous nous sommes tout naturellement dirigés.
Il y avait peu de monde. Même si nous connaissions l'endroit par cœur, c'est avec un plaisir immense que nous avons gravi la route escarpée –mais courte ! :o)- qui mène au village.

Gourdon a plusieurs spécialités. D'abord, il y a le pain d'épices, dont je vous ai parlé tout à l'heure.

au bon miel

Miel des ruchers

bonbons
Gourdon est aussi un endroit où les enfants aiment à venir acheter quelques gourmandises

La ruelle principale embaume le miel et la cannelle, et les gens se pressent, en suivant ces effluves, jusqu'à "la Marquisette" pour goûter les petits morceaux qu'un sympathique monsieur met à leur disposition dans de jolies panières.

a la marquisette

Nous lui en achetons souvent, mais je dois avouer que, lorsque Clément a la gentillesse de nous en préparer un de ses petites mains habiles, il est encore meilleur ! Comme c'était le cas dimanche, nous avons donc passé notre chemin… tout en profitant quand même des odeurs délicieuses.

la source parfumée

Nous nous sommes ensuite arrêtés à la "Source parfumée", un petit magasin charmant au fond duquel se trouve, je vous le donne en mille !, une source parfumée, dans laquelle Paul a tenu à jeter une petite pièce en faisant un vœu, juste pour voir si, par hasard, cela ne pourrait pas marcher… Il n'était pas très convaincu, et n'a donc jeté qu'un tout petit centime !!!

Paul à la source

Dans un coin de cette échoppe, une dame s'affairait à la fabrication de jolies bougies en forme de fruits, aux odeurs confondantes de réalisme.
Ma maman, en bonne pharmacienne, était surtout intéressée par les alambics, que j'ai photographiés juste pour elle.

alambic maman

Alambic+enfants

flacons
de si jolis flacons...

santon parfumeur
Le santon parfumeur

Un petit tour parmi les eaux de fleurs et les savons parfumés, un œil jeté dans la petite pièce-musée où l'on peut admirer les anciens outils utilisés pour la fabrication des parfums –de la culture des plantes à la distillation-, et nous continuions notre ascension jusqu'au sommet du village.

outils
le jolis petit musée

De tout là-haut, le panorama est splendide, et quelques restaurants ne s'y sont pas trompés !

l'auberge provençale
l'auberge provençale

le nid d'aigle
Le Nid d' aigle

Ils sont bien agréablement situés pour un petit café de milieu d'après-midi !

Quelques pas de plus et Clément nous invitait à nous arrêter devant une boutique des plus appétissantes !

fromage de chèvre

Gourdon possède aussi un château, que l'on peut visiter.

Château de gourdon

Pour vous représenter l'endroit, allez donc jeter un oeil là !


chateau 1
le château, vu du jardin

entrée chateau gourdon
L'entrée du château

Je voulais depuis longtemps faire découvrir cet endroit superbe à ma maman. Malheureusement pour nous, le guide qui avait assuré la visite lors de mes premiers passages n'était plus là. C'était un homme passionné, un conteur-né, qui savait captiver son auditoire et rendre, grâce à plein d'anecdotes savoureuses, la visite passionnante.
Cette fois-ci, nous avons eu droit à une visite au pas de course -moins de dix minutes, avouez que c'est un record !-, durant laquelle le guide s'est contenté de citer les objets, sans nous laisser le temps de les regarder tellement il semblait pressé d'en finir.
Les vingt euros que nous avons laissés à l'entrée, je les ai toujours un peu en travers de la gorge !
Inutile de vous dire que lorsqu'il s'est agit de laisser libre cours à notre générosité (si, si, il a osé !), nos mains sont bien gentiment restées scotchées au fond de nos poches…
Une seule fausse note dans cette belle journée, mais sans trop d'importance puisque j'ai pu assurer moi-même une visite parallèle –rapide, bien obligée !-, truffée des anecdotes que nous avait si bien confiés notre ancien guide.
J'espère que le tir sera un jour rectifié, c'est un si bel endroit, avec tant d'objets magnifiques, dans un décor somptueux !

La poste
les enfants et Lala, leur grand-mère, devant la poste

La nuit tombait lorsque nous sommes redescendus vers Cannes. Le ciel était sublime, et les villages, encore illuminés après les fêtes de Noël, brillaient de tous leurs feux …

07 janvier 2007

Une couronne des mille et une nuits, …pour Avital, un peu, et pour nous, beaucoup !!!

La couronne

Tous les sujets viennent admirer la couronne de Paul

Le dimanche qui suit le 6 janvier, date de l'Épiphanie, nous rangeons toutes les décorations de Noël. Plus de guirlandes, plus de sapin, on quitte vraiment cette période qui, pour moi, est encore un peu magique. Et pour clore cette période TERRIBLEMENT (au sens propre !) gastronomique, on déguste la fameuse galette: Frangipane, feuilletée chocolat, ou bien ananas-coco-rhum, à la façon de Pierre Hermé, ou bien caramel-beurre salé comme Pascal Niau de chez Dalloyau, et puis pistache-amarena -c'est tout à fait délicieux, même si c'est peu commun !-, je les aime toutes ! Mais ici, nous sommes dans le Midi, et notre grand classique, c'est la couronne aux fruits confits ; moelleuse, très délicatement parfumée à l'eau de fleur d'oranger, c'est un délice. Seulement voilà ! C'est celle que tout le monde vous offre, et à la fin du mois de janvier, ce sont trois bons kilos de fruits confits que vous avez avalés sans y prendre garde !
Quand Sandra a annoncé le thème de son nouveau KKVKVK, je me suis dit que c'était une belle idée. Mais je n'avais pas plus envie que cela de rajouter une brioche aux fruits à toutes celles que je serai OBLIGÉE de consommer ces-jours-ci, de peur de vexer patients, parents de patients, fournisseurs divers, copains et copines bien intentionnés. J'ai donc décidé de reprendre la recette proposée par Sandra, mais d'y apporter quelques modifications minimes, pour la transformer en une espèce de "Saint-Genix des Rois", puisque j'avais rapporté un gros stock de pralines roses de chez Bahadourian, lors de mon dernier passage à Lyon !
Je me suis donc mise à l'œuvre, aidée de mon petit marmiton consciencieux Paul.

Paul pétrit

Il est vraiment consciencieux, vous savez !!!

Les mains de paul

Pâton

La pâte, prête à lever. Le plus dur, c'est d'attendre !

Malgré quelques petits problèmes de levée de pâte - ma levure ne devait plus être de première jeunesse ! -, voici ce que nous avons dégusté ce matin … Une vraie couronne des mille et une nuits, aux couleurs chatoyantes et à la douce saveur d'amande, avec couronne assortie …

Couronne 2

La couronne des mille et une nuits

La recette est donc celle de Sandra, à ceci près que les 100 g d'écorces d'oranges confites sont remplacées par la même quantité de pralines roses concassées grossièrement, et que l'eau de fleur d'oranger est remplacée par quelques gouttes d'essence d'amande amère. Je décore avec du sucre casson et quelques belles pralines entières.

La recette, donc ...

- 500g farine T45
- 2 cc levure sèche instantanée
- 150g sucre
- 1 cc sel
- 5 oeufs
- 1 cc d'extrait d'amande amère
- 150g beurre ramolli
- 100g de pralines roses grossièrement concassées
- Pour décorer, un peu de sucre casson et quelques pralines entières


Dans le bol de votre processeur, placez la farine, la levure, les oeufs, l'essence d'amande amère, le sucre et le sel. Pétrissez à vitesse moyenne jusqu'à ce que la pâte forme une boule homogène. Incorporez alors le beurre mou petit à petit en continuant à pétrir, à petite vitesse, cette fois, jusqu'à ce que tout soit bien incorporé. La pâte doit être souple et bien lisse, ni trop humide ni trop sèche. Laissez lever 6 heures sous un torchon, dans un endroit tiède, à l'abri des courants d'air. Au bout de ce temps, incorporez à la main vos pralines concassées ... et votre fève ... et reformez une boule en y incorporant le maximum d'air. Laissez reposer 15 minutes pour laisser la pâte se détendre. Puis, pour obtenir une belle couronne, faites un trou à l'aide de deux doigts dans le centre de la couronne et agrandissez-le progressivement. Faites glisser la couronne obtenue sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Placé un bol retourné légèrement beurré au centre de la couronne. Laissez lever 1 heure à nouveau, retirez le bol, parsemez de sucre casson et pralines entières en appuyant un peu et placez dans le four préalablement préchauffé à th. 6 (180°). Laissez cuire 45 minutes environ, en couvrant de papier alu au bout de 30 minutes pour qu'elle ne soit pas trop colorée !


Et cette fois-ci, je n'ai même pas oublié, comme cela m'arrive souvent, de glisser la fève dans la pâte avant la cuisson !!! Quel progrès…

04 janvier 2007

Deux tartares, Julie Andrieu contre Cyril Lignac, chacun le sien…

C'est en voyant ce matin le post de Missval, concernant son réveillon, que m'est revenu en mémoire un déjeuner que nous avons fait la semaine dernière, alors que j'étais encore en vacances …
Lorsque je ne travaille pas, je fuis les grands supermarchés comme la peste -trop de monde, trop de bruits, trop de …tout, en fait !-. Ce que j'aime, à la place, c'est partir faire mon marché, et m'arrêter à la boucherie. Ici, la viande n'est pas en barquette, les morceaux de viande sont entiers, et tout cela me fait bien envie ! Je n'achète pas très souvent de viande rouge. Pourtant, mes enfants adorent ! Et ce jour-là, devant l'étal, Paul m'a subitement fait part d'une pressante envie de … steak tartare. Seulement voilà, en ce qui concerne les steaks tartares, les avis sont partagés, à la maison ! Paul et Philippe adorent la version traditionnelle. Clément et moi, nous, on trouve ça bon, mais un peu écœurant. Alors, on en mange en général deux "fourchetées", et puis c'est tout. Un peu frustrant, comme repas !

Or il se trouve que Clément, pour Noël, a reçu de la part d'une de mes patientes le coffret des livres de Cyril Lignac "Cuisine Attitude" et "Génération Chef". Cyril Lignac, me direz-vous, un pur produit de la médiatisation… Eh bien, au risque de me faire traiter d'andouille qui retourne sa veste plus vite que la lumière, j'ai découvert en feuilletant ces deux livres des trésors de petites recettes très fraîches et souvent vite faites, qui m'ont données envie de me lancer.

Clément avait repéré dans l'un des deux un tartare passé, mais juste pour un aller-retour, à la poêle, un tartare aux accents du midi, teinté d'olive et de basilic.
Aussitôt vu, aussitôt fait. Quelques minutes seulement après avoir fait hacher un beau morceau de bœuf, nous étions au travail. Un bon tartare ne peut être sans une viande ultra-fraîche ! Seulement voilà ! Paul, nous voyant brandir une cuillère de tapenade, nous a regardé, un instant interloqué, en clamant bien haut "mais qu'est-ce que vous faites, un tartare, on y met de l'œuf, et puis plein d'autres trucs, vous savez, comme dans le livre de Julie Andrieu…".
Qu'à cela ne tienne ! Je lui ai sorti le livre de la dite Julie -encore une star du petit écran, certes, mais qui, je vous le promets, ne m'a jamais déçue d'aucune manière-, et je l'ai invité à se mettre au travail…

Pendant que mes deux cuisiniers s'attelaient à la tâche, j'en ai profité pour leur préparer un bon mesclun ainsi que quelques frites.
Un quart d'heure plus tard, nous dégustions, sur la terrasse, un excellent tartare, adapté au goût de chacun !
Voici les recettes. Je vous les conseille ; les deux sont excellentes !


Tartare de bœuf de Julie Andrieu

Tartare Andrieu 2

Pour 4 personnes :

- 800 g de viande hachée,
- 1 bel oignon blanc épluché et haché grossièrement,
- 3 jaunes d'œufs,
- 2 cuillères à soupe de moutarde forte,
- 2 cuillères à soupe de crème fraîche,
- 3 cuillères à soupe de Ketchup,
- 1 cuillère à soupe de sauce Worcester,
- 1 cuillère à soupe de cognac,
- 1 cuillère à soupe de jus de citron,
- 1/2 cuillère à café de cumin,
- 1/2 cuillère à café de piment de Cayenne en poudre,
- 3 cuillères à soupe d'huile d'olive,
- 3 cuillères à soupe de persil plat finement ciselé. (Julie préconise de la ciboulette, mais Paul n'aime pas trop le goût un peu allé de cette herbe !)

Dans un plat, mélangez tous les ingrédients, sauf la viande, en fouettant pour bien émulsionner la sauce.
Incorporez ensuite la viande, en mélangeant avec une fourchette.
Formez un dôme au centre de chaque assiette, et servir avec un bon mesclun, et puis quelques frites, pour faire "comme au restaurant" !

Tartare Andrieu

Le Tartare de Boeuf en aller-retour, d'après Cyril Lignac

Tartare Lignac 1

Dernière minute : Clément me signale à l'instant que la recette venait d'une des émissions de télévision animée par le jeune homme, et non d'un des livres sus-cités, ce qui ne retire rien au plaisir que j'ai eu à les découvrir…Il l'a librement adaptée. Je vous confie la recette telle qu'il l'a réalisée. C'est elle qui nous a régalés !



Pour 2 personnes


- 250 g de steak haché, très très frais,
- 1 petit oignon blanc,
- 1 tomate olivette, pelée et épépinée,
- 4 grandes feuilles de basilic,
- 1 belle cuillère à soupe de tapenade,
- Huile d'olive,
- 1 cuillère à café de vinaigre balsamique,
- 1 cuillère à café de cumin,
- 1 pincée de Cayenne en poudre,
- 1 giclée de Tabasco (vert, si possible) si vous aimez, seulement,
- sel et poivre du moulin.


Hachez grossièrement l'oignon, la tomate, les feuilles de basilic et la ciboulette. Mettez le tout dans un saladier et mélangez bien avant d'y ajouter les 250 g de steak haché, la cuillère à soupe de tapenade, la cuillère à café de vinaigre balsamique, un filet d'huile d'olive, sel et poivre du moulin, les épices et la sauce piquante.
Mélangez bien l'ensemble.
Réservez un moment au réfrigérateur, le temps que les parfums imprègnent la viande.

Au moment du repas, confectionnez avec le mélange deux petites galettes bien régulières, et saisissez-les dans une poêle, juste le temps de les colorer, dans un peu d'huile d'olive très chaude. l'intérieur doit rester vraiment cru et froid

Servez tout de suite, comme le précédent tartare, avec une bonne salade et aussi, il n'y a pas de raison, quelques frites !

Tartare Lignac

Bon appétit !!!

Déjeuner sur la terrasse
Ma maman et les deux garçons, prenant un bon "soleil tartare" sur la terrasse

02 janvier 2007

Une galette des rois au chocolat, pour une jolie fin de vacances...et un an de plus !!!

Lundi 1er Janvier 2007

Joyeux Noël italien

Le début d'une nouvelle année ! "Doublement", dirais-je, car aujourd'hui, j'ai un an de plus. Et là, je vais vous entretenir d'un truc qui m'a toujours un peu "chiffonnée"... Si l'on y réfléchit bien, le 1er janvier, c'est une drôle de date, pour naître ! Juste après le réveillon... C'est peut-être de ce côté-là qu'il faut chercher les racines de mon attirance pour les réceptions et festivités en tout genre !
Et puis, il y a autre chose... Qui dit née le 1er janvier, dit "fabriquée" un 1er avril. Non, non, je vous entends déjà : "Mais ça n'est pas sûr du tout, ça ! On ne naît pas forcément neuf mois pile-poil aprés avoir été conçu !!!". D'accord, les amis, il n'empêche que, dans l'absolu, y'a quand même un peu de ça... Et finalement, les farces, le rire et la fête, ça me convient plutôt bien à moi !!!

Depuis toujours, mon gâteau d'anniversaire, c'est une galette des rois, qui préfigure celle que l'on mangera pour l'Épiphanie, le 6 janvier. C'est aussi le première d'une longue série, qui s'étire parfois jusqu'aux tous premiers jours de février, enfin, jusqu'à ce que nos estomacs crient grâce... C'est, par conséquent, celle que j'apprécie le plus... Voyez ma chance, en plus : J'ai, avec un peu d'avance, mes propres rois-mages qui me couvrent de cadeaux... Ni encens, ni myrrhe, mais livres de cuisine, jolis accessoires vestimentaires...ou culinaires ;o), parfums et autres magnifiques objets à foison !

Cette année, j'ai choisi une galette au chocolat, ... et aux amandes, quand même, pour rester dans la tradition. Elle est à mon avis moins sucrée et écoeurante que la frangipane habituelle, "tout-amande". Notez que, dans le Midi, c'est la couronne briochée aux fruits confits qui l'emporte mais, en fin de repas, elle est un peu "stoufa gari", comme on dit par ici...

C'est donc avec une galette au chocolat que je débuterai cette année ! Je vous en confierai la recette dans quelques instants.
Dans un instant seulement, parce qu'auparavant, j'aimerais bien vous faire profiter un peu de mes vacances.

Pour une fois, j'ai pris dix jours de repos à la maison. D'habitude, dès que je suis en congé, nous partons ! Cette année, nous avons eu des visiteurs et j'ai pu profiter de la région -avec un temps exceptionnel, de surcroît- comme une vraie touriste.
Voyez plutôt :

Les premier jours, c'est Jean-Pierre, le frère de Philippe, qui était là. Avec lui, nous sommes allés passer une journée dans le Vieux Nice, pour lui remémorer un peu de sa jeunesse ;o)) !

Le Vieux Nice, c'est ça...

ruelles niçoises
Des ruelles étroites

Vis à vis niçois
Des ruelles très, très étroites !!!

Immeuble niçois
Une architecture typique


Parvis du théâtre de Nice
du théâtre et de l'art !

Un de nos grands plaisirs, à Nice, c'est de commander quelques assiettes de petits plats délectables, typiquement niçois, au comptoir de "René Socca", puis de nous asseoir autour de l'une des tables en bois, dans la ruelle adjacente, avec un petit verre de rosé.

René Socca

Et chacun de picorer, qui un beignet de cébettes, qui un morceau de socca, cette galette croustillante de pois chiches, cuite au feu de bois, que l'on déguste copieusement saupoudrée de poivre. Ou bien un beignet de sardine, une part de pissaladière, ou encore un petit farci...

Pissaladière
la pissaladière, fleuron de la gastronomie niçoise

Beignets de sardines
Les beignets de sardine

Beignets de cébettes
Les beignets de cébettes

Aqui... socca
Une belle part de socca !

On termine traditionnellement par une part de "tourta di bléa", ou tourte aux blettes, subtil mélange de vert de blette, de sucre et de pignons, pris entre deux fines couches de pâte sablée. Inhabituel, comme goût, mais j'aime bien ! En tout cas, c'est très local et il faut y goûter !

Torta di blea

Ensuite, nous avons, pour digérer un peu, déambulé dans les ruelles pittoresques du Vieux Nice, très animées ce jour-là. Petit arrêt devant les marchands de spécialités locales...

spécialités niçoises

porchetta
la Porchetta

Morue et stockfish Nice
Morue et Stockfish...

Et puis devant le Palais Lascaris, pour son architecture italienne :

Palais Lascaris 1

persiennes niçoises

Sur la place Rossetti, la crèche vivante de Noël...

caléna

Un petit tour sur le célèbre cours Saleya, où se tient un magnifique marché provençal.

Cours Saleya

Santons niçois

En toute fin d'après-midi, un petit thé à la menthe pour se réchauffer, au "Carthage", un de nos établissements favoris pour aller manger un petit truc au sortir du Musée d'Art Moderne...

Le Carthage

Pâtisseries arabes


Vendredi 29 décembre 2006

Vendredi, nous avons accueilli, en plus de Jean-Pierre, la plus jeune soeur de Philippe, Anne, venue nous rendre visite avec Emma, sa petite fille, et Tristan, un neveu.
J'ai embarqué tout ce petit monde sur l'Île Sainte-Marguerite, un petit paradis à 1 kilomètre à peine de Cannes.

La Croisette, vue du bateau
La Croisette, vue du bateau

Le fort
Le fort de Sainte-Marguerite

Sur le fait
prise sur le fait !!!;o)

Nous sommes d'abord passés au marché Forville faire provision de jambon de Parme, tapenade, caviar de tomates séchées et fromages de chèvres frais. J'ai rempli mon panier de tomates, fenouils, poivrons, cébettes et radis. Une jolie botte de carottes-fanes, quelques fougasses aux olives et aux anchois ont complété notre pique-nique.

Pique-nique 3

Des clémentines corses et un moelleux -très, très moelleux- au chocolat, préparé par Clément, ont fait un bien délectable dessert !

moelleux au chocolat

Nous avons dégusté ce régal après une courte traversée en bateau, en plein soleil, tout au bord de l'eau. Les enfants ont fait des ricochets...
L'après-midi a été consacré à la promenade dans les forêts de l'île, parmi les chênes verts, les majestueux pins parasols et les immenses eucalyptus odorants.

Dimanche 31 décembre 2006

Avant de réveillonner avec Anne, Emma et Tristan, nous sommes partis, ma maman, Philippe, Clément, Paul et moi, passer la dernière journée de l'année en Italie, à Vintimille.

Palmiers Vintimille

Orangers à vintimille

Vintimille lala+enfants

Le temps était superbe, comme c'est désormais l'habitude, et nous sommes arrivés juste à temps pour le déjeuner.
la Vecchia Napoli, notre restaurant habituel, était fermé. Nous nous sommes donc "rabattus" sur un établissement du bord de mer, et nous avons eu droit à un délicieux repas, assis à une terrasse qui surplombait la mer. Les vagues faisaient un bruit terrible... Nous avons passé là un excellent moment !

Antipasti
Des antipasti pour commencer...

Escalope milanaise
escalope milanaise, après ue assiette de spaghettis !

LA diavola de Lala
pizza Diavola, pour Lala !

Panna Cotta et café
Une onctueuese panna cotta pour clore ce repas de roi !

En sortant, nous avons fait un petit tour au supermarché Standa, pour recharger mes placards en produits italiens : mes désormais traditonnels bouillons cubes aux cèpes, des cèpes séchés en petits sachets, des fromages italiens, et aussi de jolies sorcières chargées d'un sac rempli de friandises pour les enfants -la fameuse "befana" passera bientôt gâter les petits enfants italiens...-.

J'ai refait mon stock de Cointreau, Martini blanc..., bases des cocktails que nous concocte gentiment Clément, lorsque nous avons des invités. Nous avons terminé l'après-midi à trotter dans la vieille ville de Vintimille.

Le petit Jésus
Visite au petit Jésus" de la cathédrale

Crèche Vintimille
Crèche napolitaine de la cathédrale de Vintimille

Palmier sous la lune ;-)
Palmier sous la lune ;-)

C'est bien fatigués que nous avons repris la voiture, pour rentrer réveillonner à Cannes.

Après nos agapes italiennes, il va sans dire que le dîner de la Saint-Sylvestre fut assez léger.
Dans une atmosphère familiale, nous avons tranquillement dégusté de très bonnes huîtres, ouvertes par Clément et son papa,

L'ouvreur d'huîtres

un bon saumon fumé, des oeufs de ce même poisson, une petite salade de pommes de terre à l'aneth et aux baies roses, et une autre de champignons au yaourt citronné et à la ciboulette.

Réveillon poisson

Clément nous a préparé une belle pile de ses traditionnels blinis.

Saumon blinis

Un bon Riesling pour arroser le tout, avant l'excellent dessert, un "Dôme aux fruits de la passion et framboises", d'une légèreté absolue, acheté chez mon pâtissier préféré, Monsieur Schwartz.

Meilleurs voeux

Nous avons donc, comme vous pouvez le constater, terminé cette année 2006 de façon familiale et festive, et commencé l'année 2007 d'un très bon pied !!!

Réveillon

Ah, j'oubliais ! Voici la recette de cette fameuse "Galette des Rois au Chocolat", dont je vous parlais tout à l'heure...

La Galette des Rois au Chocolat de mon Anniversaire !

galette au chocolat

Pour 6 à 8 personnes - Préparation : 15 mn - Cuisson : 25 mn

- 2 pâtes feuilletées prêtes à dérouler
- 200 g de chocolat Nestlé dessert corsé
- 2 œufs entiers + 1 jaune
- 125 g de poudre d'amandes
- 100 g de sucre en poudre
- Quelques gouttes d'essence d'amande amère
- 125 g de beurre mou

Préchauffez le four à 210° C (th. 7).
Faites fondre le chocolat coupé en morceaux au bain-marie.
Dans un saladier, mélangez le beurre et le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Ajoutez la poudre d'amandes, le chocolat fondu, les œufs et l'essence d'amande amère.
Mélangez bien.
Déroulez 1a pâte feuilletée en conservant la feuille de cuisson sur la plaque du four.
Disposez la préparation chocolatée jusqu'à 1,5 cm du bord.
Glissez la fève sur l'extérieur de la galette.
Humectez le bord de la pâte avec de l'eau.
Recouvrez avec la seconde pâte feuilletée.
Soudez ensemble les deux pâtes en formant un petit repli tout autour. Décorez de stries faites -légèrement- avec la pointe d'un couteau.
À l'aide d'un pinceau, nappez la galette de jaune d'œuf dilué dans une cuillérée d'eau.
Faites cuire environ 25 minutes au four.
Servez tiède.

la reine Emma

C'est Emma qui fut notre Reine d'un soir !!!
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