Après les îles grecques et les Hauts-de-France, je vous emmène aujourd'hui à Turin ... et pour commencer la visite, rien ne vaut une belle pizza !
Mozzarella di bufala et n'duja, voici ma préférée, idéalement piquante pour débuter un joli week-end !
... et pour apaiser le feu de la n'duja, une coppa fragolosa, composée d'une glace fiordilatte artisanale, d'un coulis de fraise, de fraises fraîches et de crème fouettée ... J'aime déjeuner chez Eataly ... 😋 C'est pratique car à l'extérieur de la ville mais sur la route qui vient de Nice ...
Nous voilà maintenant, repus, dans le centre de Turin. Il fait très beau et Turin est une ville magnifique, comme vous allez le voir.
Débutons la balade sous les arcades de la Piazza Palazzo di Città. On trouve souvent ces arcades dans les villes du Nord de l'Italie. À Turin, elles font partie intégrante de l’identité de la ville. Elles ont été construites principalement entre le XVIIème et le XIXème siècle, à l’époque où Turin était la capitale des États de la Maison de Savoie.
Leur fonction était à la fois pratique et symbolique : Elles permettaient aux habitants de circuler à pied à l’abri de la pluie, de la neige et du soleil, tout en favorisant le commerce. En même temps, elles contribuaient à donner à la ville une image monumentale, ordonnée et élégante, digne d’une capitale princière puis royale.
Ce réseau de près de 18 km (!) d'arcades se concentre surtout dans le centre historique. Ces espaces sont devenus des lieux de vie essentiels.Nous, on adore !
Au-dessus de nos têtes, une jolie exposition ...
... de photos des années 50-60.
Une première boutique historique ... Une très belle herboristerie installée ici depuis 1896.
Voici une entrée de la Contrada dei Guardinfanti ...
C'est l’un des coins les plus anciens et les plus discrets du centre de Turin, à quelques pas de la Piazza Castello. Elle correspond à un ensemble de ruelles étroites qui ont conservé le tracé médiéval de la ville, contrastant avec les grandes avenues régulières aménagées plus tard par les Savoie. Son nom vient des guardinfanti, ces structures rigides portées sous les robes féminines entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle pour élargir la silhouette. Ces accessoires de mode étaient fabriqués et vendus dans ce quartier, qui était alors un lieu d’ateliers, de petits commerces et d’artisans, lié à la vie quotidienne et à l’élégance urbaine.
Aujourd’hui encore, la Contrada dei Guardinfanti conserve une atmosphère particulière : façades anciennes, passages étroits, boutiques traditionnelles et cafés discrets, offrant une image plus intime et populaire de Turin, loin des places monumentales, et permet de ressentir la continuité entre la ville médiévale et la ville moderne.
Bon, on continue ? Le déjeuner commence à être loin ... et les vitrines sont alléchantes.
De quoi avoir l'appétit qui galope !
Comme il n'est pas encore l'heure de dîner et qu'il n'est plus l'heure de goûter, allons-y pour un aperitivo !
À Turin, l'aperitivo est bien plus qu’un simple moment avant le dîner : c’est une vraie institution sociale. Lorsque les Turinois quittent le travail, ils se retrouvent pour boire un verre et partager quelque chose à manger.
La tradition est liée à l’histoire élégante et bourgeoise de la ville. Dès le XIXᵉ siècle, les cafés sous les arcades sont des lieux de rencontre où l’on boit du vermouth, une spécialité piémontaise née justement à Turin. C'est héritage qui perdure.
L’aperitivo turinois se caractérise par une ambiance raffinée, plus sobre que festive.
On s’installe à une table, parfois sous les arcades, et l’on accompagne son verre d’un assortiment de mets simples : Petits sandwichs, focaccia, fromages, charcuteries, légumes marinés ou même petits plats chauds.
Parfois, ces accompagnements sont servis sous forme de buffet, et parfois, on vous les sert à l’assiette.
Les boissons typiques incluent le Vermouth, le Spritz, le Negroni mais on peut aussi boire un verre de vin local. Pourquoi pas, même, un excellent Barolo ?
L’important, c'est que ce soit un moment de partage et de détente...
À Turin, l’aperitivo reflète l’esprit de la ville : élégant sans ostentation, attaché à ses traditions, et profondément lié à ses espaces urbains, en particulier les cafés historiques et les rues à arcade.
À Turin, également, le lèche-vitrine est agréable. Les boutiques de café ...
... les céramistes ...
... et les libraires ... tout cela me va très bien !
Et puis il y a toujours de magnifiques expositions ! Turin est une ville de culture et de gastronomie. Quoi de mieux pour passer un excellent week-end ?
Au Caffè Regio, sur la Via Po, ...
... on peut boire le Bicerin, spécialité turinoise faite d'expresso, de chocolat et de crème, servie dans un petit verre arrondi (= bicerin en dialecte piémontais).
La bijouterie Musy, fondée en 1702, a déjà fermé ses portes. Quelle belle devanture !
On arrive sur la Piazzetta Reale, ou "petite" place Royale.
Au fond, le Palais Royal, que nous visiterons un peu plus tard.
Les socles des lampadaires sont ornés de têtes de taureau, l'animal symbolique de Turin.
Voici l'église royale de San Lorenzo. Pour un peu, si on ne lève pas la tête, on passerait à côté sans la remarquer.
Véritable joyau baroque édifié au XVIIème siècle par Guarino Guarini, elle servait de chapelle dynastique à la Maison de Savoie, c'est-à dire qu'elle était au service de la famille et de son image.
Derrière une façade volontairement sobre, l’intérieur surprend par sa richesse architecturale. Comme le Palais Royal, je vous la ferai visiter un peu plus loin.
Au-dessus des toits, on aperçoit une flèche ...
... celle de la Mole Antonielliana, qui abrite aujourd'hui le musée du Cinéma.
Nous n'irons pas au musée du Cinéma cette fois-ci encore, mais cette exposition, "de Botticelli à Mucha, Beauté, Nature, Séduction", nous la verrons assurément.
Décidément, le programme culturel va être dense !
On a de la chance, il fait beau et bon.
On longe la place sous les grandes verrières qui bordent les immeubles. Devant nous, le Palais Madama, l’un des bâtiments les plus emblématiques de Turin, situé sur la Piazza Castello. Son originalité tient à son architecture, associant une base médiévale issue d’un ancien château fort, surmontée d’une élégante façade baroque du XVIIIᵉ siècle.
Le palais doit son nom aux "Madames Royales", les princesses de la Maison de Savoie qui y résidèrent et y exercèrent le pouvoir.
Tout près, le Teatro Regio est le principal opéra de Turin et l’un des plus prestigieux d’Italie.
Fondé au XVIIIème siècle, le théâtre d’origine fut gravement endommagé par un incendie en 1936. Il a rouvert en 1973 dans un bâtiment entièrement repensé par l’architecte Carlo Molino. Aujourd'hui, sa programmation lyrique va de l’opéra baroque aux grandes œuvres du répertoire romantique et contemporain.
J'irais bien y passer une soirée pour écouter Rigoletto ...
Mais non, ce ne sera pas pour ce soir. Encore un peu de flânerie le long de la Via Po ... On s'arrête devant chaque bouquiniste ...
... à chaque belle devanture de boutique ancienne ...
... ou de vieux café.
Les jolis couvre-chefs du chapelier Cristianini ...
Les vêtements élégants de chez Rizzi ...
Les balcons ...
Les grilles ...
... et les portes des immeubles magnifiquement ouvragés ...
Les vieilles boîtes aux lettres alignées dans les entrées d'immeubles ...
Les panneaux qui racontent si bien l'histoire de cette ville merveilleuse ...
Et puis les enseignes en néon ...
... si caractéristiques des rues italiennes.
Allez, il va falloir aller dîner !
Ce soir, nous essayons un restaurant que nous a chaudement recommandé notre voisine Murielle. Le Porto di Savona.
Un autre établissement historique. On adore d'avance !La porte d'entrée est déjà ravissante ...
La première chose que l'on aperçoit, c'est cet escalier ...
... et au fond, il y a la salle.
Au menu, un vitello tonnato ...
Des agnolotti del plin ...
Une assiette de fromages et condiments dont nous ne viendrons pas à bout ... 😀
... et puis, en dessert, un délicieux bonet ! Je vous reparlerai du bonet un peu plus loin dans ce billet ... Ce que vous devez savoir maintenant, c'est que celui-ci est un délice !
Après ce remarquable dîner piémontais, nous continuons notre promenade dans les petites rues derrière la Mole Antonielliana ... ...
... et allons ensuite nous coucher !
Parce que la journée suivante va être intense !
On la commence par la visite de l'exposition consacrée au photographe Norman Parkinson.
L’exposition s'intitule Always in Fashion et propose une immersion dans l’œuvre de cet important photographe britannique.
Dans le magnifique Palazzo Falletti di Barolo, elle réunit près de quatre-vingts images retraçant plus de cinquante ans de sa carrière, des années 1930 aux années 1980.
L'idée de l'exposition est de montrer comment cet immense photographe du XXème siècle a profondément transformé la photographie de mode en la sortant du cadre figé d'un studio, préférant les décors urbains ou les paysages naturels, insufflant ainsi à ses images un sentiment de mouvement, de légèreté et de modernité .
La scénographie, chronologique, met en valeur l’évolution de son regard et de son style au fil des décennies, tout en soulignant ses collaborations majeures avec des magazines comme Vogue ou Harper’s Bazaar.
Elle présente des portraits de figures emblématiques du cinéma et de la mode.
Ses mannequins sont en mouvement, marchent dans une rue, posent sur une plage, dans un jardin ou sur un toit, toujours saisis dans une attitude naturelle. Les vêtements ne sont pas là pour contraindre les corps, mais au contraire, ils accompagnent un geste, une démarche, une allure.
Chaque photographie raconte un instant suspendu. La lumière, souvent naturelle, participe à cette impression de liberté.
Cette exposition est tout bonnement incroyable !
Je commence par vous montrer quelques photos dans l'ordre de leur présentation, pour que vous puissiez profiter un peu de ce joli moment ?
Voici Wanda Parkinson, la femme du photographe, dans les années 40, à Hyde Park Corner ...
Et nous voilà là, dans les mêmes années, à New York, avec 4 jolies jeunes femmes coiffées de ravissants chapeaux, posant sur le toit du Condé Nast Building. On croirait les surprendre au beau milieu d'une conversation très privée ... et amusante.
En 1949, Parkinson photographie Dorothee Virginia Margaret Juba, ou Dovima, qui deviendra le mannequin le plus célèbre de l'agence Ford dans les années 50.
Norman Parkinson découvre en 1955 une jeune fille, une certaine Nena von Schlebrügge, alors qu'il est photographe pour la revue Vogue. Il va beaucoup la photographier. La voici en 1958, alors qu'elle n'a que 17 ans. Très jolie fille, non ? Devenue plus tard, par son deuxième mariage, Nena Thurman, elle donnera naissance en 1970 à la célèbre actrice Uma Thurman. Voilà pour la petite histoire. 😀
J'aime beaucoup ce cliché de 1950. Il s'intitule "The new Mayfair Edwardians, Savile Row. Peter Coats, William Aykroyd and Mark Gilbey". Trois messieurs élégants habillés de façon très classique dans la rue des tailleurs à Londres. Le vrai chic londonien !
Norman Parkinson, qui a commencé sa carrière dans les années 30 en utilisant pour ses photographies le noir et blanc, adopte progressivement la couleur à partir des années 1950, lorsque les magazines commencent à l’utiliser davantage.
Pour lui, la couleur n’est pas seulement une technique mais un véritable moyen d’expression.
Il utilise des couleurs lumineuses et naturelles pour mettre en valeur les vêtements, les décors et l’atmosphère des scènes. Comme je vous l'ai dit un peu plus haut, contrairement à la photographie de studio traditionnelle, il préfère souvent photographier en extérieur, dans des paysages variés et parfois exotiques. La couleur permet alors de renforcer l’impression de modernité, de mouvement et de glamour.
L'actrice américaine Barbara Mullen ...
... Audrey Hepburn ...
Nena von Schlebrügge ... et tant d'autres, apparaîtront désormais en couleur dans les magazines !
Dans les années 60, Norman Parkinson est l’un des photographes de mode les plus influents. Il participe pleinement à l’esprit du Swinging London en modernisant l’image de la femme dans la presse de mode.
Travaillant notamment pour Vogue, il adopte un style plus libre et dynamique :
Il privilégie les prises de vue en extérieur, les modèles en mouvement et une atmosphère naturelle, loin des poses plus rigides des décennies précédentes.
Parkinson accompagne le mouvement du Swinging London en photographiant une mode plus dynamique, moderne et spontanée.
Il met en avant des silhouettes longilignes, modernes, ...
... qui correspondent parfaitement à l’esthétique des sixties. Jerry Hall est l'un de ses modèles préférés à la fin des années 60.
Il réalise parallèlement des portraits groupes de musique alors en pleine ascension ... Les Beatles en 1963, pour la presse britannique. Ses images captent leur jeunesse et leur énergie, son approche est naturelle est spontanée.
Ce cliché des Rolling Stones laisse transparaître, lui, une attitude plus rebelle, des expressions plus dures. Une image bien plus rock et provocante.
Norman Parkinson mourra en 1990 lors d'un shooting en Malaisie. Il a alors76 ans, et est en mission pour le magazine Town and Country. Voici l'une de ses dernières photos : Le modèle Deborah Harris posant en sirène ...
Pour terminer, voici deux clichés que j'ai beaucoup aimés ... Le premier, c'est Norman Parkinson dans sa maison de Twickenham , en famille, avec en arrière-plan sa femme, le modèle Wenda Rogerson, souvent présente dans ses images célèbres, et leurs deux enfants. Et leur chat, en premier plan ! 😸
Le second, c'est le photographe de Vogue qui fait lui-même la couverture de Vogue en 1975 ! Voilà, vous avez maintenant une meilleure idée de qui était ce photographe de génie ?
Après cette extraordinaire exposition, nous poursuivons la journée par une promenade dans le quartier du Santuario della Consolata.
Nous voilà sur la place du même nom.
... devant un café, très connu à Turin depuis 1763.
Al Bicerin ...
... que fréquentèrent en leur temps Cavour, Nietzsche ou encore, plus récemment, Umberto Eco.
Le bicerin, c'est une boisson réconfortante. On ne le mélange pas, on le boit tel quel, pour sentir les saveurs successives. Il était consommé par les fidèles, dans les cafés autour de l'église, après la messe à la Consolata. Au Caffè Al Bicerin, on le déguste dans un décor ancien, tapissé de boiseries.
Sur les étagères s'alignent des bocaux remplis de gourmandises ...
Nous, on va plutôt s'asseoir en terrasse.
Philippe est d'ailleurs déjà en place.
Le menu est alléchant ...
Nous commandons l'incontournable bicerin, donc, et je succombe au Zabajone. Je le choisis au marsala et c'est un pur délice. Un vrai dessert ... Et ces biscuits !!!
En face de nous s'élève la vieille tour du sanctuaire de la Consolata, l’un des lieux de culte les plus anciens et les plus chers aux Turinois. Il est dédié à la Vierge Marie sous le titre de Notre-Dame de la Consolation, considérée comme la protectrice de Turin. Le sanctuaire occupe un site chrétien très ancien, déjà attesté au haut Moyen Âge, dont subsistent encore aujourd’hui le clocher roman - cette haute tour - et la crypte.
Entrons ...
Au fil des siècles, l’église a été profondément transformée et à la fin du XVIIème siècle, Guarino Guarini lui a donné une forte empreinte baroque, ...
... tandis que Filippo Juvarra est intervenu au XVIIIème, particulièrement en réalisant le maître-autel.
Le cœur spirituel du lieu est l’icône de la Madonna della Consolata, objet d’un culte intense depuis des siècles et solennellement couronnée au début du XXème siècle, époque à laquelle l’église a été élevée au rang de basilique mineure.
Aujourd’hui encore, le Santuario della Consolata reste un centre majeur de prière et de pèlerinage. Chaque année, le 20 juin, la ville rend hommage à la Vierge par des célébrations et des processions, perpétuant un lien profond entre Turin, son histoire et sa tradition religieuse.
L’intérieur du sanctuaire est particulièrement riche, avec des marbres polychromes, des fresques, de nombreux autels et, et cela m'a frappé, une grande quantité d’ex-voto, témoignages de la dévotion populaire.
Il y en a près de 2500 exposés. Et bien plus dans les réserves, paraît-il. Ils sont une part essentielle de l’histoire du sanctuaire et racontent en images ce que des milliers de fidèles ont vécu, ce pourquoi ils ont remercié la Vierge de la Consolation au fil des siècles. Ils sont émouvants parce qu'ils reflètent à la fois la foi, les peurs, les secours reçus et les événements marquants de la vie quotidienne.
Ces petits tableaux, on les appelle tavolete votive.
Ils représentent souvent la scène d’un danger évité, ...
... d’une maladie guérie, comme celui-ci ...
... ou celui-ci ...
... d’un accident sans blessure grave, comme ici ...
... ou là ...
... ou du retour sain et sauf d’un être aimé après une épreuve, comme ce soldat revenu du front ...
... ou encore celui-là ...
Ces images, peintes à la main, sont d’une grande diversité, parfois naïves, souvent poignantes. Elles forment une vaste galerie qui couvre plusieurs siècles de la vie turinoise.
Les plus anciens ex-voto datent du XVIIIème siècle mais la plupart sont plus tardifs.
Ces tableaux, qui sont à la foi des objets de piété populaire et des traces historiques et sociales, montrent comment la croyance et la vie des gens ordinaires se tissent ensemble dans un lieu sacré au fil du temps. En cela, je peux vous assurer qu'ils ne sont pas pas seulement jolis. Ils délivrent aussi un pan d'histoire passionnant et carrément émouvant !
Bon, après les nourritures spirituelles, en Italie, on retrouve vite les nourritures du ventre !
Et comme toujours en Italie, on met en avant la gastronomie locale. Ici, c'est la cuisine du Piémont, tout à fait délicieuse, riche, terrienne et profondément liée aux saisons et aux montagnes de la région. Elle se caractérise par l’usage du beurre plutôt que de l’huile, des cuissons longues, des sauces généreuses et des produits d’excellence comme la truffe, les fromages et les vins.
Parmi les plats les plus emblématiques, il y a les agnolotti del plin, de petits raviolis farcis d'un mélange de viandes rôties ou braisées, souvent servis simplement avec du beurre et de la sauge, ou avec le jus de cuisson de la viande. Ils incarnent parfaitement la cuisine familiale piémontaise.
La Bagna Cauda est aussi un incontournable. Cette sauce chaude à base d’ail, d’anchois et d’huile d’olive se partage autour de la table, dans laquelle on trempe des légumes crus ou cuits, surtout en automne et en hiver. C’est autant un rituel social qu’un plat. On la mange aussi à Nice, sans doute parce que pendant plusieurs siècles, Nice ne fut pas française. Je vous explique :
Depuis le Xème siècle, Nice faisait partie du Comté de Provence mais à partir de 1388, la ville se plaça sous l’autorité de la maison de Savoie, rejoignant alors les États de Savoie, un ensemble qui s’étendait des Alpes au Piémont, avec Turin comme capitale politique. Nice était donc avant tout le port du Piémont et de la Savoie, une ouverture stratégique sur la Méditerranée. Nice resta solidement intégrée au royaume de Piémont-Sardaigne jusqu'en 1860, à la suite du traité de Turin qui la rattacha à la France. Beaucoup de Piémontais restèrent à Nice et s'intégrèrent progressivement à la France. On retrouve cet héritage piémontais dans certains noms de famille, dans l’architecture, dans les institutions anciennes, mais aussi dans la cuisine : des plats comme les raviolis, les viandes mijotées, certaines pâtisseries rappellent clairement l’influence piémontaise, mêlée à des apports ligures et provençaux.
Après cette digression niçoise, revenons-en à la cuisine du Piémont. On connaît tous le vitello tonnato, qui associe de fines tranches d'un veau cuit lentement à une sauce froide à base de thon, de câpres, d’anchois et de jaunes d’œufs. Un délice, à la fois subtil et élégant.
Le brasato al Barolo est un autre grand classique des repas d’hiver et des occasions importantes. C'est un morceau de bœuf longuement mijoté dans l'extraordinaire vin local, le Barolo, avec des légumes et des aromates, jusqu’à obtenir une viande extrêmement tendre et une sauce profonde et parfumée.
Il y a aussi le bollito misto, autre grand pilier de la tradition culinaire piémontaise. Plusieurs morceaux de viande (bœuf, veau, parfois langue ou cotechino) sont bouillis séparément et servis avec une variété de sauces, dont la salsa verde et la mostarda, un mélange de fruits confits dans un sirop "moutardé".
On n'oubliera pas la truffe blanche, spécialité de la ville d'Alba.
Et pour finir sur une note sucrée, le bonet est le dessert piémontais par excellence. C’est un flan au cacao, aux amaretti et au caramel, dense et parfumé. vous aurez l'occasion d'en voir, à défaut d'en goûter, dans un instant. 😀
Pour l'instant, on va déjeuner. Nous sommes sur la Piazza della Repubblica ...
... au milieu du marché de Porta Palazzo ...
... et surtout, juste à côté du Mercato Centrale de Turin.
Le Mercato Centrale, c'est un grand marché couvert moderne, dont l’espace a été entièrement repensé et rénové pour créer une sorte de centre gastronomique où l’on peut à la fois acheter des produits de grande qualité et déguster des plats préparés sur place.
Il s’étend sur plusieurs niveaux et rassemble une vingtaine d'artisans du goût : stands de pâtes fraîches, de pain, de pizzas, de fruits de mer, de viandes grillées, de desserts et de glaces artisanales, ainsi que cafés, bars à vin, brasserie et même une école de cuisine. C’est donc autant un endroit pour manger une bricole sur le pouce que pour découvrir les produits typiques italiens et piémontais proposés par de petits producteurs ou de jeunes chefs.L’ambiance y est conviviale et animée, surtout à l’heure du déjeuner ou du dîner, avec des tables communes où chacun s’installe après avoir choisi ce qu’il veut manger auprès des stands.
Pour nous, aujourd'hui, ce sera une bière Moretti à la pression ...
... et des pâtes.
Un trio de pâtes avec des sauces typiquement romaines délicieuses. De vraies carbonara, cacio et pepe ainsi qu'amatriciana. Un régal !
Après ce déjeuner excellent, on peut repartir. On traverse en premier lieu cette galerie couverte, la Galleria Umberto Ier.
La Galleria Umberto I est une galerie commerciale couverte de la fin du XIXe siècle, typique de l’époque où l’on cherchait à moderniser la ville tout en lui donnant une élégance urbaine.
Architecturalement, la galerie adopte un plan en croix, avec quatre passages qui se rejoignent sous une verrière en verre et métal laissant entrer une belle lumière naturelle. L’ensemble est sobre mais élégant, très piémontais dans l’esprit.
Aujourd’hui, la Galleria Umberto I est un lieu de passage vivant ... sauf à l'heure à laquelle nous la traversons ... 😁
On y trouve des boutiques, des cafés et des restaurants ...
... comme dans les si ravissants passages parisiens.
Nous y reviendrons une autre fois, cela dit ...
... pour entrer explorer l'intérieur des boutiques ...
... à cette heure-ci fermées !
On traverse ensuite la Porta Palatina. C’est un vestige impressionnant de l’époque romaine : elle formait une des anciennes portes d’accès à la ville romaine d’Augusta Taurinorum (l’ancien nom de Turin) à partir du Ier siècle.
Dans le parc adjacent, des écoliers prennent une petite pause.
Voici ensuite l'église l'église Saint Jean-Baptiste, un édifice de la fin du XVème siècle, célèbre pour avoir abrité le Saint-Suaire. Le campanile de brique rouge, de style romain, date d'avant le reste de l'église.
Nous allons maintenant entamer notre après-midi de visites ! On commence par l'église royale de San Lorenzo. On pourrait passer devant sans se rendre compte qu'elle existe tant son entrée est discrète mais son dôme est impressionnant.
L’église jouxte le Palais Royal, sur la Piazza Castello. Elle a été construite au XVIIe siècle par Guarino Guarini, le même architecte que la chapelle du Saint-Suaire.
San Lorenzo était l’église officielle de la cour de Savoie avant la construction de la chapelle du Saint-Suaire. Elle avait donc un rôle royal et cérémoniel, directement liée au pouvoir ducal puis royal.
Dedans, la lumière est presque magique ...
L'église est dominée par une coupole extraordinaire, composée de nervures entrecroisées et de jeux géométriques complexes. La lumière descend d’en haut et donne cette impression presque immatérielle.
L'ensemble est assez impressionnant !
Les marbres polychromes ...
... qui répondent aux dorures sont particulièrement ravissants !
Entrons maintenant dans le Palais Royal !
Nous commencerons par un petit café. On va en avoir besoin pour tenir le rythme !
On le prend dans ce joli café située au fond de la cour d'honneur. ...
On peut aussi s'attabler dans les vieilles salles historiques ...
... et y admirer de belles collections de la vaisselle royale.
On peut y voir de très beaux objets ...
... tout en dégustant de bien bonnes choses ! Nous nous contenterons du café !
On peut ensuite commencer la visite, en grimpant ce majestueux escalier !
À l’origine, le Palais Royal été construit, au XVIe siècle, comme résidence des ducs de Savoie, puis il a été agrandi et décoré au fil du temps, notamment sous Christine de France et d’autres membres de la famille royale.
L'extérieur est sobre et élégant mais à l'intérieur, le décor est incroyable !
Les appartements royaux sont somptueux, ...
... avec des salles d'apparat magnifiques.
Les murs sont chargés de peintures innombrables et de stucs dorés éclatants...
Les plafonds racontent des histoires ...
Impressionnant, non ?
Regardez cette porte !
Ces meubles, ces tapisseries, ces porcelaines et ces objets d’art ...
... racontent une vie quotidienne et cérémonielle de la cour tout à fait fastueuse !
Voilà le trône de la salle d'audience, placé sous un imposant dais tendu de velours rouge ...
J'aime beaucoup cette cheminée encadrée de deux grands candélabres.
Regardez les accoudoirs de ces fauteuils, soutenus par ces centaures dorés ...
... et cette console portée par quatre statuettes de la déesse Niké.
Voici la grande Armurerie du Palais Royal, un musée consacré aux armes et aux armures historiques.
Créée par le roi Charles-Albert de Savoie et ouverte au public en 1837, elle est installée dans la Galerie Beaumont, un espace baroque conçu pour relier les différentes ailes du palais. Dès l’origine, le lieu a été pensé comme un endroit où installer une collection prestigieuse destinée à mettre en valeur la puissance militaire et le raffinement artistique de la maison de Savoie.
La collection rassemble plus de cinq mille pièces, couvrant une période qui va de la préhistoire jusqu’au début du XXᵉ siècle. On y découvre des armures complètes, des armes blanches, des armes à feu, ainsi que des objets liés à l’histoire militaire européenne. Une partie importante provient des arsenaux de Turin et de Gênes, tandis que d’autres pièces ont été acquises ou offertes aux souverains de Savoie au fil des siècles.
Les chevaux et les cavaliers en armure sont tout à fait époustouflants !
Celui-ci n'est-il pas particulièrement élégant, équipé façon Vuitton ? 😀
Passons à table, maintenant ! C'est dans cette exubérante opulence que nous terminerons la visite des appartements royaux ...
... pour nous diriger vers la chapelle royale ...
... dans laquelle est gardée le fameux Saint-Suaire de Turin.
Le Saint Suaire, c'est une pièce de tissu en lin considérée par de nombreux chrétiens comme le suaire ayant enveloppé le corps de Jésus après la crucifixion. Un long drap rectangulaire, portant l’image très ténue d’un homme présentant des marques correspondant à une crucifixion : traces de clous aux poignets et aux pieds, plaies compatibles avec une flagellation, une blessure au côté et des marques évoquant une couronne d’épines.
L’image n’est pas peinte mais apparaît comme une sorte de négatif, ce qui a fortement intrigué scientifiques et historiens.
Le suaire est conservé dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste de Turin, dans une chapelle spécialement conçue pour l’abriter. Il n’est pas exposé en permanence au public : les ostensions, c’est-à-dire les présentations solennelles du suaire, sont rares et décidées par l’Église.
Il est quand même à noter que son origine fait l’objet de débats depuis des siècles. Pour les croyants, le Saint Suaire est avant tout une relique majeure, porteuse d’une forte dimension spirituelle. Pour d’autres, il s’agit d’un objet historique exceptionnel, au croisement de la foi, de la science et de l’art.
Nous ressortons du palais en passant par les jardins.
Il y a partout des parterres d'herbe verte ...
De belles urnes ...
... remplies de plantes qui fleuriront dans quelque temps ...
Toute cette verdure est apaisante et on se trouve soudain bien loin du rythme trépidant de la ville.
Statues ...
... et bassins ...
... complètent le paysage.
On n'en a pas terminé avec les expositions, aujourd'hui ! Allons maintenant voir les merveilles exposées dans la Sale Chiablese.
La salle Chiablese est l’un des espaces historiques du Palais Royal de Turin. Elle doit son nom au duc de Chiablese, membre de la maison de Savoie, et faisait partie des appartements destinés aux princes cadets de la dynastie. Elle servait principalement de pièce de réception et de représentation.
Aujourd’hui, elle s’inscrit dans le parcours des Musées Royaux de Turin et une partie est utilisée comme espace pour des expositions temporaires.
Beauté, Nature, Séduction ... De Botticelli à Mucha.
L'exposition offre un parcours très ample sur l’idée de la beauté, de la nature et de la séduction dans l’art, depuis l’Antiquité jusqu’au début du XXᵉ siècle. Elle présente plus d’une centaine d’œuvres – peintures, sculptures, dessins et objets d’art – provenant de grandes collections italiennes, notamment celles des Musei Reali et des Offices de Florence.
Le fil conducteur est le dialogue entre différentes époques et sensibilités artistiques. Botticelli ouvre le parcours avec sa vision idéale et mythologique de la beauté ...
... tandis que Mucha le referme avec l’esthétique sensuelle et décorative de l’Art nouveau.
On avait vu une très belle exposition Mucha à Gênes ...
... , il y a quelques années.
L'ensemble de l'exposition montre comment ces thèmes ont évolué au fil des siècles, entre héritage classique, symbolisme et modernité. Ces "Trois Grâces" de Muttoni Pietro, dit della Vecchia datent de 1660.
Cette "Vénus et Cupidon" est de Carlo Cignani ...
Enfin, je vous montrerai ces sibylles, peintes par Orsola Maddalena Caccia au XVIIème siècle ...
Les sibylles, c'étaient des prophétesses dans l'Antiquité, des femmes inspirées par les dieux, surtout Apollon, capables de prédire l’avenir et de transmettre des messages divins. Leurs prophéties étaient parfois écrites, parfois orales, et presque toujours ambiguës, ce qui renforçait leur aura mystérieuse.
À la Renaissance et à l’époque baroque, les sibylles ont été redécouvertes et intégrées à l’iconographie chrétienne. On les considérait alors comme des figures païennes ayant, sans le savoir, annoncé la venue du Christ. C’est pour cela qu’on les voit souvent représentées aux côtés des prophètes bibliques, par exemple dans la chapelle Sixtine peinte par Michel-Ange.
Dans l’art, elles incarnent à la fois la sagesse, la connaissance cachée et une forme de puissance féminine intellectuelle. Leur présence dans une exposition sur la beauté et la séduction n’est donc pas anodine : elles montrent que la figure féminine n’est pas seulement objet de regard, mais aussi détentrice de savoir et de parole.
Last but not least, voici deux des dessins provenant des albums du duc de Savoie Charles Emmanuel Ier. Réalisés aux alentours de 1620, ces albums faisaient partie de la "chambre des merveilles" du duc, soit de son cabinet de curiosités. L'un était consacré aux oiseaux, l'autre aux poissons ...
... et le troisième aux fleurs, réelles ou imaginaires.
Vous pensiez être tranquille avec les expositions du jour ? Eh bien non ! 😂
Celle-ci, je ne l'aurais manqué sous aucun prétexte !
Visitate l'Italia !
Une collection d'affiches faisant la promotion du tourisme en Italie entre 1900 et 1950, cela ne peut que me plaire !
Côté graphisme, je suis servie ! Dans les années 1900 ...
... on se promène en Italie en voiture à cheval ...
... au fil de belles illustrations d'époque ...
On joue au tennis à Rapallo dans les années 30 ...On fait du ski dans le Val d'Aoste en 1940 ...
... à moins de préférer l'escalade.
On prend le soleil à Sestrières dans les années 50 ...
Des vacances à Portofino en 1900 ?
... ou bien sur l'Adriatique ?
Ça a l'air bien festif, l'Adriatique, en 1928 ! Les lacs italiens ont la cote, aussi ...Une belle occasion de découvrir la mode italienne au fil des années, également ... Le joli maillot de bain une pièce très couvrant du début du siècle ...
... qui se fait plus décolleté quelques années plus tard ...
Et puis évidemment, l'occasion rêvée de revoir sa géographie de l'Italie ...
Allez, prenons le train en 1930. Il y a une promotion intéressante pour la Sicile !
... et retrouvons avec émotion les endroits dans lesquels on a passé de si jolies vacances ...
Amalfi ...
Turin ...
Bordighera ...
Le golfe de Naples ...
... et Pompéi que l'on pouvait alors visiter de nuit ...
... ou encore Viareggio, dont on avait apprécié la magnifique passeggiata et ses bâtiments de style Liberty.
On aime les thermes, aussi ... Les thermes d'Acqui Terme, dans le Piémont, ont leur petit succès avec leur grande piscine thermale ...
À Montecatini aussi, une magnifique station que nous avions visitée lors de nos vacances d'été à Lucca ...
À Salsomaggiore, dans la province de Parme, on s'imbibe de chlorure de sodium, de brome et d'iode ...
Pour les maladies de peau, de l'arbre respiratoire, de l'appareil génital, des rhumatismes, de la goutte, des hémorroïdes, des maladies neurologiques et des calculs, le Dr Grocco et les Pr. Maiocchi et Ravaglia vous attendent à Porretta, une jolie station nichée au cœur des Apennins, pas loin de Bologne. Nul ne sait cependant si cette belle dame y sera encore ... 😁
Pour en terminer avec les villes thermales, je vous offre un verre d'eau de San Pellegrino, si vous passez vers Bergame ...
... et je continue ma promenade turinoise ... même si j'aimerais bien suivre ces dames jusqu'à Venise !
L'après-midi touche à sa fin ... Nous remontons encore une fois la via Po ... La bijouterie de 1707 que nous avions fut fermée est aujourd'hui ouverte ... Très belle vitrine !
La pharmacie Stemmi aussi ... Plus récente que la joaillerie ... de 25 ans seulement ! 😀
La pâtisserie Abrate date, elle, de 1866, même si sa façade a été rénovée dans les années 20-30. À l'époque des Savoie, elle était le fournisseur officiel des petits déjeuners pour les princes en formation à la «Scuola Regia di Cavalleria». Ils y étaient servis sur des plateaux d'argent.
Nous essaierons son bicerin un autre jour ...
Voici une autre boutique historique à la jolie devanture ...
Ici, on vend du nougat piémontais et des confiseries à base de gianduja ... Une marque qui existe depuis 1885, toujours gérée par la même famille, qui n'utilise pour ses bonbons que des noisettes locales de grande qualité.
Voici maintenant Fiorio ... Fiorio, à Turin, c'est avant tout un café historique, profondément lié à la vie culturelle et sociale de la ville. Fondé en 1780, il est l’un des plus anciens cafés encore en activité. Dès le XIXᵉ siècle, il devint un lieu de rencontre privilégié pour l’aristocratie, les intellectuels et les hommes politiques, notamment pendant la période du Risorgimento italien. L'intérieur est élégant, avec ses boiseries, ses miroirs, son atmosphère feutrée, son charme des cafés d’autrefois. Il paraît que sa glace artisanale est considérée comme l’une des meilleures de Turin. Nous testerons cela la prochaine fois !
La librairie historique Bourlot date de 1848. Spécialisée dans les livres anciens ...
... elle présente dans sa vitrine de très jolies affiches.
Encore un café ancien. Des critiques désastreuses d'il y a quelques années, il semble être aujourd'hui être passé à un bel et bon endroit pour prendre l'aperitvo ...
... avec un beau buffet de petites choses à grignoter. À essayer, encore une fois.
Dans la via Po, les ardoises vantant l'aperitivo ...
... sont légion !
Nous, on adore cette formule !
Elle peut tout à fait servir de dîner et elle est vraiment conviviale !
Nous arrivons sur la Piazza Vittorio Veneto ...
... et nous attablons en terrasse au Café du même nom.
Nous sommes ici au cœur de la vie turinoise.
Un peu de lecture avant de commander.
La carte est instructive ...
Nos spritz arrivent ...
... accompagnés d'un immense plateau choses à grignoter. De quoi nous faire un petit dîner sympa ! 😀
Je profite de cet arrêt pour feuilleter mon nouveau livre de cuisine ... 😀
Une fois restaurés, nous marchons un petit moment sur les bords du Pô. Le Pô ... On y fait de l'aviron ...... ou bien on s'y retrouve pour boire un verre ou dîner au bord de l'eau.
Le fleuve est imposant.
Il trace une douce frontière entre l'animation du centre historique et le calme des hauteurs résidentielles.
Il est tout simplement magnifique !
Lorsque la nuit commence à tomber ...
... on profite des doux éclairages des lampadaires ...
... pour découvrir les bâtiments historiques ...
... et les grandes avenues ...
... de façon différente !
Et là encore, c'est tout simplement magnifique !
Avant de rentrer nous coucher ...
... nous marquons un ultime arrêt chez Venchi, le célèbre chocolatier italien qui a de nombreuses succursales en Italie mais dont la maison-mère, fondée en 1878 par Silviano Venchi, est assurément turinoise.
Aujourd'hui, on y propose aussi des glaces aux parfums étonnants ... Caramel et romarin, ou bien huile d'olive extra-vierge !
On peut aussi essayer une pâte à tartiner à l'huile d'olive et à la noisette. On apporte son contenant et on peut le faire remplir !
Ce soir, on se "contentera" d'un excellent affogato déguster en terrasse !
Dernière matinée turinoise ...
Nous avons pris notre petit-déjeuner à l'hôtel donc pas d'arrêt sur cette terrasse que nous aimons beaucoup ...
... tout près du marché de la Porta Palazzo.
Il est situé sur la Piazza della Repubblica ...
C'est le marché en plein air le plus grand d'Europe, on y trouve pas loin de mille étals, sans compter les boutiques qui l'entourent. De quoi trouver n'importe quel ingrédient pour votre prochaine recette ...
Une ambiance multiculturelle, des prix ultra-abordables ...
Bref, l'endroit à ne pas manquer !
Il y a aussi une grande partie couverte au Sud du marché. Un long bâtiment dont l'édification commença en 1836. On l'appelait alors "marché des comestibles".
De l'autre côté de la place, voici la partie que je préfère ! La grande halle de l'horloge, construite en 1916.
Ici se trouve le meilleur de la gastronomie italienne.
On y prend une vraie leçon de gastronomie du pays !Vous connaissez la stigghiola de Palerme ? Une brochette de boyaux d'agneau ou de veau enroulés autour d'une tige d'oignon vert que les vendeurs ambulants font griller et assaisonnent ensuite de sel et de citron.
Et les bombette de Palerme, des roulades de viande de porc arrangées en brochettes ?
Que dire des jambons et des salamis qui pendent au-dessus de ces lieux de perdition que sont les étals de charcuterie ?
Pizze et focaccie sont terribles, elles aussi.
Ici, le fromager vend des beurres aromatisés. Celui à la pistache est vraiment engageant.
Ses petites mozzarelle "i nodini", du nom des petits nœuds qui les terminent, sont appétissantes.
La provola calabrese est délicieuse aussi ... Et je ne vous fais là qu'une toute petite sélection !
Sur un étal de pâtes, ...
... mes yeux sont attrapés par ...
... ces énormes raviolini à la ricotta et au citron.
Juste à côté s'étalent des antipasti de toute sorte. Les zucchine en carpione sont une spécialité piémontaise faite de courgettes frites, d'oignons et d'herbes fraîches marinées dans de l'huile et du vinaigre.
Les peperoni con bagna cauda me tentent bien aussi.
Il y a aussi les arancini de Sicile... et les frittatine de spaghetti ... Ces dernières sont plutôt napolitaines.
On termine sur un plat de petites boulettes en sauce tomate ?
Et puis on peut passer alors au poisson et aux crustacés ...
Ce n'est pas le marché d'Athènes mais quand même, il y a un sacré choix !
Cette fois-ci, on ne déjeunera pas au Mercato Centrale ...
Comme on est dimanche, nous allons nous promener dans les rues ...
... du Balôn, ...
... le marché historique de Turin qui se tient dans ce quartier chaque samedi entre 7 heures et 18 heures. Le deuxième dimanche du mois, c'est le Gran Balôn, un marché aux puces et aux antiquités encore plus grand !
Le Balôn fait partie de l’identité populaire de Turin.
On y trouve des objets d’occasion, des antiquités, des meubles anciens, des livres, des vêtements vintage et toutes sortes d’objets insolites.
Le mobilier m'intéresse.
Une boutique a particulièrement mes faveurs ...
Du mobilier vintage qui reprend vie ...
J'adore !
Dans le rues du Balôn, le samedi, c'est une explosion de couleurs !
Voici une petite table que je remporterai bien à la maison ...
Entre deux découvertes, vous pouvez vous arrêter boire un spritz au "barcycle" de ce monsieur ...
Nous, on va plutôt déjeuner. En fait, on commence par vouloir juste faire une petite pause au Caffè Molassi ...
... en regardant les gens passer.
C'est cette affichette qui nous a inspirés.
Mais en goûtant ces boulettes frites ...
... on décide de traîner un peu pour attendre l'ouverture du service de midi ... Une riche idée car ce petit déjeuner ...
... est absolument délicieux. Tout en simplicité mais excellent !
On peut ensuite repartir d'un bon pied à la recherche de trésors ! 😀
Voilà une jolie brochette de poupées du genre de celles que j'avais lorsque j'étais enfant ...
... et une croquignolette gondole vénitienne !
Encore de la couleur ... Décidément, cet endroit est magique !
Mais il va falloir penser à repartir. Quatre heures de route nous attendent pour rentrer à la maison. On quitte donc la ville à regret ...
... en emportant avec nous de belles images, de beaux souvenirs ... et de bien bonnes choses qui nous rappelleront le temps d'un repas comme il fait bon vivre en Italie !
Sur cette dernière image, je vous laisse et vous dis à bientôt. Et ne craignez rien ... Nous reviendrons très bientôt à Turin ! 😀











































































































































































































































































































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